Art et cinéma au Québec : politiques de langue et langue de politique
Date de publication :
12/08/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
19 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une société distincte
- Je me souviens
- Nationalisme moderne
- Une coexistence aux airs de lutte
- Un paysage à double tranchant
- Une question de langue ?
- Le doublage : un enjeu nationaliste
- Version française de France
Résumé :
Les relations entre le(s) politique(s) et le(s) culture(s) sont souvent tumultueuses mais inséparables. De ce fait, la survivance d'une identité culturelle dépend de ses acteurs, tout en étant tributaire de la vie politique et sociale. Dans le cas du québec, le poids de la communauté francophone a fortement pesé dans son histoire contemporaine, et continue de mener son combat pour la diversité.
Être Québécois est synonyme d'appartenance à une communauté linguistique et sociale avant tout. L'émergence du « quasi-Etat » québécois tel que le nomme Françoise Epinette symbolise l'ouverture vers le monde d'une société autrefois repliée sur elle-même, et le début du détachement de ses complexes, notamment linguistiques. Le sentiment national est omniprésent dans la province québécoise, à laquelle Elatiana Razafimandimanana a consacré une étude, et où le message d'un élève symbolise la société distincte du québec : « On est Québécois, le Québécois c'est notre langue. »
La question nationale au québec ne date pas des années 1960 avec la fameuse Révolution tranquille, mais date du XVIIe siècle lors de la conquête britannique en Nouvelle-France. Les premières réactions nationalistes sont alors apparues en réaction à des agressions francophobes, auxquelles ont répondu les Canadiens français pour défendre leurs droits. Le nationalisme traditionnel désigne la lutte menée par les Canadiens français pour faire valoir leur culture jusqu'à la moitié du XXe siècle. L'histoire nationale québécoise est marquée par une succession d'idéologies en quatre grandes étapes, d'après l'article de Jean-Claude Corbeil : l'idéologie de conservation (1840-1945), l'idéologie de rattrapage (1945-1960), l'intermède de la Révolution tranquille (1960-1962), l'idéologie de dépassement (1962-).
L'idéologie de conservation marque le point de départ de l'éveil nationaliste québécois, notamment influencée par Henri Bourassa (1868-1952). Nous appuyons l'opposition, parce que nous y trouvons les tendances contraires: la probité, le courage, des principes fermes, une grande largeur de vues. Ces principes sont admirablement réunis dans la personnalité de son leader, M. Tellier. (...)
Pour assurer le triomphe des idées sur les appétits, du bien public sur l'esprit de parti, il n'y a qu'un moyen: réveiller dans le peuple, et surtout dans les classes dirigeantes, le sentiment du devoir public sous toutes ses formes: devoir religieux, devoir national, devoir civique. De là le titre de ce journal qui a étonné quelques personnes et fait sourire certains confrères.
Être Québécois est synonyme d'appartenance à une communauté linguistique et sociale avant tout. L'émergence du « quasi-Etat » québécois tel que le nomme Françoise Epinette symbolise l'ouverture vers le monde d'une société autrefois repliée sur elle-même, et le début du détachement de ses complexes, notamment linguistiques. Le sentiment national est omniprésent dans la province québécoise, à laquelle Elatiana Razafimandimanana a consacré une étude, et où le message d'un élève symbolise la société distincte du québec : « On est Québécois, le Québécois c'est notre langue. »
La question nationale au québec ne date pas des années 1960 avec la fameuse Révolution tranquille, mais date du XVIIe siècle lors de la conquête britannique en Nouvelle-France. Les premières réactions nationalistes sont alors apparues en réaction à des agressions francophobes, auxquelles ont répondu les Canadiens français pour défendre leurs droits. Le nationalisme traditionnel désigne la lutte menée par les Canadiens français pour faire valoir leur culture jusqu'à la moitié du XXe siècle. L'histoire nationale québécoise est marquée par une succession d'idéologies en quatre grandes étapes, d'après l'article de Jean-Claude Corbeil : l'idéologie de conservation (1840-1945), l'idéologie de rattrapage (1945-1960), l'intermède de la Révolution tranquille (1960-1962), l'idéologie de dépassement (1962-).
L'idéologie de conservation marque le point de départ de l'éveil nationaliste québécois, notamment influencée par Henri Bourassa (1868-1952). Nous appuyons l'opposition, parce que nous y trouvons les tendances contraires: la probité, le courage, des principes fermes, une grande largeur de vues. Ces principes sont admirablement réunis dans la personnalité de son leader, M. Tellier. (...)
Pour assurer le triomphe des idées sur les appétits, du bien public sur l'esprit de parti, il n'y a qu'un moyen: réveiller dans le peuple, et surtout dans les classes dirigeantes, le sentiment du devoir public sous toutes ses formes: devoir religieux, devoir national, devoir civique. De là le titre de ce journal qui a étonné quelques personnes et fait sourire certains confrères.
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