L'affaire Berlusconi
Date de publication :
24/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les limites des effets des directives en matière pénale : une confirmation
- Absence d'effet direct descendant des directives
- Impossible aggravation de la responsabilité pénale d'un particulier
- Application du principe de rétroactivité in mitius : un problème
- Un principe général du droit communautaire ?
- La question évitée par la Cour : le principe de rétroactivité in mitus peut-il s'appliquer en violation du droit communautaire ?
Résumé :
Il y a en fait trois affaires jointes dans cet arrêt et les différentes questions préjudicielles intéressantes peuvent être résumées ainsi :
- Eu égard à l'obligation s'imposant à tous les États membres d'adopter des « sanctions appropriées » pour les violations prévues par les directives « sociétés », lesdites directives doivent-elles être interprétées en ce sens que leurs dispositions s'opposent à une loi d'un État membre qui, modifiant le régime de sanctions précédemment en vigueur en matière d'infractions au droit des sociétés, sous l'angle de la violation des obligations imposées aux fins de la protection du principe de la publicité et de la fidélité des informations concernant les sociétés, prévoit un système de sanctions ne répondant pas concrètement aux critères tirés du caractère effectif, proportionné et dissuasif des sanctions qui président à cette protection?
Le Cour traite en premier lieu du caractère approprié des sanctions pour violation des dispositions transposant une directive. La Cour ne s'étend pas sur ce point bien qu'elle est été attendue sur ce sujet et que l'Avocat Général Mme Kokott le développe largement dans ses conclusions en donnant des lignes directrices pour aider les juges nationaux à déterminer si une sanction est appropriée ou pas. La Cour rappelle sa jurisprudence Maïs Grecs selon laquelle les Etats Membres ont le choix des sanctions pour violation du droit communautaire mais ils doivent veiller à ce que ces sanctions soient appropriées, c'est-à-dire qu'elles soient équivalentes à celles retenues pour la violation du droit national et qu'elles aient un caractère « effectif, proportionné et dissuasif » . En l'espèce, l'avocat général détaille ce dernier point et émet de sérieux doutes quant à l'effectivité du nouveau régime de sanctions. Mais la Cour ne se prononce pas et semble laisser l'appréciation aux tribunaux nationaux.
Au delà de cette déception sur l'absence d'explications sur les sanctions « appropriées », l'arrêt met en évidence les rapports entre le droit communautaire et le droit pénal des Etats Membres, une question délicate mais qu'il faut indispensablement régler au vu des avancées de l'UE dans ce domaine. Néanmoins, la Cour comme nous l'expliquerons plus tard n'a pas semblé prête à régler ce problème, et à éviter de traiter ces rapports de front en établissant une hiérarchie (alors que l'avocat général n'a pas hésité à la faire, au profit du droit communautaire).
La Cour décide finalement que le nouveau décret législatif doit être maintenu et doit s'appliquer à l'espèce pour deux raisons : l'effet limité des directives en matière pénale (I) et l'application du principe de rétroactivité de la loi pénale la plus douce (II).
Voir docs similaires : Droit européen
Exposé | 21/05/2007 | fr | .doc | 8 pages
Exposé | 25/01/2007 | fr | .doc | 7 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit européen
Commentaire d'arrêt | 06/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
Exposé | 05/11/2009 | fr | .doc | 8 pages
Commentaire d'arrêt | 05/11/2009 | fr | .doc | 6 pages
Exposé | 05/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Droit européen
Exposé | 12/04/2009 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 18/08/2008 | fr | .doc | 5 pages
Les garanties d’oboulo.com :
