Analyse de La Généalogie de la morale de Nietzsche
Date de publication :
13/06/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- De là Nietzsche passe à l'analyse des deux morales opposées
- Le philosophe rend hommage à l'idéal ascétique car il veut échapper à une torture
Résumé :
Lorsque l'on pense à cette citation : "ce qui ne me tue pas, me rend plus fort", on ne peut ne pas penser à la réflexion de nietzsche sur la morale. nietzsche, en effet, semble rejeter les critères traditionnels du bien et du mal, du vrai ou du faux. Pour lui, le faux et le mauvais peuvent être aussi "vrais" et conformes à l'ordre du monde que les valeurs positives prisées par le commun des mortels.
En fait, la philosophie, et la morale en particulier, ne sont que des constructions artificielles qui cachent l'instinct de défense des "faibles". Faire la "généalogie" de la morale, pour nietzsche, c'est donc démontrer que la morale n'est que l'expression de cet instinct primaire.
La généalogie de la morale est le livre le plus systématique de nietzsche. Il offre un double intérêt : d'une part il ne se présente ni comme un exemple d'aphorismes ni comme un poème ; mais plutôt comme une clef pour l'interprétation des aphorismes et pour l'évaluation du poème. D'autre part, il rend compte du type réactif, il analyse la manière dont les forces réactives triomphent et le principe sous lequel ces forces triomphent.
Ce texte est donc composé de trois traités. Ceux-ci sont précédés d'une préface dans laquelle nietzsche souligne bien que la morale est son problème. La première dissertation traite du ressentiment, la deuxième de la mauvaise conscience, la troisième de l'idéal ascétique. Or, on sait que le ressentiment, la mauvaise conscience et l'idéal ascétique sont les figures du triomphe des forces réactives, et aussi les formes du nihilisme.
Si l'on veut être précis, il faut ajouter le fait que la morale chrétienne contemporaine de nietzsche est, d'après lui, née de la révolte des esclaves contre les aristocratiques. Les esclaves retournent l'opposition bon / mauvais créée par les maîtres en une opposition bon / méchant où le « bon » désigne le faible.
Nous retiendrons donc que les idéaux moraux ne sont pas issus de la transcendance d'un Bien ou d'un Vrai en soi, mais de certaines conditions physiologiques, psychiques et historiques (on considère que la conscience morale est la résultante du jeu même des instincts et pulsions à l'oeuvre dans le psychisme).
Aussi, les idéaux moraux, issus de la mauvaise conscience et du ressentiment, affects morbides et esclaves de la faiblesse négatrice de la vie, ont une valeur non pas supérieure, mais négative et avilissante, en d'autres termes, contraire à la vie.
On comprend ainsi que le double aspect de La généalogie de la morale, clef pour l'interprétation en général et analyse du type réactif en particulier, n'est pas du au hasard. En effet, qu'est-ce qui fait obstacle à l'art de l'interprétation et de l'évaluation, qu'est ce qui dénature la généalogie et renverse la hiérarchie, sinon la poussée des forces réactives elles-mêmes ? Les deux aspects de La généalogie de la morale forment donc la critique. Mais ce qu'est la critique, en quel sens la philosophie est critique, tout cela reste à déterminer...
En fait, la philosophie, et la morale en particulier, ne sont que des constructions artificielles qui cachent l'instinct de défense des "faibles". Faire la "généalogie" de la morale, pour nietzsche, c'est donc démontrer que la morale n'est que l'expression de cet instinct primaire.
La généalogie de la morale est le livre le plus systématique de nietzsche. Il offre un double intérêt : d'une part il ne se présente ni comme un exemple d'aphorismes ni comme un poème ; mais plutôt comme une clef pour l'interprétation des aphorismes et pour l'évaluation du poème. D'autre part, il rend compte du type réactif, il analyse la manière dont les forces réactives triomphent et le principe sous lequel ces forces triomphent.
Ce texte est donc composé de trois traités. Ceux-ci sont précédés d'une préface dans laquelle nietzsche souligne bien que la morale est son problème. La première dissertation traite du ressentiment, la deuxième de la mauvaise conscience, la troisième de l'idéal ascétique. Or, on sait que le ressentiment, la mauvaise conscience et l'idéal ascétique sont les figures du triomphe des forces réactives, et aussi les formes du nihilisme.
Si l'on veut être précis, il faut ajouter le fait que la morale chrétienne contemporaine de nietzsche est, d'après lui, née de la révolte des esclaves contre les aristocratiques. Les esclaves retournent l'opposition bon / mauvais créée par les maîtres en une opposition bon / méchant où le « bon » désigne le faible.
Nous retiendrons donc que les idéaux moraux ne sont pas issus de la transcendance d'un Bien ou d'un Vrai en soi, mais de certaines conditions physiologiques, psychiques et historiques (on considère que la conscience morale est la résultante du jeu même des instincts et pulsions à l'oeuvre dans le psychisme).
Aussi, les idéaux moraux, issus de la mauvaise conscience et du ressentiment, affects morbides et esclaves de la faiblesse négatrice de la vie, ont une valeur non pas supérieure, mais négative et avilissante, en d'autres termes, contraire à la vie.
On comprend ainsi que le double aspect de La généalogie de la morale, clef pour l'interprétation en général et analyse du type réactif en particulier, n'est pas du au hasard. En effet, qu'est-ce qui fait obstacle à l'art de l'interprétation et de l'évaluation, qu'est ce qui dénature la généalogie et renverse la hiérarchie, sinon la poussée des forces réactives elles-mêmes ? Les deux aspects de La généalogie de la morale forment donc la critique. Mais ce qu'est la critique, en quel sens la philosophie est critique, tout cela reste à déterminer...
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