Arrêt Blieck, Assemblée Plénière 29 mars 1991
Date de publication :
28/12/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'éventuelle création d'un principe général du fait d'autrui.
- Du principe général du fait des choses au général du fait d'autrui.
- Un principe général du fait d'autrui contestable.
- La mise en oeuvre de cette nouvelle responsabilité d'autrui.
- Les conditions d'engagement de la responsabilité.
- Le régime de la responsabilité de plein droit confirmée.
Résumé :
Il s'agissait de savoir si le centre d'aide de Sornac devait répondre de la faute de l'enfant dont il avait la charge. En d'autres mots, la faute de l'enfant pouvait-elle engager la responsabilité de l'association gérant le centre au regard des cas de responsabilité du fait d'autrui prévus par la loi ?
L'action en responsabilité dirigée contre l'association gérant le centre et contre son assureur avait été accueillie par le tribunal civil de Tulle sur le fondement d'une soi-disant faute de surveillance qui n'avait pas une véritable consistance, le principe même de la méthode libérale appliquée en l'espèce étant de ne pas surveiller l'intéressé pendant son travail. Aussi bien, est-ce la raison pour laquelle la Cour de Limoges, saisie en appel le 23 mars 1989, tout en maintenant la condamnation, a voulu la motiver autrement. Elle a invoqué le risque social créé par les méthodes libérales de rééducation et elle en a déduit que ce risque permet d'appliquer « les dispositions de l'article 1384 alinéa 1 du Code civil, qui énoncent le principe d'une présomption de responsabilité du fait de personnes dont on doit répondre ». C'était finalement reprendre presque textuellement la motivation du jugement du tribunal pour enfants de Dijon de 1965 en l'appuyant sur l'affirmation selon laquelle « le principe de l'indemnisation des victimes s'inscrit désormais dans l'éthique politique et sociale ». Un pourvoi en cassation fut formé contre cet arrêt et le moyen présenté était le suivant : « Il n'y a de responsabilité du fait d'autrui que dans les cas prévus par la loi. La Cour d'appel aurait violé l'article 1384 alinéa 1er du Code civil ». Ce pourvoi posait une question capitale. Fallait-il dégager de l'article 1384 alinéa 1 un principe général de responsabilité du fait d'autrui ?
La deuxième chambre civile estima qu'il était préférable de soumettre cette question à l'assemblée plénière afin que la Cour de cassation s'engage toute entière sur l'opportunité d'un éventuel revirement. C'est ainsi que l'assemblée plénière a été invitée à statuer le 29 mars 1991 ce qui donne lieu à l'arrêt étudié. Elle a considéré que l'association avait accepté la charge d'organiser et de contrôler a titre permanent le mode de vie de l'auteur du dommage. En rejetant le pourvoi et en approuvant la condamnation sur le fondement de l'article 1384 alinéa 1, la Cour de cassation a abandonné sa position antérieure relative au caractère limitatif de l'énumération légale des « personnes dont on doit répondre ».
Il s'agit donc dans un premier temps d'étudier l'éventuelle création d'un principe général de responsabilité du fait d'autrui (1) pour ensuite analyser la mise en oeuvre de cette nouvelle responsabilité (2) en dégageant de manière claire et précise les conditions d'engagement dégagées par l'arrêt et le régime de cette responsabilité.
Les internautes ont également acheté :
Exposé | 09/05/2002 | fr | .doc | 5 pages
Commentaire d'arrêt | 22/02/2004 | fr | .doc | 5 pages
Commentaire d'arrêt | 17/07/2006 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 22/08/2006 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 08/12/2006 | fr | .doc | 4 pages
Voir docs similaires : Droit civil
Commentaire d'arrêt | 21/03/2009 | fr | .doc | 4 pages
Exposé | 09/05/2002 | fr | .doc | 5 pages
Exposé | 30/01/2009 | fr | .doc | 5 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit civil
Commentaire de texte | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
