Lamitié et Dieu chez Aristote et Saint Augustin
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exposé
publié le 17/03/2008
avis client : non évalué
niveau : expert
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Résumé
Bien trop souvent lhistoire de la philosophie nous a conté comment aimer, ses manifestations et ses conséquences, sans jamais en chercher le fond. De Platon à Montaigne, et de Pascal à Kierkegaard, chacun nous expose ce quil ressent, ce quil éprouve, au mieux décrit les mécanismes affectifs dans lesquels il se trouve pris, sans vouloir semble-t-il comprendre, analyser, décortiquer ce qui le meut. Sans doute parce quil est plus facile den donner des exemples quune définition. Toujours comment on est affecté, jamais pourquoi ni par quoi on lest. Dans ce « quoi » réside un mystère qui ne demande quà être percé si lon veut bien une fois y exercer son entendement et non son cur.
La problématique de ce mémoire est venue dune rencontre de deux horizons. Tout dabord, lintérêt porté depuis toujours au thème de lamitié, et létonnement et la déception de constater un abandon certain de ce thème dans la philosophie moderne et contemporaine. Si présent dans les philosophies antiques, essentiel critère de bonheur, fondement de la relation avec autrui individuelle comme politique - , garantie de vertu et de sagesse, le thème de lamitié hante en effet tous les textes antiques (grecs et latins, comme orientaux) jusquà lépoque médiévale et la Renaissance, pour disparaître aujourdhui. Lamitié tant recherchée, célébrée et même glorifiée tant en littérature quen philosophie, quelle soit celle des grands hommes, des héros mythologiques, ou de simples inconnus, tombe en désuétude, en disgrâce même, jusquà son oubli total. On la trouve molle, mièvre, inefficace, inférieure en termes de plaisir à la passion amoureuse, et moins romantique que celle-ci. Alors elle semble éclipsée par lamour, par le vocable en tous cas, lui-même largement déprécié, dans une vision globalisante de tout mouvement affectif.
La problématique de ce mémoire est venue dune rencontre de deux horizons. Tout dabord, lintérêt porté depuis toujours au thème de lamitié, et létonnement et la déception de constater un abandon certain de ce thème dans la philosophie moderne et contemporaine. Si présent dans les philosophies antiques, essentiel critère de bonheur, fondement de la relation avec autrui individuelle comme politique - , garantie de vertu et de sagesse, le thème de lamitié hante en effet tous les textes antiques (grecs et latins, comme orientaux) jusquà lépoque médiévale et la Renaissance, pour disparaître aujourdhui. Lamitié tant recherchée, célébrée et même glorifiée tant en littérature quen philosophie, quelle soit celle des grands hommes, des héros mythologiques, ou de simples inconnus, tombe en désuétude, en disgrâce même, jusquà son oubli total. On la trouve molle, mièvre, inefficace, inférieure en termes de plaisir à la passion amoureuse, et moins romantique que celle-ci. Alors elle semble éclipsée par lamour, par le vocable en tous cas, lui-même largement déprécié, dans une vision globalisante de tout mouvement affectif.
Sommaire
- Une définition nouvelle de l'amitié classique
- L'amitié véritable est du registre affectif
- La communauté
- La construction
- L'effectivité
- Le paradoxe aristotélicien
- Quel est le paradoxe en question ?
- Que signifie « Dieu, ami de l'homme » ?
- Que signifie « l'homme ami de Dieu » ?
- L'amitié comme lien entre humanité et divinité ?
- L'ouverture d'augustin
- Le sens augustinien de « l'homme, ami de Dieu »
- Le sens augustinien de « Dieu, ami de l'homme »
- L'amitié est Dieu
- L'amitié, cause de la conversion d'Augustin
