Les aménagements domestiques dans les maisons médiévales des milieux ruraux et urbains (Du Haut Moyen-âge au Bas Moyen-âge)
9.95€
exposé
publié le 06/07/2007
avis client : non évalué
niveau : avancé
consulté 5 fois
Résumé
La « manière dhabiter » est une question qui agite depuis peu lesprit des archéologues qui sintéressaient notamment, et ce jusquà récemment, aux techniques de construction de lhabitat et à son environnement.
La maison médiévale, quelle soit de pierre, de terre crue ou de bois, a suscité dimportantes recherches au XIXème siècle, avec entre autre les travaux de Verdier et Cattois portant sur lArchitecture civile et domestique au moyen age et à la Renaissance (1855-57) et surtout ceux dEugène Emmanuel Viollet-le-Duc avec le Dictionnaire raisonné de larchitecture française (1844-68). Leurs recherches ont permis de rassembler une certaine documentation sur le sujet, mais elles ont surtout contribué à donner une image relativement biaisée de la demeure urbaine privée. En effet, jusquau XIXème siècle on navait dégard que pour la belle demeure urbaine. La maison paysanne est demeurée inconnue, tout comme la maison courante de la ville.
La grande innovation des dernières décennies du XXème siècle, consiste essentiellement dans lapparition des fouilles dhabitat. Les archéologues vont désormais sintéresser à la maison médiévale qui nest plus en élévation, mais qui au contraire a été détruite par le temps.
La fouille est tout à fait semblable à celle de toute autre structure et sa réussite ne dépend que des méthodes mises en uvre et du croisement des diverses sources dinformations. Larchéologue peut également, sous réserve dune certaine prudence, avoir recours à lethnographie pour parfaire ses connaissances sur lhabitat, notamment en milieu rural, puisque des similitudes dans les méthodes de construction et dans lutilisation de lespace intérieur sont observables jusquau début du XX ème siècle.
Les maisons étudiées, quelles soient rurales ou urbaines nont conservé que très partiellement les éléments qui faisaient la cohérence de leur organisation. Il semble néanmoins que ces dernières ont rapidement bénéficié dune assez grande variété daménagements permettant de remplir différentes fonctions vitales telles que: dormir, se protéger, manger. Au départ, ces fonctions étaient considérés comme complémentaires et constituaient donc un seul et unique espace intérieur. En milieu rural, lhabitat ne semble pas recevoir une structuration de lespace aussi poussée quen ville où lon observe un cloisonnement et une répartition des différents espaces.
La documentation iconographique, si elle offre plutôt une image stéréotypée de lhabitat en ville comme en campagne, permet néanmoins de se faire une idée de la façon dont les hommes de lépoque percevaient leur lieu de vie et offre une approche concrète de la maison, privilège que larchéologie et les textes anciens ne peuvent apporter.
Les textes médiévaux, eux, apportent un certain éclairage sur la question et présentent, quand ils sont conservés, lavantage dinformer autant sur les maisons rurales du petit peuple que sur les maisons des riches propriétaires urbains. Certains documents privilégiés comme les inventaires après décès, les actes de vente et de partage, mais surtout les devis de construction, renseignent abondamment lhabitat. Ils traitent en loccurrence des matériaux de construction, de lagencement, des dimensions et du nombre de pièces mais aussi, et cest ce qui fera lobjet de notre propos : des aménagements domestiques. Leur nombre varie en fonction de la taille et de la typologie des édifices, mais aussi en fonction de lépoque.
Le chauffage, leau et le rangement, sont les principaux témoins dune certaine évolution du confort.
La maison médiévale, quelle soit de pierre, de terre crue ou de bois, a suscité dimportantes recherches au XIXème siècle, avec entre autre les travaux de Verdier et Cattois portant sur lArchitecture civile et domestique au moyen age et à la Renaissance (1855-57) et surtout ceux dEugène Emmanuel Viollet-le-Duc avec le Dictionnaire raisonné de larchitecture française (1844-68). Leurs recherches ont permis de rassembler une certaine documentation sur le sujet, mais elles ont surtout contribué à donner une image relativement biaisée de la demeure urbaine privée. En effet, jusquau XIXème siècle on navait dégard que pour la belle demeure urbaine. La maison paysanne est demeurée inconnue, tout comme la maison courante de la ville.
La grande innovation des dernières décennies du XXème siècle, consiste essentiellement dans lapparition des fouilles dhabitat. Les archéologues vont désormais sintéresser à la maison médiévale qui nest plus en élévation, mais qui au contraire a été détruite par le temps.
La fouille est tout à fait semblable à celle de toute autre structure et sa réussite ne dépend que des méthodes mises en uvre et du croisement des diverses sources dinformations. Larchéologue peut également, sous réserve dune certaine prudence, avoir recours à lethnographie pour parfaire ses connaissances sur lhabitat, notamment en milieu rural, puisque des similitudes dans les méthodes de construction et dans lutilisation de lespace intérieur sont observables jusquau début du XX ème siècle.
Les maisons étudiées, quelles soient rurales ou urbaines nont conservé que très partiellement les éléments qui faisaient la cohérence de leur organisation. Il semble néanmoins que ces dernières ont rapidement bénéficié dune assez grande variété daménagements permettant de remplir différentes fonctions vitales telles que: dormir, se protéger, manger. Au départ, ces fonctions étaient considérés comme complémentaires et constituaient donc un seul et unique espace intérieur. En milieu rural, lhabitat ne semble pas recevoir une structuration de lespace aussi poussée quen ville où lon observe un cloisonnement et une répartition des différents espaces.
La documentation iconographique, si elle offre plutôt une image stéréotypée de lhabitat en ville comme en campagne, permet néanmoins de se faire une idée de la façon dont les hommes de lépoque percevaient leur lieu de vie et offre une approche concrète de la maison, privilège que larchéologie et les textes anciens ne peuvent apporter.
Les textes médiévaux, eux, apportent un certain éclairage sur la question et présentent, quand ils sont conservés, lavantage dinformer autant sur les maisons rurales du petit peuple que sur les maisons des riches propriétaires urbains. Certains documents privilégiés comme les inventaires après décès, les actes de vente et de partage, mais surtout les devis de construction, renseignent abondamment lhabitat. Ils traitent en loccurrence des matériaux de construction, de lagencement, des dimensions et du nombre de pièces mais aussi, et cest ce qui fera lobjet de notre propos : des aménagements domestiques. Leur nombre varie en fonction de la taille et de la typologie des édifices, mais aussi en fonction de lépoque.
Le chauffage, leau et le rangement, sont les principaux témoins dune certaine évolution du confort.
Sommaire
- Les aménagements liés au feu
- Le foyer : du fond de cabane à la maison
- La cheminée : élément incontestable de l'évolution du confort
- Les autres types de chauffage
- Les aménagements liés à l'eau et à l'hygiène
- Les structures d'aisance : éviers et latrines
- Le traitement des eaux usées : étude des structures d'évacuation
- Un aménagement sanitaire plus élaboré : les étuves
- Les aménagements liés au rangement
- Les niches : élément d'éclairage et de rangement
- Les placards
- Les penderies et armoires murales : une interprétation complexe
