Autoritarisme : la Birmanie: un Etat patrimonial, un régime militaire
Date de publication :
07/01/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Entre sanctions économiques et intérêts étatiques : comprendre la division de la Communauté internationale pour répondre à la crise birmane
- Controverse sur le recours aux sanctions économiques pour sanctionner la Birmanie
- Une Communauté internationale inefficace devant la primauté des intérêts étatiques
- Un coup d'Etat comme alternative aux sanctions internationales défaillantes?
- Le poids et l'influence des bonzes dans la société birmane
- Vers une révolution de palais?
Résumé :
Nous avons choisi de nous intéresser aujourd'hui dans le cadre de cette séance sur l' « autoritarisme : un etat patrimonial, régime militaire », à la birmanie qui fait l'actualité depuis plusieurs semaines et qui est un exemple bien représentatif d'etat autoritaire. Au préalable, faisons un bref rappel de l'histoire récente de la birmanie. Le pays est devenu indépendant en 1948 et le régime militaire s'installe en 1962 par le coup d'etat du général Ne Win. Un nouveau pouvoir est ainsi formé d'inspiration communiste qualifiée de « voie birmane du socialisme ». En 1988, la birmanie rentre dans une période d'incertitudes avec la démission du général Ne Win et des luttes de succession au sein de l'appareil militaire. La hausse du niveau de vie déclanche de grandes manifestations populaires d'origine étudiante. Malgré les pressions internationales, les manifestations sont suivies d'une répression impitoyable (plusieurs milliers de morts). Enfin, en 1992, l'armée réaffirme son pouvoir et sa domination sur le pays avec la prise du pouvoir du général Than Shwe (l'actuel numéro 1 de la junte).
La birmanie est aujourd'hui un etat néo-patrimonial dirigé par une petite élite, les militaires et leurs familles qui exercent une domination politique étroite basée sur un puissant service de renseignements et qui disposent d'une mainmise quasi totale sur l'ensemble des moyens de production, des richesses créées et des échanges commerciaux.
En août 2007, l'histoire se répète. Après une brutale hausse des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires de première nécessité, on assiste de nouveau, 20 ans après, à de grandes manifestations populaires (il est à préciser qu'aujourd'hui 90% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté) très médiatisées de part notamment le rôle prépondérant des moines bouddhistes. En septembre de violents affrontements opposent les manifestants à l'armée malgré les appels répétés de la Communauté internationale à l'apaisement. Depuis un mois, il est difficile de mesurer l'ampleur de la répression, le pays étant presque totalement fermé, les informations n'émergent qu'au compte-gouttes.
Ainsi, notre revue de presse sera consacrée non pas à l'étude de la nature même du régime birman (les points de vue sont relativement unanimes pour le caractériser de régime dictatorial et le dénoncer) mais plutôt à s'interroger sur les moyens à mettre en oeuvre pour inciter la junte à renoncer à ses méthodes autoritaires et à ouvrir un dialogue avec l'opposition. A partir de là, deux visions se confrontent pour sanctionner le régime militaire : l'une controversée d'inspiration internationale prônant le recours à des sanctions économiques (I), et l'autre plus interne et locale, insistant sur l'influence des moines sur la société et sur les dissensions au sein de la hiérarchie militaire (II).
La birmanie est aujourd'hui un etat néo-patrimonial dirigé par une petite élite, les militaires et leurs familles qui exercent une domination politique étroite basée sur un puissant service de renseignements et qui disposent d'une mainmise quasi totale sur l'ensemble des moyens de production, des richesses créées et des échanges commerciaux.
En août 2007, l'histoire se répète. Après une brutale hausse des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires de première nécessité, on assiste de nouveau, 20 ans après, à de grandes manifestations populaires (il est à préciser qu'aujourd'hui 90% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté) très médiatisées de part notamment le rôle prépondérant des moines bouddhistes. En septembre de violents affrontements opposent les manifestants à l'armée malgré les appels répétés de la Communauté internationale à l'apaisement. Depuis un mois, il est difficile de mesurer l'ampleur de la répression, le pays étant presque totalement fermé, les informations n'émergent qu'au compte-gouttes.
Ainsi, notre revue de presse sera consacrée non pas à l'étude de la nature même du régime birman (les points de vue sont relativement unanimes pour le caractériser de régime dictatorial et le dénoncer) mais plutôt à s'interroger sur les moyens à mettre en oeuvre pour inciter la junte à renoncer à ses méthodes autoritaires et à ouvrir un dialogue avec l'opposition. A partir de là, deux visions se confrontent pour sanctionner le régime militaire : l'une controversée d'inspiration internationale prônant le recours à des sanctions économiques (I), et l'autre plus interne et locale, insistant sur l'influence des moines sur la société et sur les dissensions au sein de la hiérarchie militaire (II).
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