Alfred de Musset. La Nuit doctobre. 1837. Explication linéaire
Date de publication :
07/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- La muse
Résumé :
Le poème intitulé nuit d'octobre fut publié pour la première fois dans la Revue des deux mondes. Il est considéré comme la suite et la conclusion de la nuit de mai. C'est la dernière étape du chapitre des Nuits. L'idée essentielle est celle de la valeur rédemptrice et révélatrice de la souffrance. En effet, le poète, las des plaisirs artificiels, se croit guéri et dialogue avec la Muse, seule consolatrice. Il lui confie ses souffrances pour s'en guérir par catharsis. Mais au récit de ses maux, le poète éprouve à nouveau la souffrance et s'enflamme en malédictions :
« Tout à coup, au détour de l'étroite ruelle,
J'entends sur le gravier marcher à petit bruit
Grand Dieu ! préservez-moi ! je l'aperçois, c'est elle ;
Elle entre. - D'où viens-tu ? Qu'as-tu fait cette nuit ?
Réponds, que me veux-tu ? qui t'amène à cette heure ?
Ce beau corps, jusqu'au jour, où s'est-il étendu ?
Tandis qu'à ce balcon, seul, je veille et je pleure,
En quel lieu, dans quel lit, à qui souriais-tu ?
Perfide ! audacieuse ! est-il encor possible
Que tu viennes offrir ta bouche à mes baisers ?
Que demandes-tu donc ? par quelle soif horrible
Oses-tu m'attirer dans tes bras épuisés ?
Va-t'en, retire-toi, spectre de ma maîtresse !
Rentre dans ton tombeau, si tu t'en es levé ;
Laisse-moi pour toujours oublier ma jeunesse,
Et, quand je pense à toi, croire que j'ai rêvé !».
La Muse, d'une voix douce, l'apaise et discourt sur la loi divine de la douleur comme une épreuve salutaire imposée à l'homme.
« Tout à coup, au détour de l'étroite ruelle,
J'entends sur le gravier marcher à petit bruit
Grand Dieu ! préservez-moi ! je l'aperçois, c'est elle ;
Elle entre. - D'où viens-tu ? Qu'as-tu fait cette nuit ?
Réponds, que me veux-tu ? qui t'amène à cette heure ?
Ce beau corps, jusqu'au jour, où s'est-il étendu ?
Tandis qu'à ce balcon, seul, je veille et je pleure,
En quel lieu, dans quel lit, à qui souriais-tu ?
Perfide ! audacieuse ! est-il encor possible
Que tu viennes offrir ta bouche à mes baisers ?
Que demandes-tu donc ? par quelle soif horrible
Oses-tu m'attirer dans tes bras épuisés ?
Va-t'en, retire-toi, spectre de ma maîtresse !
Rentre dans ton tombeau, si tu t'en es levé ;
Laisse-moi pour toujours oublier ma jeunesse,
Et, quand je pense à toi, croire que j'ai rêvé !».
La Muse, d'une voix douce, l'apaise et discourt sur la loi divine de la douleur comme une épreuve salutaire imposée à l'homme.
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