Analyse dune séquence de "La Haine", de Mathieu Kassovitz
3.95€
exposé
publié le 19/06/2006
avis client : non évalué
niveau : grand public
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Résumé
« Cest lhistoire dune société qui tombe et au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : « jusquici tout va bien, jusquici tout va bien, jusquici tout va bien ». Limportant cest pas la chute, cest latterrissage. »
La haine de mathieu kassovitz sorti en 1995 est un film qui dénonce une responsabilité globale : lindifférence. Lhistoire se résume à la promenade dans la vie des trois protagonistes, trois personnages représentatifs des minorités raciales voire religieuses de notre société : un juif, un maghrébin, et un noir que nous allons suivre durant toute une journée. Le film se découpe en trois temps : tout dabord la vision de la cité en plein marasme, suivi dune nuit blanche au centre de Paris et enfin le dénouement dramatique. Ce reportage en noir et blanc, puisque le film relate un monde sans couleur, est rythmé par un découpage des scènes qui affiche lheure de la journée : ce qui accentue lintensité dramatique. La haine cest à la fois la haine de la police, la haine dun monde qui a renoncé à intégrer ses jeunes banlieusards, cest aussi la haine du système, la haine du pouvoir et la haine de la fracture sociale. Onze ans après sa sortie, le film de mathieu kassovitz a fait figure de visionnaire au moment des émeutes de novembre 2005, comme si le drame du refus daccorder une identité à ces jeunes était destiné à provoquer les mêmes effets.
Le film eut un succès commercial important et provoqua une controverse en France quant au point de vue présenté par mathieu kassovitz sur la violence urbaine et policière. Il reçut le prix de la mise en scène au festival de Cannes, le césar du meilleur montage, le césar du meilleur film, le césar du meilleur producteur ainsi que huit nominations.
La scène qui nous intéresse se situe au début du film. Elle présente Vinz (Vincent Cassel) cest-à-dire celui qui sest choisi un pseudonyme américain- le juif par contrastre avec Saïd, larabe et Hubert le noir, dans sa salle de bain en train dimiter une scène du film Taxi Driver face à son miroir.
La haine de mathieu kassovitz sorti en 1995 est un film qui dénonce une responsabilité globale : lindifférence. Lhistoire se résume à la promenade dans la vie des trois protagonistes, trois personnages représentatifs des minorités raciales voire religieuses de notre société : un juif, un maghrébin, et un noir que nous allons suivre durant toute une journée. Le film se découpe en trois temps : tout dabord la vision de la cité en plein marasme, suivi dune nuit blanche au centre de Paris et enfin le dénouement dramatique. Ce reportage en noir et blanc, puisque le film relate un monde sans couleur, est rythmé par un découpage des scènes qui affiche lheure de la journée : ce qui accentue lintensité dramatique. La haine cest à la fois la haine de la police, la haine dun monde qui a renoncé à intégrer ses jeunes banlieusards, cest aussi la haine du système, la haine du pouvoir et la haine de la fracture sociale. Onze ans après sa sortie, le film de mathieu kassovitz a fait figure de visionnaire au moment des émeutes de novembre 2005, comme si le drame du refus daccorder une identité à ces jeunes était destiné à provoquer les mêmes effets.
Le film eut un succès commercial important et provoqua une controverse en France quant au point de vue présenté par mathieu kassovitz sur la violence urbaine et policière. Il reçut le prix de la mise en scène au festival de Cannes, le césar du meilleur montage, le césar du meilleur film, le césar du meilleur producteur ainsi que huit nominations.
La scène qui nous intéresse se situe au début du film. Elle présente Vinz (Vincent Cassel) cest-à-dire celui qui sest choisi un pseudonyme américain- le juif par contrastre avec Saïd, larabe et Hubert le noir, dans sa salle de bain en train dimiter une scène du film Taxi Driver face à son miroir.
Sommaire
- La quête identitaire passe par la recherche d'une intimité révélatrice
- L'homme sans visage
- Le reflet dans le miroir
