L'articulation des compétences entre États membres et l'Union européenne vous paraît-elle satisfaisante?
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exposé
publié le 07/11/2008
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niveau : avancé
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Résumé
Une des difficultés majeures posées par lunion européenne (UE) est la répartition et larticulation des compétences entre ses institutions et les etats membres (« compétences » étant entendues comme lensemble des pouvoirs et devoirs attribués à lUE ou aux États-membres, et permettant dagir dans certains domaines).
Lunion européenne est constituée de trois piliers : le 1er pilier ou « pilier communautaire », composé de deux communautés, à savoir la Communauté européenne et la Communauté européenne de lénergie atomique. Le 2e pilier est constitué par la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC), et le 3e concerne la Coopération Policière et Judiciaire en matière Pénale.
Lunion européenne, pour assurer la cohérence et la continuité des actions, dispose dun cadre institutionnel unique ; les institutions de lunion intervenant dans chacun des trois piliers selon des procédures spécifiques : lintégration pour les communautés européennes, la coopération intergouvernementale pour la PESC et la coopération policière et judiciaire en matière pénale.
Il convient détablir une distinction entre les compétences qui relèvent des traités communautaires et celles qui sont fondées sur les titres V (PESC) et VI (JAI) du Traité sur lunion européenne. Dans le premier cas, il sagit dune théorie des compétences spécifique à la Communauté. Dans le second cas, on est en présence dune théorie plus traditionnelle des compétences des organisations internationales. On sintéressera essentiellement aux compétences de la Communauté.
Lunion entraîne inévitablement des transferts de compétences et de pouvoirs par les États au profit des institutions. Selon le domaine concerné, les traités ont pu attribuer aux institutions des pouvoirs et des compétences exclusives; dans dautres domaines, les partages de compétences sont davantage équilibrés (compétences concurrentes). Enfin, et dans certains domaines, il arrive que les États membres de lunion européenne conservent leurs prérogatives (compétences réservées).
Devant ce constat de la pluralité des compétences, on comprend aisément la difficulté pour tracer une délimitation entre les compétences de lunion dune part, et les compétences nationales dautres part. Ceci sexplique du fait que ces compétences sont profondément enchevêtrées et imbriquées les unes par rapport aux autres : par exemple, il nest pas rare de constater que lattribution de compétences en vue de réaliser certains objectifs, nécessite lintervention des États membres dans des domaines qui relèvent par définition de lunion. Et surtout nombreuses sont les conséquences de lexercice du pouvoir par les institutions sur les compétences nationales (malgré le caractère éventuellement réservé des compétences).
Les domaines de compétences de lunion nont cessé de saccroître avec une extension et un développement des politiques communautaires. Cette complexité de démarcation entre compétences de lunion et compétences des États membres se voit accentuer par le caractère évolutif de la situation qui varie non seulement en fonction déventuelles révisions des textes premiers, mais en fonction de lintroduction de mécanismes dajustement prévus par les traités (principe de subsidiarité).
Malgré ces mécanismes, larticulation des compétences entre etats membres et union est très complexe. Il ny a pas de frontière clairement définie dans la répartition des compétences. Les principes posés pour clarifier cette répartition font lobjet de nombreuses exceptions. Il apparaît bien souvent difficile de savoir qui est compétent.
Un débat large et approfondi avait été engagé en 2001 sur lavenir de lunion. Entre autres thèmes, la Conférence Intergouvernementale avait établi une délimitation plus précise des compétences entre lunion européenne et les etats membres. Le traité instaurant une constitution européenne prévoyait que lunion succède à la Communauté et à lancienne union. La fusion des traités et de la Communauté et de lunion avait pour but de simplifier les compétences et les actes.
Ainsi peut-on se demander si larticulation des compétences entre union européenne et etats membres apparaît satisfaisante (articulation entendue au sens de liaison ou dimbrication). Les efforts de clarification entrepris ont-ils été concluants ? Faudrait-il trouver une autre articulation des compétences ?
Analyser larticulation des compétences consiste à se placer non pas dun point de vue statique (comme on pourrait le faire pour étudier la répartition des compétences) mais sous un angle plus dynamique.
