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Informations sur l'auteur

aucune
Niveau
Avancé
Etude suivie
cinéma
Ecole, université
La Sorbonne...

Informations sur le doc

Date de publication
10/09/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
3 pages
Niveau
avancé
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56 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Prémonition de la guerre civile, peint par Salvador Dali

  1. Description du tableau
  2. Le ciel
  3. Les différents stades de la vie de l'homme : la jeunesse, la vieillesse et la mort
  4. Deux Espagnes s'opposent
  5. La mort, l'obsession de Dali
  6. L'univers onirique
  7. La portée universelle du tableau

Nous allons étudier le célèbre tableau de Dali – peintre surréaliste – qui s’intitule « construction molle aux haricots bouillis », dit aussi « Prémonition de la guerre civile ». Dali a peint ce tableau en 1936, six mois avant le début de la guerre civile d’Espagne, laquelle a duré jusqu’en 1939. Dans un premier temps, nous aborderons brièvement le contexte historique et social dans lequel ce tableau a été peint. Puis, nous analyserons la composition du tableau en la liant aux différents thèmes présents.

En 1936, l’Espagne est à feu et à sang, et traverse une période d’agitation sociale : les paysans occupent les terres, les mineurs font grève, il y a une forte montée de l’anticléricalisme etc. Cette violence s’accentue avec la victoire du Front Populaire aux élections qui provoque le développement d’autres partis politiques, tel que le PC. Enfin, l’assassinat d’un leader de droite le 12 juillet 1936, provoque le soulèvement des militaires au Maroc, avec à leur tête le Général Franco. A partir de là, l’Espagne se trouve plongée dans une guerre civile, où s’oppose les franquistes et les républicains. Cette guerre civile s’achèvera avec la victoire de Franco le 1er avril 1939.

Les thématiques de la guerre, de la faim, et de la violence ont influencés Dali pour ce tableau. C’est dans cette atmosphère que Dali peint cette œuvre.

Dans ce tableau, nous voyons un homme immense, décomposé, mutilé, que l’on pourrait d’ailleurs plutôt apparenter à un monstre en train de s’autodéchirer, de s’autodétruire. Nous remarquons qu’il est invertébré, et qu’il y a un espace vide dans son corps qui forme la carte de l’Espagne. Ce monstre se trouve dans un paysage désertique, aride, dévasté, et il occupe l’ensemble de l’espace. Nous avons la sensation que sa tête va sortir du cadre, tout comme le sein à force de tirer dessus. Ce corps décomposé forme des droites rigides. En fait, nous avons à la fois des figures, des motifs linéaires, géométriques, et des figures et mouvements courbes, comme les nuages, ou la viande décomposée à droite, ainsi que les haricots. Nous pouvons constater que le mou et le dur sont des éléments récurrents dans les tableaux de Dali. Les formes molles ou arrondies sont liées à tout ce qui est comestible, mangeable, et en même temps, le mou c’est la putréfaction, la déliquescence. Le mou a été une angoisse pour Dali, angoisse qu’il traduit notamment avec « Les montres molles », qui représentent l’angoisse du temps. Le dur, quant à lui, est signe de stabilité.

[...] Salvador Dali: l’extravagant surréaliste. Paris : Hachette p. DALI, Salvador. Dali par Dali. Paris : Draeger p. Il s’agit aussi d’une réflexion personnelle. [...]


[...] Ici, on pourrait dire que le monstre qui s’autodétruit peut représenter Dali en plein délire. En effet, ce monstre peut exprimer la dualité de Dali, qui était un personnage ambigu. En même temps, Dali prône le surréalisme, fait parti de ce mouvement, en même temps, il a souvent fait des œuvres dans un but financier ; il ne fait donc pas dans ce cas l’art pour l’art. Les surréalistes réfutaient cela, et d’ailleurs Breton surnomma Dali Avida Dollar Ainsi, Dali se veut surréaliste. [...]


[...] Ainsi, le monstre incarne le peuple espagnol qui s’autodétruit. Cet affrontement aboutit à la fois à la mort au sens propre, et à la mort de l’Espagne traditionaliste. D’ailleurs, la main ridée, vieille, qui est à terre peut représenter la vieille Espagne vaincue. Dans ce tableau apparaissent des fétiches, des images obsessionnelles. Il faut savoir que la mort a été une grande angoisse et obsession pour Dali, puisqu’il a perdu un frère neuf mois après sa naissance, et qu’il s’appelait aussi Salvador. [...]


[...] Les nuages peuvent être apparentés à de la fumée qui obscurcit le calme du ciel. Ici, il y a une dimension apocalyptique. C’est comme si la carte d’Espagne s’embrasait. On pourrait dire que c’est l’Espagne traditionaliste qui part en fumée. Dans ce tableau, nous avons comme deux futurs : un futur proche qui correspondrait au conflit qui oppose anarchistes et républicains, et un futur plus lointain qui annonce une vieille Espagne (L’Espagne traditionaliste) vaincue. Dans cette œuvre, nous avons différents stades de la vie de l’homme : la jeunesse, la vieillesse et la mort ; ce qui nous amène à constater une opposition visuelle entre les membres. [...]

...

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