Altiero Spinelli
Date de publication :
12/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
19 pages
Résumé :
altiero spinelli est né à Rome le 31 août 1907. Son père était un socialiste convaincu, admirateur de Karl Marx, et il va contribuer de manière significative à sa formation politique, en lui faisant lire des ouvrages de ce même Marx.
C'est donc son environnement familial, mais également le contexte social et politique dans lequel se trouve l'Italie dans les années 1920 (avec la montée du fascisme et l'arrivée au pouvoir de Benito Mussolini les 29 et 30 octobre 1922) qui vont pousser le jeune spinelli à rejoindre les rangs du Parti Communiste Italien, dont il sera d'ailleurs secrétaire des mouvements de jeunesse pour l'Italie centrale.
spinelli fait preuve dans les années 1920 d'un antifascisme militant et montre ouvertement son opposition au Duce et au nouveau régime.
Il est arrêté à Milan le 3 juin 1927 et sera jugé, puis condamné le 6 avril 1928 à seize ans et huit mois de prison. Il n'en effectuera au final que dix, car il bénéficie d'une amnistie partielle en 1937. Malgré celle-ci, il sera maintenu en détention d'abord à Ponza, puis il sera transféré en juin 1939 sur l'île de Ventotene.
Ces années de détention ont incontestablement marqué une évolution majeure dans les convictions d'altiero spinelli. En effet, il va progressivement abandonner le Parti Communiste, du fait notamment des dérives totalitaires staliniennes et des purges menées à grand fracas en Union Soviétique.
C'est en 1937, selon François Saint-Ouen, qu'altiero spinelli a décidé de quitter le Parti Communiste.
Ainsi, dans son ouvrage Como he tantato, spinelli écrivait que « le pouvoir totalitaire de l'Union Soviétique grandissait et continuait à grandir, avec une logique implacable ; cette tendance était présentée comme irrésistible dans les rangs communistes du monde entier ; à l'égard de Staline s'était développé, de manière aberrante, un respect obéissant, qui se transformait toujours plus en une véritable adoration. A mes yeux, quelles ressemblances avec le Duce et le Führer prenait le Velikij Vojd »
Mais ce rejet du Parti Communisme ne s'explique pas seulement par les dérives autoritaires de l'URSS de Staline et par les purges menées par celui-ci à l'intérieur du Parti, c'est-à-dire par des raisons conjoncturelles.
En effet, selon les termes de Bernard Vayssière, « il y [avait] à ce moment-là dans la démarche de spinelli la recherche d'une nouvelle forme de pensée apte à satisfaire sa vision du monde ».
Comme il le confesse dans une lettre à Albert Camus du 18 mars 1945 et également citée par Bernard Vayssière, spinelli souligne en effet qu'à cette époque, il a abandonné « l'optimisme historique du marxisme [...] qui était sûr que l'Humanité était guidée vers des buts toujours plus élevés par la Providence [...] ». « Je suis arrivé à la persuasion », écrivait spinelli, que toute l'activité de l'homme civilisé est une construction audace (sic) et frêle au-dessus d'un gouffre qui menace de l'engloutir continuellement ».
Cette nouvelle vision du monde, sans doute plus pessimiste mais également plus réaliste, spinelli va la trouver à la lecture d'un certain nombre d'auteurs fédéralistes britanniques des années 1930, ou encore américains de la fin du XIXème siècle : on pense ici notamment à l'un des pères de la Constitution des Etats-Unis d'Amérique Alexander Hamilton. spinelli lira notamment ces auteurs durant ses années d'emprisonnement dans les années 1930, mais sa conversion définitive au fédéralisme peut-être située à sa période d'internement dans l'île de Ventotene.
C'est donc son environnement familial, mais également le contexte social et politique dans lequel se trouve l'Italie dans les années 1920 (avec la montée du fascisme et l'arrivée au pouvoir de Benito Mussolini les 29 et 30 octobre 1922) qui vont pousser le jeune spinelli à rejoindre les rangs du Parti Communiste Italien, dont il sera d'ailleurs secrétaire des mouvements de jeunesse pour l'Italie centrale.
spinelli fait preuve dans les années 1920 d'un antifascisme militant et montre ouvertement son opposition au Duce et au nouveau régime.
Il est arrêté à Milan le 3 juin 1927 et sera jugé, puis condamné le 6 avril 1928 à seize ans et huit mois de prison. Il n'en effectuera au final que dix, car il bénéficie d'une amnistie partielle en 1937. Malgré celle-ci, il sera maintenu en détention d'abord à Ponza, puis il sera transféré en juin 1939 sur l'île de Ventotene.
Ces années de détention ont incontestablement marqué une évolution majeure dans les convictions d'altiero spinelli. En effet, il va progressivement abandonner le Parti Communiste, du fait notamment des dérives totalitaires staliniennes et des purges menées à grand fracas en Union Soviétique.
C'est en 1937, selon François Saint-Ouen, qu'altiero spinelli a décidé de quitter le Parti Communiste.
Ainsi, dans son ouvrage Como he tantato, spinelli écrivait que « le pouvoir totalitaire de l'Union Soviétique grandissait et continuait à grandir, avec une logique implacable ; cette tendance était présentée comme irrésistible dans les rangs communistes du monde entier ; à l'égard de Staline s'était développé, de manière aberrante, un respect obéissant, qui se transformait toujours plus en une véritable adoration. A mes yeux, quelles ressemblances avec le Duce et le Führer prenait le Velikij Vojd »
Mais ce rejet du Parti Communisme ne s'explique pas seulement par les dérives autoritaires de l'URSS de Staline et par les purges menées par celui-ci à l'intérieur du Parti, c'est-à-dire par des raisons conjoncturelles.
En effet, selon les termes de Bernard Vayssière, « il y [avait] à ce moment-là dans la démarche de spinelli la recherche d'une nouvelle forme de pensée apte à satisfaire sa vision du monde ».
Comme il le confesse dans une lettre à Albert Camus du 18 mars 1945 et également citée par Bernard Vayssière, spinelli souligne en effet qu'à cette époque, il a abandonné « l'optimisme historique du marxisme [...] qui était sûr que l'Humanité était guidée vers des buts toujours plus élevés par la Providence [...] ». « Je suis arrivé à la persuasion », écrivait spinelli, que toute l'activité de l'homme civilisé est une construction audace (sic) et frêle au-dessus d'un gouffre qui menace de l'engloutir continuellement ».
Cette nouvelle vision du monde, sans doute plus pessimiste mais également plus réaliste, spinelli va la trouver à la lecture d'un certain nombre d'auteurs fédéralistes britanniques des années 1930, ou encore américains de la fin du XIXème siècle : on pense ici notamment à l'un des pères de la Constitution des Etats-Unis d'Amérique Alexander Hamilton. spinelli lira notamment ces auteurs durant ses années d'emprisonnement dans les années 1930, mais sa conversion définitive au fédéralisme peut-être située à sa période d'internement dans l'île de Ventotene.
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