Assemblée plénière de la Cour de cassation, 24 février 2006 - l'ordonnance de référé
Date de publication :
23/10/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- La mise en exécution de l'ordonnance de référé par sa signification aux risques et périls de celui qui la poursuit
- La responsabilité sans faute fondée sur la théorie du risque et le principe de l'exécution provisoire
- La signification, à ses risques et périls, de l'exécution de l'ordonnance de référé à titre provisoire
- Les implications incertaines de la mise en exécution de l'ordonnance de référé par sa signification
- L'effet de la signification quant à la nature de l'exécution
- La valorisation de la signification et ses dérives
Résumé :
Par une ordonnance de référé, les cessionnaires d'un fonds de commerce ont obtenu la cessation de toute activité commerciale d'un commerçant, sous peine d'astreinte. L'ordonnance de référé a été infirmée par un premier jugement. Le commerçant fait assigner les cessionnaires en réparation de son préjudice né de l'exécution de l'ordonnance. Par un second jugement, les cessionnaires ont été condamnés à verser des dommages et intérêts au commerçant.
La cour d'appel d'Aix en Provence, par son arrêt du 29 mai 2001, infirme le jugement et subordonne le droit à réparation du commerçant à une faute des cessionnaires.
La deuxième Chambre civile de la cour de cassation, par sa décision du 10 juillet 2003, casse l'arrêt d'appel pour fausse application de l'article 1382 du Code civil. Elle considère que « l'exécution d'une décision de justice exécutoire à titre provisoire n'a lieu qu'aux risques et périls de celui qui la poursuit, à charge par lui, d'en réparer les conséquences dommageables ».
La cour d'appel de renvoi de Lyon, en date du 10 juillet 2003, rejette la demande en réparation du préjudice subi par le commerçant au motif que ses adversaires n'ont effectué aucun acte d'exécution forcée de l'ordonnance qui a été spontanément exécutée par lui. Dés lors, il ne peut obtenir réparation du préjudice subi du fait de cette exécution.
Le commerçant se pourvoit en cassation et fait grief à l'arrêt d'appel d'avoir violé l'article 1382 du Code civil en excluant toute responsabilité des cessionnaires alors que l'exécution d'une décision de justice exécutoire à titre provisoire n'a lieu qu'aux risques et périls de celui qui l'a obtenue. Il considère, en outre, qu'il était légalement tenu d'exécuter l'ordonnance de référé lui interdisant, sous astreinte, de poursuivre son activité commerciale.
Celui qui exécute une ordonnance de référé devenue exécutoire à titre provisoire par sa signification peut-il obtenir réparation du dommage causé par cette exécution, même sans faute de son adversaire, en cas d'infirmation ultérieure de cette ordonnance ?
L'assemblée plénière de la cour de cassation, par son arrêt du 24 février 2006, répond par l'affirmative et considère, sur le fondement de l'article 31 de la loi du 9 juillet 1991, que l'exécution d'une décision de justice exécutoire à titre provisoire n'a lieu qu'aux risques de celui qui la poursuit, à charge par lui, si le titre est ultérieurement modifié d'en réparer les conséquences dommageables.
Voir docs similaires : Droit des affaires
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit des affaires
Commentaire d'arrêt | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Commentaire d'arrêt | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 4 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Droit des affaires
Commentaire d'arrêt | 06/11/2006 | fr | .doc | 6 pages
Commentaire d'arrêt | 20/10/2002 | fr | .doc | 5 pages
Commentaire d'arrêt | 21/05/2007 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 06/01/2008 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 21/05/2007 | fr | .doc | 3 pages
