Comment les auteurs chinois de lAntiquité concevaient-ils les rapports entre lhomme et la nature ?
Date de publication :
02/03/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Pour les auteurs chinois de l'antiquité, homme et nature sont indissociables.
- Au c'ur de la pensée chinoise antique : la logique de non-contradiction
- De cette pensée naît la place de l'homme dans la nature : l'homme comme lien inébranlable entre les différents phénomènes de la nature
- Finalement, la place de l'homme dans la nature est ambiguë puisqu'il n'est que la simple balance d'un équilibre fragile entre parfaite harmonie et chaos humain.
- L'attitude humaine face à une Nature comme un ordre établi : volonté d'harmonie face à cette puissance bienfaisante
Résumé :
La nature est l'ensemble des êtres et des choses qui constituent l'univers, c'est le monde physique, initialement non transformé par l'homme.
Les auteurs chinois de l'antiquité, il y a environ 2000 ans, et plus précisément avant l'établissement du Régime impérial en 221 avant l'ère chrétienne, possédaient une vision particulière de la nature dont l'homme ne peut être dissocié, et dont certains aspects ont perduré jusqu'à nos jours. En 221 avant JC, l'Etat de Qin situé au nord ouest a contraint le pays à s'unifier. Dès lors, le roi de Qin, Shi Huangdi, prend le titre de Premier Empereur.
Il apparaît que la civilisation chinoise a été et demeure toujours dans une certaine mesure, terrienne et paysanne et non pastorale, contrairement aux civilisations grecques ou hébraïques.
Ainsi, dans la classification traditionnelle chinoise, les paysans sont vus comme les éléments les plus utiles à la société, car ils nourrissent la population. Les artisans, qui fabriquent des produits dérivés ou les commerçants, qui ne font que circuler les marchandises, ont des rôles plus subalternes.
Ceci montre l'extrême importance de la nature pour les chinois, qui entretiennent une relation unique avec cette dernière.
De fait, dans la terminologie ancienne, le mot « nature » peut être traduit par « de soi-même ainsi ». Le naturel n'est donc pas conçu comme un univers distinct du monde humain, mais il s'agit d'un processus spontané qui englobe le monde des hommes. La nature chinoise, c'est également le « tao » ou le « dao », c'est-à-dire la Route, le Chemin, la Voie. Dans la littérature antique, ce tao correspond à la voie du Ciel.
On peut donc se demander : Comment les auteurs chinois de l'antiquité concevaient- ils les rapports entre l'homme et la nature ?
Pour répondre à cette question, nous étudierons tout d'abord la conception de la nature pour ces auteurs, pour qui l'homme est partie prenante de la triade cosmique (ciel, terre et homme). Ensuite, nous examinerons le comportement humain qui découle de cette relation particulière à la nature. Il se traduit par l'élaboration de théories et d'une philosophie, d'une philosophie « de jardinier », mais aussi par l'application pratique de ces principes, qui se constate par exemple à travers l'agencement des jardins chinois ou l'art de la géomancie (fengshui) en Chine.
Les auteurs chinois de l'antiquité, il y a environ 2000 ans, et plus précisément avant l'établissement du Régime impérial en 221 avant l'ère chrétienne, possédaient une vision particulière de la nature dont l'homme ne peut être dissocié, et dont certains aspects ont perduré jusqu'à nos jours. En 221 avant JC, l'Etat de Qin situé au nord ouest a contraint le pays à s'unifier. Dès lors, le roi de Qin, Shi Huangdi, prend le titre de Premier Empereur.
Il apparaît que la civilisation chinoise a été et demeure toujours dans une certaine mesure, terrienne et paysanne et non pastorale, contrairement aux civilisations grecques ou hébraïques.
Ainsi, dans la classification traditionnelle chinoise, les paysans sont vus comme les éléments les plus utiles à la société, car ils nourrissent la population. Les artisans, qui fabriquent des produits dérivés ou les commerçants, qui ne font que circuler les marchandises, ont des rôles plus subalternes.
Ceci montre l'extrême importance de la nature pour les chinois, qui entretiennent une relation unique avec cette dernière.
De fait, dans la terminologie ancienne, le mot « nature » peut être traduit par « de soi-même ainsi ». Le naturel n'est donc pas conçu comme un univers distinct du monde humain, mais il s'agit d'un processus spontané qui englobe le monde des hommes. La nature chinoise, c'est également le « tao » ou le « dao », c'est-à-dire la Route, le Chemin, la Voie. Dans la littérature antique, ce tao correspond à la voie du Ciel.
On peut donc se demander : Comment les auteurs chinois de l'antiquité concevaient- ils les rapports entre l'homme et la nature ?
Pour répondre à cette question, nous étudierons tout d'abord la conception de la nature pour ces auteurs, pour qui l'homme est partie prenante de la triade cosmique (ciel, terre et homme). Ensuite, nous examinerons le comportement humain qui découle de cette relation particulière à la nature. Il se traduit par l'élaboration de théories et d'une philosophie, d'une philosophie « de jardinier », mais aussi par l'application pratique de ces principes, qui se constate par exemple à travers l'agencement des jardins chinois ou l'art de la géomancie (fengshui) en Chine.
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