Article 61-1 de la Constitution - contrôle de conformité de la loi à la constitution
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publié le 25/11/2008
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Résumé
Le comité Balladur, comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République, dans le but de permettre aux justiciable de soulever une exception dinconstitutionnalité dans le cadre dune procédure juridictionnelle, a projeté dajouter à larticle 61 de la constitution un alinéa.
Le rapport prévoyant ce projet de loi constitutionnelle a été rendu le 27 octobre 2007.
Ce nouvel alinéa permettrait de reconnaitre aux justiciables un droit nouveau : lexception dinconstitutionnalité.
En effet, le contrôle français de conformité de la loi à la constitution, introduit dans la pratique de notre droit depuis une trentaine dannées, nest plus guère contesté aujourdhui.
La loi du 29 octobre 1974 prévoit lélargissement à 60 députés ou 60 sénateurs pour saisir le Conseil constitutionnel pour savoir si une loi adoptée mais pas encore promulguée est ou nest pas conforme à la constitution.
Cependant, les lois antérieures à 1958 et certains des textes adoptés depuis nont pas fait lobjet dune saisine constitutionnelle et sont considérés comme valides sans quil soit permis aux juges judiciaires ou administratifs de les reconnaître contraire à la constitution.
Cela dirige donc le système juridique français vers un élément de trouble et cette anomalie peut priver les citoyens de la faculté de faire valoir la plénitude de leurs droits.
Lextension du contrôle de conformité de la loi a été projeté au niveau des conventions internationales en vigueur, c'est-à-dire que tout juge peut, à loccasion dun litige dont il est saisi, écarter lapplication dune disposition législative sil l estime contraire à une convention internationale en raison des thermes même de larticle 55 de la constitution « les conventions internationales ont une autorité supérieure à celle des lois », alors quil ne lui appartient pas dapprécier si la même disposition est contraire ou non à la constitution.
Le rapport prévoyant ce projet de loi constitutionnelle a été rendu le 27 octobre 2007.
Ce nouvel alinéa permettrait de reconnaitre aux justiciables un droit nouveau : lexception dinconstitutionnalité.
En effet, le contrôle français de conformité de la loi à la constitution, introduit dans la pratique de notre droit depuis une trentaine dannées, nest plus guère contesté aujourdhui.
La loi du 29 octobre 1974 prévoit lélargissement à 60 députés ou 60 sénateurs pour saisir le Conseil constitutionnel pour savoir si une loi adoptée mais pas encore promulguée est ou nest pas conforme à la constitution.
Cependant, les lois antérieures à 1958 et certains des textes adoptés depuis nont pas fait lobjet dune saisine constitutionnelle et sont considérés comme valides sans quil soit permis aux juges judiciaires ou administratifs de les reconnaître contraire à la constitution.
Cela dirige donc le système juridique français vers un élément de trouble et cette anomalie peut priver les citoyens de la faculté de faire valoir la plénitude de leurs droits.
Lextension du contrôle de conformité de la loi a été projeté au niveau des conventions internationales en vigueur, c'est-à-dire que tout juge peut, à loccasion dun litige dont il est saisi, écarter lapplication dune disposition législative sil l estime contraire à une convention internationale en raison des thermes même de larticle 55 de la constitution « les conventions internationales ont une autorité supérieure à celle des lois », alors quil ne lui appartient pas dapprécier si la même disposition est contraire ou non à la constitution.
Sommaire
- Un nouveau droit reconnu aux justiciables
- L'exception d'inconstitutionnalité
- Le Conseil Constitutionnel : nouvelle compétence
- Une Ve république plus démocratique
- Un contrôle de constitutionnalité à la portée de tous justiciables
- Des libertés et des droits fondamentaux plus protégés
