Lactivité culinaire dans un pays étranger : lexemple du mangeur étudiant
Date de publication :
04/10/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
181 pages
Sommaire :
Sommaire
- Chapitre un L'alimentation est un phénomène social
- Les grands paradigmes en sociologie de l'alimentation
- L'alimentation, phénomène pluriel
- Chapitre deux Une sociologie des migrations à travers l'alimentation
- Pratiques alimentaires et migrations : manger dans un nouvel espace alimentaire
- La construction identitaire par l'alimentation
- Le mangeur étudiant
- Chapitre trois Les recettes de l'enquête
- Problèmes méthodologiques de l'étude des pratiques alimentaires
- Les outils de la collecte : l'observation participante
- Blogs d'expatriés
- Les enquêtés
- Chapitre quatre Se préparer à vivre à l'étranger
- Les achats
- Se former
- S'informer
- Chapitre cinq L'Approvisionnement
- Les difficultés d'un approvisionnement en produits du pays d'origine
- Entre supermarchés et magasins spécialisés: l'apprentissage du choix des produits
- Chapitre six Cuisiner en France
- Première partie : Cuisiner en France comme chez soi
- Reproduire ponctuellement des pratiques culinaires issues du pays d'origine
- Cuisiner comme chez soi ou la tentative d'un conservatisme actif
- Les modalités de la reconstitution des plats ethniques : entre bricolage et tradition
- Seconde partie : La construction d'un nouveau répertoire du comestible en France
- Changer de pratiques culinaires
- Chapitre sept Les rôles du réseau de connaissances sur le plan alimentaire du séjour à l'étranger ?
Résumé :
Bien que manger soit un acte physiologique, spontané et sur lequel tout individu s'interroge à un moment donné de sa vie, la question de savoir « qui mange quoi et comment » ne suscite pas systématiquement d'interrogations. Chacun connaît et tend à valoriser sa cuisine, l'alimentation de son groupe de référence, mais amalgame, ignore ou fantasme celle des autres. Pour les uns, les « Asiatiques » mangent du chien, et les « Africains » des insectes grillés. Pour les autres, les « Français » mangent des cuisses de grenouilles et du fromage malodorant voire véreux. Ainsi, la frontière alimentaire coïncide avec la porte des restaurants dits exotiques : on n'y entre pas ou avec méfiance puisque, dans le doute de ce que l'on va y manger ou de savoir si l'on va apprécier, on s'abstient.
La cuisine est un sujet que la pensée savante considère comme mineur, le culinaire est un sujet médiocre, culpabilisant ou futilisé. Il est difficile de faire de la sociologie sérieuse à propos de l'alimentation. Ce sont peut-être les demandes sociales qui accompagnent les récentes crises alimentaires qui font que le domaine est décrié. Le sociologue de l'alimentation est interpellé par les médias parce qu'aujourd'hui convergent vers l'alimentation des intérêts sociaux, sanitaires, économiques et politiques. Mais plus que cela, le fait est que l'alimentation reste un objet futile parce que touchant à la vie de tous les jours, à la vie la plus quotidienne et la moins originale. L'alimentation est pour chacun d'entre nous un des points forts de notre culture ordinaire, chacun a sur cet objet des convictions intimes fortes résultant d'expériences personnelles. Mais la caractéristique de ce domaine constitue aussi pour le chercheur ou l'étudiant un pari, le pari de montrer que tout n'est pas aussi simple qu'on voudrait le croire en matière de comportements alimentaires.
La cuisine est l'art d'élaborer des aliments et de leur donner saveur et sens. Elle obéit à des rites d'élaboration et de préparation qui traduisent une représentation du monde, une cosmogonie qui est à la fois de l'ordre de l'imaginaire et de l'ordre matériel.
La cuisine est un sujet que la pensée savante considère comme mineur, le culinaire est un sujet médiocre, culpabilisant ou futilisé. Il est difficile de faire de la sociologie sérieuse à propos de l'alimentation. Ce sont peut-être les demandes sociales qui accompagnent les récentes crises alimentaires qui font que le domaine est décrié. Le sociologue de l'alimentation est interpellé par les médias parce qu'aujourd'hui convergent vers l'alimentation des intérêts sociaux, sanitaires, économiques et politiques. Mais plus que cela, le fait est que l'alimentation reste un objet futile parce que touchant à la vie de tous les jours, à la vie la plus quotidienne et la moins originale. L'alimentation est pour chacun d'entre nous un des points forts de notre culture ordinaire, chacun a sur cet objet des convictions intimes fortes résultant d'expériences personnelles. Mais la caractéristique de ce domaine constitue aussi pour le chercheur ou l'étudiant un pari, le pari de montrer que tout n'est pas aussi simple qu'on voudrait le croire en matière de comportements alimentaires.
La cuisine est l'art d'élaborer des aliments et de leur donner saveur et sens. Elle obéit à des rites d'élaboration et de préparation qui traduisent une représentation du monde, une cosmogonie qui est à la fois de l'ordre de l'imaginaire et de l'ordre matériel.
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