Lart de se taire, de lAbbé Dinouart
Date de publication :
01/02/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les dimensions du silence
- L'art de se taire
- Les différentes formes de silences
- Constat: on écrit mal, trop ou pas assez. Les vices de l'écriture sont grands, nombreux et dangereux
- On écrit trop
- On écrit pas assez
- Les enseignements de l'abbé de Dinouart : quelques remèdes inviolables
- Il faut suivre ne ' cure ' c'est-à-dire des temps, des étapes
- Des remèdes chocs
Résumé :
Térence, auteur latin du 1er siècle avant Jésus-Christ, écrivait ceci: « Rien n'est plus facile que de parler ». Pittacos lui aurait alors répondu : « Celui qui ne sait se taire, ne sait pas parler » et l'abbé dinouart aurait sans doute était d'accord avec lui.
dinouart dénonce l'épidémie d'écrire et de parler. La « fureur de parler » est alors une « maladie épidémique » et les ignorants tout comme les philosophes du jour sont tombés dans une « sorte de délire ». Il dénonce alors les derniers modes de pensées des « nouveaux philosophes » qui placent la raison au dessus de la religion et de la tradition. Il s'insurge de voir que le mystère de la foi, qui devrait imposer le silence, est soumis à des raisonnements philosophiques et scientifiques. Il s'élève dès lors contre le blasphémateur qui corrompt l'Eglise, l'hypocrite et l'imbécile. L'écrivain est alors un « empoisonneur public » qui diffuse son venin par la démocratisation du livre. Il faut donc imposer un art de se taire aux forces politiques ou encore philosophiques qui contestent l'autorité de l'Eglise qui perd alors de sa légitimité ce d'autant plus que l'individualisme de ces « nouvelles sociétés » décadentes s'accroît.
L'art de se taire est donc un appel à l'ordre et traduit la nostalgie de l'abbé de dinouart pour une puissance perdue. Il faut une réforme générale des écrivains par le « glaive de la justice » et le « silence éternel ». Le « silence est d'or », il coûte moins.
Le silence devient donc un art, une vertu. Ce n'est donc pas une ruse ou une tactique. Mais un idéal de sincérité comme pour les moralistes du 17ème siècle tels que La Bruyère ou encore La Roche Foucauld.
« Le silence est nécessaire en beaucoup d'occasions mais il faut être sincère ; on peut retenir quelques pensées mais on ne doit en déguiser aucune ».
Mais le silence passe aussi par le visage, langage universel « de tous les pays et de toutes les langues » et sincère qui dépasse les codes. C'est ainsi que dans une première partie que nous intitulerons « Les dimensions du silence », nous aborderons les différentes dimensions du silence chez dinouart. Dans une seconde partie nous verrons le constat que propose dinouart ce qui nous conduira dans un troisième temps à voir les remèdes que propose dinouart contre cette « maladie » qui ronge nos auteurs et qui corrode nos sens. Nous ne ferons donc pas une lecture linéaire car nous serions emmenés à trop nous répéter.
dinouart dénonce l'épidémie d'écrire et de parler. La « fureur de parler » est alors une « maladie épidémique » et les ignorants tout comme les philosophes du jour sont tombés dans une « sorte de délire ». Il dénonce alors les derniers modes de pensées des « nouveaux philosophes » qui placent la raison au dessus de la religion et de la tradition. Il s'insurge de voir que le mystère de la foi, qui devrait imposer le silence, est soumis à des raisonnements philosophiques et scientifiques. Il s'élève dès lors contre le blasphémateur qui corrompt l'Eglise, l'hypocrite et l'imbécile. L'écrivain est alors un « empoisonneur public » qui diffuse son venin par la démocratisation du livre. Il faut donc imposer un art de se taire aux forces politiques ou encore philosophiques qui contestent l'autorité de l'Eglise qui perd alors de sa légitimité ce d'autant plus que l'individualisme de ces « nouvelles sociétés » décadentes s'accroît.
L'art de se taire est donc un appel à l'ordre et traduit la nostalgie de l'abbé de dinouart pour une puissance perdue. Il faut une réforme générale des écrivains par le « glaive de la justice » et le « silence éternel ». Le « silence est d'or », il coûte moins.
Le silence devient donc un art, une vertu. Ce n'est donc pas une ruse ou une tactique. Mais un idéal de sincérité comme pour les moralistes du 17ème siècle tels que La Bruyère ou encore La Roche Foucauld.
« Le silence est nécessaire en beaucoup d'occasions mais il faut être sincère ; on peut retenir quelques pensées mais on ne doit en déguiser aucune ».
Mais le silence passe aussi par le visage, langage universel « de tous les pays et de toutes les langues » et sincère qui dépasse les codes. C'est ainsi que dans une première partie que nous intitulerons « Les dimensions du silence », nous aborderons les différentes dimensions du silence chez dinouart. Dans une seconde partie nous verrons le constat que propose dinouart ce qui nous conduira dans un troisième temps à voir les remèdes que propose dinouart contre cette « maladie » qui ronge nos auteurs et qui corrode nos sens. Nous ne ferons donc pas une lecture linéaire car nous serions emmenés à trop nous répéter.
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