Analyse de cas stratégique: la fusion Gaz de France / Suez
Date de publication :
27/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
23 pages
Sommaire :
Sommaire
- Présentation de l'entreprise
- Historique
- Tableau de bord financier
- Chiffre d'affaires, EBO et Résultat Net
- Investissement
- Internationalisation
- Endettement
- Dividendes
- Notation
- Notation
- Les activités : Un acteur présent sur l'ensemble de la chaîne gazière
- . Exploration - Production
- Achat d'énergie
- Commercialisation
- Gérer des infrastructures
- Services
- La Communication et les Valeur
- Les Ressources Humaines
Résumé :
L'histoire du gaz naturel en france débute en 1939 dans les Pyrénées. C'est à cette époque qu'est découvert à Saint-Marcet, le premier gisement de gaz naturel qui permettra la création trois années plus tard du premier gazoduc français, voué à alimenter la région de Toulouse.
La construction de ce premier gazoduc ouvre la voie à la nationalisation le 8 avril 1946 de l'industrie gazière. Cette nationalisation voit fusionner 615 exploitations gazières soit la quasi-totalité des sociétés privées implantées sur le territoire national. La gestion de l'activité est alors confiée à un établissement public : c'est la naissance de l'entreprise gaz de france avec le statut d'EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial).
Les successives découvertes de gisement de gaz naturel marquent un tournant dans l'industrie de l'énergie française : le gaz manufacturé recule progressivement face au gaz naturel. Ce changement de perspectives provoque des bouleversements pour les ménages qui doivent notamment adapter certains de leurs appareils ménagers au méthane (principal composant du gaz naturel). C'est gaz de france, probablement par souci d'image, qui finance l'ensemble de ces transformations.
La société s'agrandit et une politique d'internationalisation est lancée en 1965 dans le but d'augmenter l'approvisionnement et d'accroitre la présence de la société sur les marchés européens. Par exemple, la même année, la première ligne de transport de gaz naturel liquéfié par navire est ouverte entre l'Algérie et la france. Trois ans plus tard, en 1968, gaz de france étend cette politique aux Pays-Bas puis à la Norvège en 1975 et à la Russie au début des années 1980.
Parallèlement, la distribution de gaz sur le territoire national se développe et initie une série d'implantation de la société sur tous les continents et plus particulièrement en Europe de l'Est. La volonté de s'imposer comme un acteur majeur en Europe, et à moindre échelle dans le monde, s'affirme. Entre 1980 et 2000, le nombre de filiale est multiplié par dix à la mesure de cette ambition. Symbole de cette forte croissance, le réseau de canalisation qui comptait 30 000 km en 1980 a été multiplié par six pour parvenir à 180 700 km en 2006. Cette politique de croissance explique l'augmentation de la part du gaz naturel dans le bilan énergétique français : de 5% en 1970 à 14% en 2002.
Nouvel évènement majeur en aout 2000 pour la société. Il s'agit de l'ouverture du réseau de transport gaz de france aux autres gaziers qui marque le premier pas vers une ouverture totale du marché gazier français. En 2002, GDF subit une restructuration. C'est effectivement le rachat à l'Etat du réseau de transport gazier. L'entreprise se réorganise alors en trois pôles : infrastructures, développement et commercial.
En 2003, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin lance l'étude d'une potentielle privatisation de gaz de france afin que la société soit en mesure d'affronter la libéralisation progressive du marché gazier . La privatisation partielle est amorcée. Elle aboutit avec la loi du 9 août 2004 (préparé par le ministre de l'économie N. Sarkozy) selon laquelle GDF devient une société anonyme. C'est également à cette date que le réseau de transport et de distribution de gaz de france lui est juridiquement détaché afin d'assurer à de potentiels concurrents un accès égal au marché français.
Ce nouveau statut lui permet donc son introduction à la bourse de Paris le 8 juillet 2005 à 12h. Le capital est ouvert de 30%, 70% restant entre les mains de l'Etat français.
Annexe 3 : tableau des données boursières et graphique de la cotation
L'année 2006 est quant à elle marquée par un évènement majeur pour l'avenir de la société. Le 25 février 2006, officiellement dans le but de contrer une OPA hostile de l'italien ENEL, le gouvernement français annonce la fusion de gaz de france avec le groupe privé suez. Le Président directeur général, Jean-François Cirelli fait cette proposition au conseil d'administration, fruit d'un accord entre l'entreprise et le gouvernement. En effet, la participation de l'Etat serait réduite de 70% à 34%. La polémique ne s'arrête pas aux frontières du territoire national ; En 2006, la loi du 7 décembre relative au secteur de l'énergie autorise la privatisation de GDF. Le 2 septembre 2007, les conseils d'administration de GDF et de suez approuvent les nouvelles orientations pour le projet de fusion qui devrait se concrétiser courant 2008. Le 12 octobre 2007, GDF remplace sa signature institutionnelle « une énergie durable entre nous » pour le nouveau slogan « une énergie nouvelle entre nous ». Cette décision est due à l'avis défavorable du Bureau de Vérification de la publicité sur le terme « durable » qui prêterait à confusion.
Aujourd'hui, GDF est le deuxième réseau de distribution européen et assure l'acheminement du gaz naturel au profit de tous les fournisseurs du marché. Le chiffre d'affaire est en hausse constante, atteignant même un record en 2004.
