L'appropriation de la ville

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exposé
publié le 08/07/2008
 
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Résumé L'appropriation de la ville Résumé

 
 
Aujourd’hui, alors que l’on parle de plus en plus d’environnement, et de l’impact que notre vie actuelle a sur l’environnement, on cherche à créer des villes (ou au moins des quartiers) dits « durables ». Ces projets prennent en compte, au niveau de la ville, l’étalement urbain, la place de l’automobile, et plus généralement la place des transports (en différenciant les modes polluants et les modes doux), la place de la végétation… Mais ce nouveau type d’urbanisme permet-il encore des mécanismes d’appropriation par les habitants ? L’individu, le groupe, ont-ils encore la possibilité de trouver une place dans cette nouvelle ville, si différente de celle actuelle ? Et si l’appropriation est possible, se fait-elle de la même manière qu’auparavant ? Les mécanismes d’appropriation seront-ils toujours les mêmes ? Ou bien devront-ils, et surtout pourront-ils être adaptés ? La question de la place de l’habitant dans la ville durable, si différente, implique certains présupposés, que j’essayerai de confirmer ou d’infirmer. A priori, l’architecture du développement durable n’est comprise, appréciée que par une élite, constituée de personnes cultivées, qui s’intéressent aux problèmes environnementaux. Par conséquent, les habitants en général ne voient aucun intérêt particulier à cette opération, ne la comprenne pas, ne s’y retrouvent pas, et donc ne s’identifient pas à leur ville, leur quartier. Le processus d’appropriation ne peut alors pas fonctionner. En réalité, après avoir essayé de comprendre les phénomènes d’appropriation, d’après des ouvrages philosophiques et sociologiques, ainsi que d’après le mémoire sur lequel j’avais travaillé durant l’année de licence en architecture, on s’aperçoit qu’il n’est pas nécessaire d’être cultivé pour bien vivre dans un espace. En effet, « durant des siècles, les « gens du peuple » qui […] fréquentaient les édifices de cultes, n’avaient aucune connaissance architecturale, et ne savaient, parfois, même pas lire ! Pourtant, ils avaient un usage juste de ces espaces. » Inversement, être cultivé ne suffit pas pour bien s’approprier un espace. En effet, pour bien se situer par rapport à un espace, il faut être ouvert à ce qui nous entoure, et surtout, il faut pratiquer l’espace. La compréhension de l’espace est sensitive et non intellectuelle : Il faut « habiter en poète ». Cependant, si l’appropriation ne passe pas par l’apprentissage, mais par une certaine ouverture au monde qui nous entoure, est-elle la même quel que soit l’espace investit ? Ou bien diffère-t-elle selon les lieux, selon la temporalité, selon le contexte …? A toutes ces questions, une question d’ordre plus général se pose « La ville nouvelle, « durable », peut-elle offrir des espaces publics dont les mécanismes d’appropriation par les habitants, seraient identiques à ceux actuels ? »
 
 

Sommaire L'appropriation de la ville Sommaire

 
  1. Appropriation
    1. D'un point de vue philosophique
    2. D'un point de vue sociologique
  2. Mécanismes d'appropriation de la ville
    1. Appropriation et réglementation
    2. Appropriation et comportements marginaux
  3. La Zac du Bon Lait, Gerland, Lyon, un cas concret
    1. Appropriation et réglementation
    2. Appropriation et comportements marginaux
 
 
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