Analyse scénographique de l'"Almodovar exhibition !" à la Cinémathèque Française (Paris)
Date de publication :
11/08/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
20 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le sujet et l'espace
- Description de l'exposition
- La mise en 'uvre de l'exposition
- L'interaction entre le lieu et l'exposition
- Critiquer, informer, documenter
- Le type d'objets exposés
- La présentation des objets
- La pédagogie de l'exposition
- Une exposition cinématographique
- Une mise en scène multiple
- Une 'uvre d'art total
- L'adéquation de la scénographie à l'exposition
Résumé :
Pedro almodovar est né le 25 septembre 1949 à Calzada de Calatrava. A 8 ans, il s'installe avec ses parents en Estrémadure. Issu d'une famille modeste, il est éduqué dans des institutions religieuses, et en restera très marqué. Passionné de cinéma, il part à 17 ans pour Madrid, pour y étudier cet art, mais l'école du cinéma ferme alors sur ordre de Franco. Pour subvenir à ses besoins, il entre à la Telefonica (compagnie nationale du téléphone) où il reste pendant douze ans. Il achète grâce à son salaire sa première caméra super 8, et entre 1972 et 1978 il réalise des courts-métrages qu'il présente dans le circuit de l'underground. Ses courts-métrages, ses scénarios de BD, ses romans-photos, ses nouvelles, ses pièces de théâtre avec la troupe Los Goliardos, et son groupe de punk-rock almodovar y McNamara lui valent d'être une des figures incontournables de la Movida. Son premier long-métrage Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier sort en 1980, réalisé à partir du scénario d'un roman-photo. C'est Femmes au bord de la crise de nerfs (1988) qui ouvre à almodovar les portes de la notoriété internationale. Tout sur ma mère (1998) et Parle avec elle (2002) raflent de nombreux prix au festival de Cannes, aux Césars, aux Oscars, aux Golden Globes, et aux Goyas.
2006 est une année importante pour le cinéaste, avec la sortie de son nouveau film Volver, probablement sélectionné à Cannes, et une exposition entièrement consacrée à lui à la cinémathèque française, haut lieu de la cinéphilie française. La cinémathèque française est avant tout une association de loi 1901. Fondée en 1936 par Paul-Auguste Harlé (le premier président), Henri Langlois, Georges Franju (secrétaires généraux), et Jean Mitry (archiviste), elle a pour mission première de conserver les films, de les restaurer, de les montrer et de donner aux générations nouvelles un enseignement cinématographique. C'est en octobre 1948 que sont inaugurés la salle et le premier musée du cinéma d'Henri Langlois du 7 avenue de Messine, où se rencontrent les principaux cinéastes de la Nouvelle Vague. En 1963, sous Malraux, la cinémathèque est transférée au palais de Chaillot. Henri Langlois, malgré « l'affaire Langlois » en 1968, où Malraux, sous la pression du ministre des Finances le renvoie, mais où un comité de défense internationale obtient son retour, reste à la tête de la cinémathèque jusqu'à sa mort en 1977. Jack Lang initie le projet d'installation d'une grande institution cinématographique au Palais de Tokyo, projet abandonné par Catherine Trautmann au profit de l'ancien Centre Culturel Américain, 51 rue de Bercy. L'inauguration de ce nouveau lieu, comprenant la cinémathèque et la BIFI, a lieu le 28 septembre 2005.
En grande partie financée par l'État (le Ministère de la Culture via le Centre National de la Cinématographie), la cinémathèque est aujourd'hui considérée comme une institution dans la vie cinématographique française. Une exposition consacrée à un cinéaste en particulier représente donc une véritable reconnaissance pour l'artiste en question.
S'attachant à raconter le parcours de Pedro almodovar tout autant qu'à expliquer ses influences et ses obsessions, l'exposition s'efforce de faire pénétrer le visiteur dans son univers. Omniprésente, la scénographie s'attache à reconstituer son univers.
2006 est une année importante pour le cinéaste, avec la sortie de son nouveau film Volver, probablement sélectionné à Cannes, et une exposition entièrement consacrée à lui à la cinémathèque française, haut lieu de la cinéphilie française. La cinémathèque française est avant tout une association de loi 1901. Fondée en 1936 par Paul-Auguste Harlé (le premier président), Henri Langlois, Georges Franju (secrétaires généraux), et Jean Mitry (archiviste), elle a pour mission première de conserver les films, de les restaurer, de les montrer et de donner aux générations nouvelles un enseignement cinématographique. C'est en octobre 1948 que sont inaugurés la salle et le premier musée du cinéma d'Henri Langlois du 7 avenue de Messine, où se rencontrent les principaux cinéastes de la Nouvelle Vague. En 1963, sous Malraux, la cinémathèque est transférée au palais de Chaillot. Henri Langlois, malgré « l'affaire Langlois » en 1968, où Malraux, sous la pression du ministre des Finances le renvoie, mais où un comité de défense internationale obtient son retour, reste à la tête de la cinémathèque jusqu'à sa mort en 1977. Jack Lang initie le projet d'installation d'une grande institution cinématographique au Palais de Tokyo, projet abandonné par Catherine Trautmann au profit de l'ancien Centre Culturel Américain, 51 rue de Bercy. L'inauguration de ce nouveau lieu, comprenant la cinémathèque et la BIFI, a lieu le 28 septembre 2005.
En grande partie financée par l'État (le Ministère de la Culture via le Centre National de la Cinématographie), la cinémathèque est aujourd'hui considérée comme une institution dans la vie cinématographique française. Une exposition consacrée à un cinéaste en particulier représente donc une véritable reconnaissance pour l'artiste en question.
S'attachant à raconter le parcours de Pedro almodovar tout autant qu'à expliquer ses influences et ses obsessions, l'exposition s'efforce de faire pénétrer le visiteur dans son univers. Omniprésente, la scénographie s'attache à reconstituer son univers.
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