Lunion européenne est constituée de trois piliers : le 1er pilier ou « pilier communautaire », composé de deux communautés, à savoir la Communauté européenne et la Communauté européenne de lénergie atomique. Le 2e pilier est constitué par la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC), et le 3e concerne la Coopération Policière et Judiciaire en matière Pénale.
Lunion européenne, pour assurer la cohérence et la continuité des actions, dispose dun cadre institutionnel unique ; les institutions de lunion intervenant dans chacun des trois piliers selon des procédures spécifiques : lintégration pour les communautés européennes, la coopération intergouvernementale pour la PESC et la coopération policière et judiciaire en matière pénale.
Il convient détablir une distinction entre les compétences qui relèvent des traités communautaires et celles qui sont fondées sur les titres V (PESC) et VI (JAI) du Traité sur lunion européenne. Dans le premier cas, il sagit dune théorie des compétences spécifique à la Communauté. Dans le second cas, on est en présence dune théorie plus traditionnelle des compétences des organisations internationales. On sintéressera essentiellement aux compétences de la Communauté.
Lunion entraîne inévitablement des transferts de compétences et de pouvoirs par les États au profit des institutions. Selon le domaine concerné, les traités ont pu attribuer aux institutions des pouvoirs et des compétences exclusives; dans dautres domaines, les partages de compétences sont davantage équilibrés (compétences concurrentes). Enfin, et dans certains domaines, il arrive que les États membres de lunion européenne conservent leurs prérogatives (compétences réservées).
Devant ce constat de la pluralité des compétences, on comprend aisément la difficulté pour tracer une délimitation entre les compétences de lunion dune part, et les compétences nationales dautres part. Ceci sexplique du fait que ces compétences sont profondément enchevêtrées et imbriquées les unes par rapport aux autres : par exemple, il nest pas rare de constater que lattribution de compétences en vue de réaliser certains objectifs, nécessite lintervention des États membres dans des domaines qui relèvent par définition de lunion. Et surtout nombreuses sont les conséquences de lexercice du pouvoir par les institutions sur les compétences nationales (malgré le caractère éventuellement réservé des compétences).
Les domaines de compétences de lunion nont cessé de saccroître avec une extension et un développement des politiques communautaires. Cette complexité de démarcation entre compétences de lunion et compétences des États membres se voit accentuer par le caractère évolutif de la situation qui varie non seulement en fonction déventuelles révisions des textes premiers, mais en fonction de lintroduction de mécanismes dajustement prévus par les traités (principe de subsidiarité).
Malgré ces mécanismes, larticulation des compétences entre etats membres et union est très complexe. Il ny a pas de frontière clairement définie dans la répartition des compétences. Les principes posés pour clarifier cette répartition font lobjet de nombreuses exceptions. Il apparaît bien souvent difficile de savoir qui est compétent.
Un débat large et approfondi avait été engagé en 2001 sur lavenir de lunion. Entre autres thèmes, la Conférence Intergouvernementale avait établi une délimitation plus précise des compétences entre lunion européenne et les etats membres. Le traité instaurant une constitution européenne prévoyait que lunion succède à la Communauté et à lancienne union. La fusion des traités et de la Communauté et de lunion avait pour but de simplifier les compétences et les actes.
Ainsi peut-on se demander si larticulation des compétences entre union européenne et etats membres apparaît satisfaisante (articulation entendue au sens de liaison ou dimbrication). Les efforts de clarification entrepris ont-ils été concluants ? Faudrait-il trouver une autre articulation des compétences ?
Analyser larticulation des compétences consiste à se placer non pas dun point de vue statique (comme on pourrait le faire pour étudier la répartition des compétences) mais sous un angle plus dynamique.
Sommaire
- L'enchevêtrement délicat des compétences de l'Union européenne et des États membres
- Une ligne de démarcation complexe entre les compétences respectives de l'Union européenne et des Etats membres
- L'impact des attributions de compétences de l'Union européenne sur les compétences des États membres
- Une clarification nécessaire des compétences pour une articulation plus lisible
- Un souci de clarification dans la répartition des compétences
- Solutions envisagées et envisageables pour une meilleure articulation des compétences
