L'AIEA, quel bilan dresser de 50 ans d'activité?
Date de publication :
26/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le bilan fonctionnel de l'AIEA
- Les activités de l'Agence et leur réussite
- Une capacité d'adaptation certaine
- Le bilan structurel et politique de l'AIEA
- L'essence duale de la mission de l'AIEA, objet de controverses politiques
- Une marge de man'uvre encore trop limitée
Résumé :
L'aiea, qui célèbre cette année son cinquantenaire, est une organisation intergouvernementale autonome reliée à l'ONU et ses organes par des liens de coopération. Ses statuts prévoient qu'elle fasse un rapport chaque année à l'Assemblée générale des Nations Unies. Son organisation est analogue à celle d'autres institutions internationales. Son organe le plus important est la Conférence générale, qui rassemble des représentants des Etats membres et se réunit chaque année pour discuter du budget et des grandes orientations. Le Conseil des gouverneurs, composé des représentants de 35 Etats membres désignés et élus par la Conférence générale, se réunit cinq fois par an et fait des recommandations à la Conférence générale sur son programme et son budget, approuve les accords de garanties et la publication des standards de sûreté de l'aiea, et est responsable de la nomination du Directeur Général avec l'accord de la Conférence Générale. Il se prononce par consensus. L'Agence compte aujourd'hui 143 Etats membres - à noter que deux Etats qui en étaient membres s'en sont retirés, la Corée du Nord en 1994, et le Cambodge en 2003. Son directeur général est Mohammed El Baradei.
L'aiea a été créée dans le contexte du discours « Atoms for peace » du Président Eisenhower à l'Assemblée générale des Nations Unies, le 8 décembre 1953. Ce discours visait à encourager les applications pacifiques de l'atome tout en cherchant à prévenir ses utilisations militaires. Eisenhower fait ainsi référence, dans ce discours, à la détermination des Etats-Unis « à aider à résoudre le terrible dilemme atomique, à s'employer corps et âme à faire en sorte que l'inventivité miraculeuse de l'homme soit mise au service non pas de la mort, mais de la vie ».
L'aiea est bien une émanation directe de cette vision. Ses statuts, signés en octobre 1956 et entrés en vigueur le 29 juillet 1957, lui confèrent ainsi un double objectif : « l'agence s'efforce de hâter et d'accroître la contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé, et la prospérité dans le monde entier. Elle s'assure, dans la mesure de ses moyens, que l'aide fournie par elle-même ou à sa demande ou sous sa direction ou sous son contrôle n'est pas utilisée de manière à servir à des fins militaires. » (Article 2).
Au vu de cette mission originelle, quel bilan peut-on tirer des cinquante ans d'activité de l'aiea ? Comment l'aiea s'est-elle acquittée des missions qui lui étaient confiées ? Est-elle toujours à même de lutter efficacement contre la prolifération nucléaire ? Une première partie s'efforcera de tirer le bilan fonctionnel de l'Agence, en mettant l'accent sur les activités de l'Agence et leur réussite, et sur la capacité d'adaptation de l'Agence aux nouveaux défis apparus ces vingt dernières années. Une seconde partie s'interrogera sur le bilan structurel et politique de l'aiea, analysant les controverses liées à l'essence duale de la mission de l'aiea, et mettant en exergue la marge de manoeuvre encore limitée de l'Agence.
L'aiea a été créée dans le contexte du discours « Atoms for peace » du Président Eisenhower à l'Assemblée générale des Nations Unies, le 8 décembre 1953. Ce discours visait à encourager les applications pacifiques de l'atome tout en cherchant à prévenir ses utilisations militaires. Eisenhower fait ainsi référence, dans ce discours, à la détermination des Etats-Unis « à aider à résoudre le terrible dilemme atomique, à s'employer corps et âme à faire en sorte que l'inventivité miraculeuse de l'homme soit mise au service non pas de la mort, mais de la vie ».
L'aiea est bien une émanation directe de cette vision. Ses statuts, signés en octobre 1956 et entrés en vigueur le 29 juillet 1957, lui confèrent ainsi un double objectif : « l'agence s'efforce de hâter et d'accroître la contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé, et la prospérité dans le monde entier. Elle s'assure, dans la mesure de ses moyens, que l'aide fournie par elle-même ou à sa demande ou sous sa direction ou sous son contrôle n'est pas utilisée de manière à servir à des fins militaires. » (Article 2).
Au vu de cette mission originelle, quel bilan peut-on tirer des cinquante ans d'activité de l'aiea ? Comment l'aiea s'est-elle acquittée des missions qui lui étaient confiées ? Est-elle toujours à même de lutter efficacement contre la prolifération nucléaire ? Une première partie s'efforcera de tirer le bilan fonctionnel de l'Agence, en mettant l'accent sur les activités de l'Agence et leur réussite, et sur la capacité d'adaptation de l'Agence aux nouveaux défis apparus ces vingt dernières années. Une seconde partie s'interrogera sur le bilan structurel et politique de l'aiea, analysant les controverses liées à l'essence duale de la mission de l'aiea, et mettant en exergue la marge de manoeuvre encore limitée de l'Agence.
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