Alexis de Tocqueville, Réflexion sur la démocratie, Tome II, « Je vois une foule innombrable... »
Date de publication :
06/08/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'individualisme des sociétés modernes
- Permis par une atomisation de la société
- L'amour des jouissances présentes
- Un égoïsme démocratique
- Une passion égalitaire qui tue l'aspiration à la liberté
- Uniformisation des masses
- Démobilisation politique du citoyen
- La dictature de la majorité
- Omniprésence de l'état
- Voulue par les citoyens
- Centralisation
- Etatisme
Résumé :
alexis Charles Clérel de tocqueville, né à Paris en 1805, est issu d'une famille normande de très vieille noblesse, comptant dans ses rangs Malesherbes (avocat de Louis XVI), ce qui vaudra au père d'alexis d'échapper de peu à la guillotine -ce qui donne à son fils une conscience précoce du danger des foules. Il restera donc attaché à des valeurs de l'ancien ordre social et sera toujours pour une démocratie censitaire et non au suffrage universel. En 1831-1832, il part aux Etats-Unis et à son retour, publie en 1835 De la démocratie en Amérique. Le retentissement énorme lui vaut d'être élu en 1838 à l'Académie des Sciences morales et politiques et à l'Académie Française en 1841. Parallèlement, il entame une carrière politique puisqu'il est élu député de la Manche en 1839 (poste qu'il gardera jusqu'en 1848), vice-président de l'Assemblée Nationale en 1849, puis ministre des Affaires Etrangères. En 1851, opposé au coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte, il se retire de la vie politique. En 1856, il rédige L'Ancien Régime et la Révolution, resté sans suite car il meurt à Cannes en 1859.
Le propos de tocqueville se veut plus une analyse sociologique sur l'articulation de l'état social vis-à-vis du régime politique et sur les effets de l'égalité des conditions dans nos sociétés modernes. Ainsi bien qu'il y ait une critique du socialisme, en vogue à cette période, il ne faudrait pas croire qu'il s'arrête à ça : utilisant la démarche d'idéal-type que WEBER théorisera plus tard, il veut démontrer un phénomène dans la perspective d'une théorie sous-jacente. Ainsi, le cas américain est parfaitement valable pour nos démocraties européennes. Il analyse donc comment une démocratie tolérée sans passion par des citoyens politiquement passifs peut conduire à une étatisme absolu et donc à un régime de type totalitaire (Hannah ARENDT). Nous verrons d'abord l'individualisme qu'entraînent les démocraties modernes, puis que la passion égalitaire tue l'aspiration à la liberté et enfin l'omniprésence de l'Etat.
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