Apports et limites des sondages à la connaissance de l'opinion publique
Date de publication :
04/06/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le sondage : un outil démocratique en quête de légitimité
- Un procédé scientifique vecteur d'information et de Démocratie
- La légitimation progressive des sondages d'opinion
- Critiques et répercussions réelles de l'utilisation des sondages en politique
- Les sondages face aux critiques : l'épineuse question de la fiabilité et de la récupération politique des sondages d'opinion
- L'impact des sondages sur le comportement des différents agents
Résumé :
D'après l'écrivain français d'origine tchèque Milan Kundera : « le sondage est devenu une sorte de réalité supérieure ; ou pour le dire autrement, il est devenu la vérité ». Dès lors, ont peut se demander comment ce procédé a réussi à s'imposer comme élément régulateur du jeu démocratique.
Les prémices de la notion d'opinion publique se retrouvent dans l'antiquité, où elle était considérée comme un ensemble de préjugés, que les « esprits savants » ignoraient délibérément, à l'image de Platon, et ce jusqu'au Moyen-âge.
Avec la Renaissance la donne change, l'opinion publique devient celle d'un public éclairé, c'est à dire cultivé. Le sondage est une méthode statistique destinée à évaluer les proportions de différentes caractéristiques d'une population à partir de l'étude d'une partie seulement de cette population, appelée échantillon. Les sondages les plus connus du grand public sont en particulier les sondages d'opinion réalisés par les instituts de sondage. Ces derniers sont des sociétés qui réalisent des études d'opinions, par exemple : TNS Sofres, France-sondages, Ipsos, Research International, CSA, Institut français d'opinion publique (IFOP), BVA, Louis Harris 2, OpinionWay, ISL, Médiamétrie, Kheolia
Mais comme le souligne Pierre Weill, président-directeur général de Sofres France et directeur général de Taylor Nelson Sofres (ITNS), « le terme institut est devenu obsolète pour caractériser [ce] métier. Le terme institut en rappelle les origines, avec un côté universitaire et sociologique, alors que la réalité actuelle est celle des entreprises et du business. »
Aujourd'hui les sondages ont réussi à acquérir le monopole de l'énonciation de l'opinion publique. Eux seuls peuvent aujourd'hui prétendre dire ce que pense « l'opinion ». Ils apparaissent comme un formidable outil démocratique qui permet au peuple d'exprimer directement son opinion, alors qu'auparavant cette tâche était dévolue aux élites qui se prononçaient « au nom du peuple ». Mais leur légitimation dans l'échiquier politique est le fruit d'une longue évolution historique et sociologique, et de nombreuses questions restent encore aujourd'hui en suspens, qu'il s'agisse de leur fiabilité, ou encore de leurs effets réels ou supposés.
Les prémices de la notion d'opinion publique se retrouvent dans l'antiquité, où elle était considérée comme un ensemble de préjugés, que les « esprits savants » ignoraient délibérément, à l'image de Platon, et ce jusqu'au Moyen-âge.
Avec la Renaissance la donne change, l'opinion publique devient celle d'un public éclairé, c'est à dire cultivé. Le sondage est une méthode statistique destinée à évaluer les proportions de différentes caractéristiques d'une population à partir de l'étude d'une partie seulement de cette population, appelée échantillon. Les sondages les plus connus du grand public sont en particulier les sondages d'opinion réalisés par les instituts de sondage. Ces derniers sont des sociétés qui réalisent des études d'opinions, par exemple : TNS Sofres, France-sondages, Ipsos, Research International, CSA, Institut français d'opinion publique (IFOP), BVA, Louis Harris 2, OpinionWay, ISL, Médiamétrie, Kheolia
Mais comme le souligne Pierre Weill, président-directeur général de Sofres France et directeur général de Taylor Nelson Sofres (ITNS), « le terme institut est devenu obsolète pour caractériser [ce] métier. Le terme institut en rappelle les origines, avec un côté universitaire et sociologique, alors que la réalité actuelle est celle des entreprises et du business. »
Aujourd'hui les sondages ont réussi à acquérir le monopole de l'énonciation de l'opinion publique. Eux seuls peuvent aujourd'hui prétendre dire ce que pense « l'opinion ». Ils apparaissent comme un formidable outil démocratique qui permet au peuple d'exprimer directement son opinion, alors qu'auparavant cette tâche était dévolue aux élites qui se prononçaient « au nom du peuple ». Mais leur légitimation dans l'échiquier politique est le fruit d'une longue évolution historique et sociologique, et de nombreuses questions restent encore aujourd'hui en suspens, qu'il s'agisse de leur fiabilité, ou encore de leurs effets réels ou supposés.
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