La construction de ce premier gazoduc ouvre la voie à la nationalisation le 8 avril 1946 de l'industrie gazière. Cette nationalisation voit fusionner 615 exploitations gazières soit la quasi-totalité des sociétés privées implantées sur le territoire national. La gestion de l'activité est alors confiée à un établissement public : c'est la naissance de l'entreprise gaz de france avec le statut d'EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial).
Les successives découvertes de gisement de gaz naturel marquent un tournant dans l'industrie de l'énergie française : le gaz manufacturé recule progressivement face au gaz naturel. Ce changement de perspectives provoque des bouleversements pour les ménages qui doivent notamment adapter certains de leurs appareils ménagers au méthane (principal composant du gaz naturel). C'est gaz de france, probablement par souci d'image, qui finance l'ensemble de ces transformations.
La société s'agrandit et une politique d'internationalisation est lancée en 1965 dans le but d'augmenter l'approvisionnement et d'accroitre la présence de la société sur les marchés européens. Par exemple, la même année, la première ligne de transport de gaz naturel liquéfié par navire est ouverte entre l'Algérie et la france. Trois ans plus tard, en 1968, gaz de france étend cette politique aux Pays-Bas puis à la Norvège en 1975 et à la Russie au début des années 1980.
Parallèlement, la distribution de gaz sur le territoire national se développe et initie une série d'implantation de la société sur tous les continents et plus particulièrement en Europe de l'Est. La volonté de s'imposer comme un acteur majeur en Europe, et à moindre échelle dans le monde, s'affirme. Entre 1980 et 2000, le nombre de filiale est multiplié par dix à la mesure de cette ambition. Symbole de cette forte croissance, le réseau de canalisation qui comptait 30 000 km en 1980 a été multiplié par six pour parvenir à 180 700 km en 2006. Cette politique de croissance explique l'augmentation de la part du gaz naturel dans le bilan énergétique français : de 5% en 1970 à 14% en 2002.
Nouvel évènement majeur en aout 2000 pour la société. Il s'agit de l'ouverture du réseau de transport gaz de france aux autres gaziers qui marque le premier pas vers une ouverture totale du marché gazier français. En 2002, GDF subit une restructuration. C'est effectivement le rachat à l'Etat du réseau de transport gazier. L'entreprise se réorganise alors en trois pôles : infrastructures, développement et commercial.
En 2003, le premier ministre Jean-Pierre Raffarin lance l'étude d'une potentielle privatisation de gaz de france afin que la société soit en mesure d'affronter la libéralisation progressive du marché gazier . La privatisation partielle est amorcée. Elle aboutit avec la loi du 9 août 2004 (préparé par le ministre de l'économie N. Sarkozy) selon laquelle GDF devient une société anonyme. C'est également à cette date que le réseau de transport et de distribution de gaz de france lui est juridiquement détaché afin d'assurer à de potentiels concurrents un accès égal au marché français.
Ce nouveau statut lui permet donc son introduction à la bourse de Paris le 8 juillet 2005 à 12h. Le capital est ouvert de 30%, 70% restant entre les mains de l'Etat français.
Annexe 3 : tableau des données boursières et graphique de la cotation
L'année 2006 est quant à elle marquée par un évènement majeur pour l'avenir de la société. Le 25 février 2006, officiellement dans le but de contrer une OPA hostile de l'italien ENEL, le gouvernement français annonce la fusion de gaz de france avec le groupe privé suez. Le Président directeur général, Jean-François Cirelli fait cette proposition au conseil d'administration, fruit d'un accord entre l'entreprise et le gouvernement. En effet, la participation de l'Etat serait réduite de 70% à 34%. La polémique ne s'arrête pas aux frontières du territoire national ; En 2006, la loi du 7 décembre relative au secteur de l'énergie autorise la privatisation de GDF. Le 2 septembre 2007, les conseils d'administration de GDF et de suez approuvent les nouvelles orientations pour le projet de fusion qui devrait se concrétiser courant 2008. Le 12 octobre 2007, GDF remplace sa signature institutionnelle « une énergie durable entre nous » pour le nouveau slogan « une énergie nouvelle entre nous ». Cette décision est due à l'avis défavorable du Bureau de Vérification de la publicité sur le terme « durable » qui prêterait à confusion.
Aujourd'hui, GDF est le deuxième réseau de distribution européen et assure l'acheminement du gaz naturel au profit de tous les fournisseurs du marché. Le chiffre d'affaire est en hausse constante, atteignant même un record en 2004.
Voir docs similaires : Stratégie
1
Dans quel contexte stratégique, la naissance du groupe GDF-Suez se fait-elle ?
Étude de cas | 21/04/2008 | fr | .pdf | 10 pages
2
Fusion GDF (Gaz de France) - Suez: enjeux et objectifs
Étude de cas | 30/03/2008 | fr | .doc | 35 pages
4
Fusion Suez-GDF : le marché français de l'énergie entre dérégulation et interventionnisme
Étude de cas | 18/07/2006 | fr | .doc | 18 pages
5
L'entrée de Gaz de France sur le marché français de l'énergie
Étude de marché | 23/09/2009 | fr | .doc | 75 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Stratégie
1
Ni fusion, ni acquisition : l'alliance Renault-Nissan
Étude de cas | 02/11/2009 | fr | .doc | 10 pages
3
Fusion entre les entreprises Gas Natural et Union Fenosa
Étude de cas | 31/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Stratégie
4
L'extension de la marque Dove sur le marché capillaire
Étude de cas | 02/06/2008 | fr | .doc | 7 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
