80 000 détenus en 2017 ?, de Jean Bérard et Gilles Chantraine
Date de publication :
30/04/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Nous, les emmurés vivants
- Au bout d'un moment on n'est plus qu'un délinquant
- Ai-je le droit d'avoir des droits ?
- 80 000 détenus en 2017 ?
- La carcéralisation du soin psychiatrique
- Rétention de sûreté
- Mineurs incarcérés : le doux rêve d'une prison éducative
Résumé :
Le 4 juin, les députés ont voté la nomination définitive du contrôleur général des lieux de privation de liberté, prisons, hôpitaux psychiatriques, centre de rétention et locaux de garde à vue. C'est donc jean-Marie Delarue qui a été nommé à cette fonction étant donné qu'il connait bien le dossier carcéral et est intègre et indépendant. Cette nomination implique une double modification de l'Administration pénitentiaire. Tout d'abord, cela sous-entend son ouverture à un regard extérieur et donc une protection des personnes détenues. De plus, cela entraînerait une transformation radicale du droit de la prison en établissant des règles dont le contrôleur devrait vérifier l'application.
Mais cela était sans compter le projet de loi de Rachida Dati sur le sujet. Même si quelques avancées ponctuelles ont été apportées, la réforme a très peu tenu compte des remarques faites en 2004 par la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme. Ainsi, la peine maximale de quartier disciplinaire est passée à quarante jours au lieu de quarante-cinq, ce qui est toujours plus élevé que la moyenne européenne, et la présidence de la commission de discipline a été laissée à la direction des établissements pénitentiaires, ce qui avait pourtant été dénoncé. Les fouilles corporelles sont maintenues et malgré une modification peu concluante de l'article qui les concerne, elles restent problématiques de par leur caractère dégradant et attentatoire au droit à l'intimité.
Cet ouvrage pose donc une question simple : comment en est-on arrivé là ? Plus largement, il s'agit d'une interrogation sur le sens qu'il faut donner à la peine et à la prison et sur les dérives dont nous sommes témoins actuellement.
Mais cela était sans compter le projet de loi de Rachida Dati sur le sujet. Même si quelques avancées ponctuelles ont été apportées, la réforme a très peu tenu compte des remarques faites en 2004 par la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme. Ainsi, la peine maximale de quartier disciplinaire est passée à quarante jours au lieu de quarante-cinq, ce qui est toujours plus élevé que la moyenne européenne, et la présidence de la commission de discipline a été laissée à la direction des établissements pénitentiaires, ce qui avait pourtant été dénoncé. Les fouilles corporelles sont maintenues et malgré une modification peu concluante de l'article qui les concerne, elles restent problématiques de par leur caractère dégradant et attentatoire au droit à l'intimité.
Cet ouvrage pose donc une question simple : comment en est-on arrivé là ? Plus largement, il s'agit d'une interrogation sur le sens qu'il faut donner à la peine et à la prison et sur les dérives dont nous sommes témoins actuellement.
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