Approfondissement de la relation entre beauté et perfection
Date de publication :
29/05/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- La relation entre beauté et perfection n'est pas une élaboration théorique...
- ... mais correspond à l'un des sens intuitivement évidents donnés à la beauté : est beau ce qui est pur
- Ce passage d'un plan à l'autre se retrouve aussi dans le sens donné à la beauté corporelle
Résumé :
En fait, si nous revenons aux expériences courantes, voire naïves, qu'exprime le terme de 'beau', nous retrouvons, sous une forme élémentaire et simple et non pas déduite intellectuellement, les deux catégories de beauté libre et de beauté adhérente. L'expérience du regard qui étonne ce qui, par sa diversité d'impressions ou sa richesse décorative, tranche avec l'aspect quelconque des choses habituelles et l'expérience du regard qui arrête, cette fois, la perfection de quelque chose.
Kant, en consacrant un long développement à la notion de 'beauté adhérente', reconnaissait la force de la relation entre beauté et perfection. En fait, cette relation qui semble, au regard de la sensibilité du dix-huitième siècle, apparaître au second plan (par rapport à celle de la beauté libre) est très profonde : c'est pourquoi on la voit constamment à l'oeuvre dans l'architecture chaque fois que s'affirme l'unité et la simplicité des formes et des matériaux, contre le principe opposé de diversité, voire de profusion décorative : pensons par exemple à la reconnaissance unanime de la beauté architecturale des monastères cisterciens en Europe, ou de celle de l'architecture civile, religieuse et militaire almohade, toutes deux liées à des réformes religieuses prônant l'austérité et le dépouillement. Elle est aussi au coeur de tout le travail du design industriel au vingtième siècle.
Kant, en consacrant un long développement à la notion de 'beauté adhérente', reconnaissait la force de la relation entre beauté et perfection. En fait, cette relation qui semble, au regard de la sensibilité du dix-huitième siècle, apparaître au second plan (par rapport à celle de la beauté libre) est très profonde : c'est pourquoi on la voit constamment à l'oeuvre dans l'architecture chaque fois que s'affirme l'unité et la simplicité des formes et des matériaux, contre le principe opposé de diversité, voire de profusion décorative : pensons par exemple à la reconnaissance unanime de la beauté architecturale des monastères cisterciens en Europe, ou de celle de l'architecture civile, religieuse et militaire almohade, toutes deux liées à des réformes religieuses prônant l'austérité et le dépouillement. Elle est aussi au coeur de tout le travail du design industriel au vingtième siècle.
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