L’action collective

Date de publication :

22/02/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

8 pages

Niveau :

grand public

Consulté :

5 fois

Avis client :

non évalué

Validé par :

le comité Oboulo.com

Sommaire :

 
 

Sommaire L’action collective Sommaire

 
  1. Les nécessités matérielles et organisationnelles propres à l'action collective la conduisent à se structurer, puis à s'institutionnaliser
    1. Si les démarches d'action collective sont reconnues comme essentielles au dynamisme et à la pérennité politique et sociale des sociétés démocratiques ...
    2. ... cette efficacité se trouve conditionnée par les ressources et les capacités organisationnelles mobilisables par les groupes ainsi constitués
  2. Les formes d'allégeance suggérées par cette reconnaissance et structuration des groupes invitent à l'élaboration de stratégies renouvelées d'action collective
    1. L'institutionnalisation ainsi nécessitée conditionne largement l'existence des groupes aux décisions étatiques ...
    2. ... leur dévalorisation relative menant à l'élaboration de formes renouvelées d'action collective

Résumé :

« Le rassemblement des citoyens dans des organisations, mouvements, associations, syndicats est une condition nécessaire au fonctionnement de toute société civilisée bien structurée ». Cette considération de Vaclav Havel (Méditations d'été) rejoint celle formulée deux siècles plus tôt par Alexis de Tocqueville, selon laquelle « Il y a plus de lumière et de sagesse dans beaucoup d'hommes réunis que dans un seul ». La question de l'action collective et de ses ressorts, centrale dans l'actualité sociale contemporaine, est donc une problématique partagée par l'ensemble des « Modernes ». Sa première théorisation idéologique est liée à la théorie marxiste. Celle-ci conditionne les relations entre acteurs sociaux à la nature de la superstructure sociale (ensemble des normes et institutions déterminées par l'opposition structurelle des classes sociales « dominantes » et « dominées »). Cette conception trouve des aboutissements variés au cours du vingtième siècle avec la définition, puis l'institutionnalisation, des formes « traditionnelles » d'action collective : la montée en puissance des syndicats et l'achèvement démocratique des sociétés occidentales contribuent à codifier de façon précise et admise les ressorts de l'action collective. Le « rapport de force » théorisé par les penseurs marxistes se trouve progressivement intégré dans les interactions entre partenaires sociaux (Etat, syndicats, organisations patronales). Le rôle « traditionnel » des syndicats est alors constitué de deux fonctions distinctes : la défense des salariés vis-à-vis du patronat (au moyen d'instruments progressivement formalisés : la grève et les négociations bi - ou tripartites) ; et les délibérations concernant les « conventions collectives » (accords - par secteur ou au niveau national - concernant les conditions générales de travail). La puissante entremise syndicale instituée par ces évolutions donne une légitimité aux mouvements ainsi engagés (notamment à la suite de la Seconde Guerre mondiale), et leur permet de se structurer autour de pôles reconnus, représentatifs et publiquement subventionnés ; mais introduit aussi un certain immobilisme, par l'implicite professionnalisation des acteurs syndicaux et l'inefficacité relative des initiatives spontanées. En cela, le reflux syndical qui s'amorce dès le début des années 1970 semble engager la substitution de la réaction non-institutionnelle aux formes de « cogestion » - entre Etat, patronat et syndicats - qui prévalaient traditionnellement. Les ressorts de l'action collective s'en trouvent profondément refondés : si l'apaisement résolu des sociétés demeure chimérique, les conflits sociaux qui perdurent se relocalisent progressivement, vers la défense de plus en plus exclusive d'intérêts particuliers. Il devient dès lors délicat d'interpréter les dynamiques sociales à l'aune des projets globaux de société qu'elles tendraient à construire. L'action collective contemporaine présente donc un caractère ambigu, marqué tant par la persistance de traditions syndicales que par une certaine tentation rénovatrice de l'organisation sociale. L'action collective demeure-t-elle donc le produit des institutions sociales, ou tend-elle à s'affirmer comme ferment autonomiste de leur négation ? Si elle demeure, par ses exigences matérielles et organisationnelles, majoritairement déterminée par les structures traditionnelles d'institutionnalisation des conflits ; les formes d'allégeance induites par cette intermédiation mènent tendanciellement à l'élaboration de stratégies renouvelées d'action collective.

Voir docs similaires : Sciences politiques

1
 
Mobilisation et action collective

Fiche  |  04/12/2005   |  fr  |  .pdf  |  5 pages

2
 
Logique de l'Action Collective, Mancur Olson

Fiche de lecture  |  21/11/2007   |  fr  |  .doc  |  4 pages

3
 
Jean-Daniel Reynaud, Les règles du jeu, L'action collective et la régulation sociale, Armand Colin, 1997

Fiche de lecture  |  04/05/2008   |  fr  |  .pdf  |  7 pages

4
 
Ressources et répertoires de l'action collective

Exposé  |  04/06/2009   |  fr  |  .doc  |  5 pages

5
 
"L'action collective en Europe"

Fiche  |  17/01/2004   |  fr  |  .doc  |  5 pages

Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques

1
 
Le principe de précaution

Exposé  |  27/10/2009   |  fr  |  .doc  |  6 pages

2
 
Ethnicité et politique, d'après l'étude d'un corpus d'articles

Commentaire de texte  |  27/10/2009   |  fr  |  .doc  |  4 pages

3
 
Le discours d'Obama

Exposé  |  27/10/2009   |  fr  |  .doc  |  3 pages

4
 
"Le courage du bon sens : Pour construire l'avenir autrement" de Michel Godet

Fiche de lecture  |  26/10/2009   |  fr  |  .doc  |  26 pages

5
 
La liberté politique de l'élu

Exposé  |  26/10/2009   |  fr  |  .doc  |  6 pages

Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques

1
 
Les partis politiques de Robert Michels

Fiche de lecture  |  28/12/2001   |  fr  |  .doc  |  6 pages

2
 
Le contrôle de "fondamentalité"

Exposé  |  03/02/2008   |  fr  |  .doc  |  2 pages

3
 
La séparation des pouvoirs selon Montesquieu

Exposé  |  16/01/2007   |  fr  |  .doc  |  3 pages

4
 
Démocratie et représentation

Exposé  |  30/12/2007   |  fr  |  .doc  |  3 pages

5
 
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels

Exposé  |  28/12/2006   |  fr  |  .doc  |  9 pages

A propos de l'auteur :

pencil image Géraldine D. Etudiante
Niveau :Grand public Etude suivie : Sciences politiques Ecole, université : Sciences Po PARIS

Du même auteur :

L'action collective

Exposé  |  22/02/2008  |  fr  |  .doc  |  8 pages

Opinion publique, médias et sondages

Exposé  |  21/02/2008  |  fr  |  .doc  |  5 pages

L'Europe dans le système international de 1919 à 1990

Exposé  |  21/01/2008  |  fr  |  .doc  |  8 pages