Aristote, Ethique à Nicomaque, IX, 1116-b28 à 1170
Date de publication :
13/11/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- La recherche du souverain bien est-elle une entreprise qui conduit nécessairement au solipsisme ?
- Autrui est-il un adjuvant essentiel dans la quête de notre finalité parfaite c'est à dire le bonheur ?
Résumé :
L'ethique à nicomaque puisqu'elle tend à livrer les clés du système de l'Homme peut être vue comme l'oeuvre incontournable d'aristote. En effet dans cette éthique le philosophe propose une théorie établissant une partition de l'âme ainsi qu'une séparation des espèces du vivant et encore plus fondamental il répond à la question de la finalité de l'Homme. Ainsi l'objet de la recherche de l'Homme doit être le souverain bien, c'est-à-dire le bonheur (« eudaimonia »). Car selon aristote toute action tend vers le bien et le bien est aussi ce vers quoi tout tend. Seul l'Homme puisqu'il est doué de raison peut atteindre le souverain bien. L'animal ne le peut comme il ne sait pas juger et n'est donc pas libre. Le dieu étant trop complet en est exclu aussi. C'est autour de la définition du bonheur que s'attarde la première partie de cette éthique. Ensuite il faut comprendre la partition de l'âme marquée par la philosophie de Platon mais révisée. Ainsi pour aristote il y a dans l'âme humaine la fonction du logos (particulière à l'homme) et les fonctions appétitive et végétative qui sont communes aux bêtes et aux plantes. Cette distinction faite il nous faut comprendre comment l'homme atteint le Bonheur. Pour le Stagirite l'homme pour atteindre le souverain bien doit bien le viser, le faire volontairement et bénéficier de circonstances extérieures favorables. Cette démarche étant action l'Homme atteindra sa fonction et par là même occasion atteindra le Bonheur. Plus précisément dans notre texte il s'agit de savoir si l'homme heureux a besoin d'amis. aristote interroge le concept de bonheur en le rapprochant du concept de l'amitié. On doit tout de suite remarque l'intérêt que le philosophe porte à l'entourage de l'individu. A la différence des Stoïciens l'adepte d'aristote ne doit pas s'enfermer dans une abstraction métaphysique et ne considérer que ce qui dépend directement de lui. Non, pour aristote il apparaît nécessaire de s'interroger sur les circonstances de toute activité humaine. Cela est encore vrai pour la recherche du Bonheur. Ce texte s'inscrit donc dans une interrogation philosophique plus large portant sur la nécessité et le rôle d'autrui dans la quête du bonheur.
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