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Informations sur l'auteur

étudiante
Niveau
Grand public
Etude suivie
arts
Ecole, université
Nanterre,...

Informations sur le doc

Date de publication
23/11/2006
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
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39 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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La peinture comme expression de la souffrance dans La colonne brisée, de Frida Kahlo, 1944

  1. L'expression de la souffrance physique
  2. L'expression de la souffrance morale
  3. L'expression de la souffrance psychique

Frida Kahlo naît en 1907 au Mexique, à Coyoacan. A dix-sept ans, elle est victime d’un accident de bus, qui la fera souffrir toute sa vie, mais qui, paradoxalement, la conduira à une carrière artistique des plus reconnues au Mexique, avec son mari, le peintre Marxiste Diego Rivera. Frida définit elle-même sa carrière non pas comme une vocation, mais plutôt comme une nécessité, lui permettant de faire face à ses souffrances quotidiennes.
En 1944, alors qu’elle sort d’une opération de la colonne vertébrale, et qu’elle est contrainte de porter un corset d’acier, elle peint le tableau baptisé la colonne brisée, une huile sur toile de 40 centimètres sur 30,7 centimètre. Ce tableau est actuellement compris dans la collection Dolorès Olmedo, à Mexico.
Les œuvres de Frida Kahlo sont toutes teintées de cette souffrance, mais la colonne brisée évoque une double souffrance, et en même temps montre qu’il est possible pour le peintre de s’en libérer par le biais de son art. Nous allons donc voir en quoi la colonne brisée est l’expression de cette souffrance, physique, mais aussi psychique, et comment l’artiste se sert de cette image, et des références Bibliques qu’elle inspire, pour se libérer et de cette souffrance, et du désespoir qu’elle cause.

[...] Ces larmes sont les seuls éléments liquides s’échappant du corps de Frida, malgré les nombreux clous. Elles évoquent plutôt le désespoir causé par son état et la tristesse causée par les infidélités et le divorce d’avec son mari. Par ailleurs, cette ligne d’horizon en arrière plan met en valeur l’océan, qui symbolise chez Frida ses origines européennes, donc un espoir donné par son père et ses rêves d’Europe. Mais cette ligne est à double tranchant, puisqu’elle coupe la tête du personnage, et en même temps, coupe tout ces espoirs d’évasion, semblant hors d’atteinte. [...]


[...] Le peintre a toujours eu le sentiment de ne pouvoir vivre sa vie comme elle l’aurait voulu, elle ne pouvait que attendre avec l’angoisse contenue, la colonne brisée, et le regard profond, sans marcher sur le grand chemin [ Bougeant ma vie cernée d’acier. De plus, on constate que le tableau, en plus d’être construit sur une opposition ou un combat entre les verticales et les horizontales, est construit sur une opposition de couleurs : en effet, le paysage d’arrière plan est composé de deux parties : le désert aride dans les tons jaunes sur lequel le corps se dégage, en quelque sorte la partie ‘’malade’’ de Frida, et l’océan à l’horizon, se continuant par un ciel bleu sans nuage, sur lequel se détache la tête de Frida, référence à son esprit, qui même s’il souffre, n’est pas malade à proprement parler. [...]


[...] Elle veut ainsi montrer que malgré toutes ces souffrances, elle n’a pas peur, elle est en quelque sorte libérée grâce à la peinture, comme elle le montre avec de nombreuses allusions religieuses, et notamment Bibliques. En effet, même si ces joues sont baignées de larmes, les traits mêmes du visage ne pleurent pas. Elle est frontale, hiératique, son visage est comme un masque, à la manière des idoles mexicaines. De plus, sa position debout, frontale et impassible malgré ce corps troué de clous, rappelle la figure du martyr Saint Sébastien. De plus, Frida apparaît les cheveux détachés, dévoilant ainsi la vérité sur sa condition et sur sa douleur. [...]


[...] Tout d’abord, la colonne brisée évoque une souffrance physique bien réelle, qui fait le quotidien de l’artiste. André Breton avait qualifié Frida de peintre surréaliste, mais Frida elle-même s’en défendait, en disant : non, je ne suis pas surréaliste. Tout ça, c’est du surfait. Or je peux vous dire une chose : je peins ma propre réalité. En effet, dans ce tableau, on trouve des références très précises quant à l’accident de Frida, mais aussi des références aux multiples opérations qu’elle a subis pour tenter de palier à cette souffrance. [...]


[...] Elle se représente en dehors du monde, dans un paysage irréel, en dehors du temps, et en dehors même de la souffrance, car même si ce tableau montre une Frida souffrante, il évoque également un souffle divin, une protection, ou plutôt un don du Ciel qui lui vaudra ce destin hors du commun. Bibliographie *Hayden Herrera ; Frida Biographie de Frida Kahlo ; éd. Anne Carrière ; Paris ; 1996 (pour la traduction française) *Rauda Jamis ; Frida Kahlo ; éd. Presses de la Renaissance ; 1985 *Andrea Kettenmann ; Kahlo ; éd. [...]

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