L'année dernière à Marienbad : analyse du film
Date de publication :
27/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Analyse du film
- La conscience vivante bousculant une mécanique du passé qui l'enferme
- L'illusion d'un libre arbitre
- Un film moderne
Résumé :
Le film est né d'une collaboration entre deux auteurs, Alain Robbe-Grillet qui en a rédigé le scénario, Alain Resnais qui l'a réalisé. Chacun d'eux a donné de son « univers ». Si Robbe-Grillet y a mis les recherches du Nouveau Roman (remise en cause de la narration, de l'intrigue, de la psychologie des personnages au profit d'un questionnement sur la structure du récit, le style, l'ordonnancement des mots), Alain Resnais a su retransmettre les préoccupations de la Nouvelle Vague (réflexion sur le procédé cinématographique et le rapport à l'authenticité de l'image manipulée) et les siennes propres (le fonctionnement du psychisme humain, le rapport à la mort, le principe d'incertitude). Tous ces éléments ont fusionnés pour donner un film complexe et ouvert à diverses interprétations. On analysera donc tout d'abord L'année dernière à marienbad, le sens proposé à l'histoire étant évidemment subjectif, puis nous verrons en quoi le film participe à la modernité cinématographique des années 1960.
Dès le générique du début, les noms sont comme gravés sur de la pierre et annoncent cet univers appartenant au passé. Le décor baroque représente lui-même, comme le souligne le monologue, un décor « d'un autre siècle ». Dans les dialogues, l'histoire semble appartenir au passé (récurrence de phrases telles que : « cette histoire est déjà terminée ») et fonctionne avec de nombreux flash-back du héros. Nous somme dans un univers rigide et froid : les jardins aux formes géométriques nettes, l'intérieur fait de matériaux rigides (bronze, marbre, pierre..), le tableau « neige » et les dialogues font référence au glacial.
Aussi, les personnages sont à l'image de l'univers : ils adoptent toujours les mêmes postures, aux mouvements lents, à la stature rigide, ils sont comme statufiés. On ne les voit jamais boire ou manger. Ils n'ont pas d'identité ni de « psychologie ». A aucun moment dans le dialogue les deux héros sont nommés, et comme dans les autres romans de Alain Robbe-Grillet, le scénario désigne les personnages par la lettre « A », la jeune femme (Delphine Seyrig), « X », le héros (Giorgio Albertazzi) et « M », le maître de ce monde clos (Sacha Pitoëff). Les personnages agissent comme des automates sans conscience (cf : regards vides), ils sont déshumanisés. Parallèlement, les statues, elles, prennent vie : comme le cite J.L.Leutrat : « Si les humains se minéralisent [...], la statue, elle, est animée par diverses prises de vue [...] elle change d'emplacements. »
Dès le générique du début, les noms sont comme gravés sur de la pierre et annoncent cet univers appartenant au passé. Le décor baroque représente lui-même, comme le souligne le monologue, un décor « d'un autre siècle ». Dans les dialogues, l'histoire semble appartenir au passé (récurrence de phrases telles que : « cette histoire est déjà terminée ») et fonctionne avec de nombreux flash-back du héros. Nous somme dans un univers rigide et froid : les jardins aux formes géométriques nettes, l'intérieur fait de matériaux rigides (bronze, marbre, pierre..), le tableau « neige » et les dialogues font référence au glacial.
Aussi, les personnages sont à l'image de l'univers : ils adoptent toujours les mêmes postures, aux mouvements lents, à la stature rigide, ils sont comme statufiés. On ne les voit jamais boire ou manger. Ils n'ont pas d'identité ni de « psychologie ». A aucun moment dans le dialogue les deux héros sont nommés, et comme dans les autres romans de Alain Robbe-Grillet, le scénario désigne les personnages par la lettre « A », la jeune femme (Delphine Seyrig), « X », le héros (Giorgio Albertazzi) et « M », le maître de ce monde clos (Sacha Pitoëff). Les personnages agissent comme des automates sans conscience (cf : regards vides), ils sont déshumanisés. Parallèlement, les statues, elles, prennent vie : comme le cite J.L.Leutrat : « Si les humains se minéralisent [...], la statue, elle, est animée par diverses prises de vue [...] elle change d'emplacements. »
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