L'un est l'autre, Elizabeth Badinter

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Sommaire

  1. L'un et l'autre
  2. L'un sans l'autre
  3. L'un est l'autre

Résumé de la fiche de lecture

Elisabeth Badinter, agrégée de philosophie, aujourd’hui maître de conférence à l’Ecole Polytechnique est un personnage controversé: ses idées font souvent scandale. Elle est une penseuse engagée à gauche; elle défend, comme son mari l’avocat Robert Badinter, une certaine idée de la démocratie sociale à travers ses écrits. Sa réflexion, nourrie par la philosophie de Simone de Beauvoir, réévalue la place de la femme dans la société. Elle prône, à travers ce que ses détracteurs appellent un « anti féminisme », le retour à une complémentarité des sexes.

Le livre d’E. Badinter développe la thèse suivante: à l’origine, dans la nuit des temps, l’humanité aurait connu une période de complémentarité entre les sexes, basée sur la différence naturelle des sexes combinée à celle des tâches; cette complémentarité aurait été symétrique: aux femmes la production des enfants et la cueillette, aux hommes la chasse. Puis se serait développé le patriarcat lors des 3 ou 4 derniers millénaires, et surtout le patriarcat « dur ». Ce patriarcat aurait duré jusqu’à la Révolution Française, mettant ensuite 200 ans à agoniser. A la complémentarité, à « l’un avec l’autre » succéda donc « l’un sans l’autre » et l’oppression des femmes sous le patriarcat. La dernière partie nous expose un retour actuel à l’égalité, basée sur la ressemblance des sexes où l’un est l’autre.

[...] Dans bon nombre de familles on craint encore le père, il est le patriarche le chef de famille On constate de plus que les coutumes telles que le nom de mariage persistent. Concernant le domaine de la prostitution, on observe bien l’idéologie patriarcale dominante : le client vient pour se soulager. Les rapports sexuels sont ici inégaux, l’homme tente de retrouver sa virilité perdue en essayant de dominer, d’être le maître. Par ailleurs, les proxénètes sont pour la plupart des hommes, manipulateurs, escrocs, violents et s’enrichissent grâce au travail des femmes. [...]


[...] La barrière homme femme est encore plus vague maintenant que l’on sait que chaque être produit des hormones mâles et femelles. E. Badinter pense que cette théorie de ressemblance va aboutir à une mutation de l’espèce, pour d’autres elle s’acheminera vers une crise des sexes. Cette variation brutale entraîne le partage des tâches : les hommes s’impliquent davantage dans l’éducation des enfants tandis que les femmes s’orientent vers des activités ou travail qui les excluaient auparavant. Dès les années 70, sous la pression des féministes, s’est créé un consensus politique pour estomper les traces de discrimination sexuelle. [...]


[...] On remarque que l’intervention mâle est indispensable à la procréation, on assimile la femme au terrain et l’homme à la semence. (Coran) Le mariage a renforcé la suprématie de l’homme sur la femme : elle varie entre objet de son père échangé à celui d’objet de son mari. Beaucoup d’entres elles ont été mariées dans le but d’élargir les terrains du mari, d’acquérir de la puissance ou même de lui promettre une descendance. Descendance devant être légitime car les hommes ont eu une telle peur de l’infidélité que des mesures ont été créées : ceintures de chasteté, ablation de membranes, harems ) Conséquences : les hommes se sont saisis de tous les pouvoirs féminins, mais ils y ont perdu leur amitié. [...]


[...] Autre exemple : la plupart des techniciens de surface ou de propreté ou autre appellation sont de sexe féminin, le ménage n’est pas une activité masculine Certes, l’égalité est prônée dans nos sociétés mais toutes les mentalités ne sont pas encore en adéquation avec ce principe, même 40 ans après. C’est vrai qu’il a fallu plus de 2 siècles aux femmes pour bénéficier de leurs droits. Les soixante huitardes se sont battues pour obtenir l’égalité des droits mais on remarque aujourd’hui que ce combat tombe doucement aux oubliettes. [...]


[...] Pour ce qui est des guerres, elles auraient probablement été trop fragiles pour combattre et prouver qu’elles se sentaient à la hauteur des hommes. Du fait de leur fragilité plus importante, les femmes se sentaient entourées, épaulées, et avaient moins peur grâce à leur mari. Au début du 20ème siècle, le travail féminin était mal perçu car en campagne, chaque ménage avait une maison à entretenir, un jardin et des bêtes à élever pour la survie de toute la maisonnée. [...]

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A propos de l'auteur
Emilie S.
éducatrice spécialisée
Niveau
Grand public
Etude suivie
questions...
Ecole, université
Ecole...
A propos du doc
Date de publication
06/08/2007
Langue
français
Format
.doc
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
8 pages
Niveau
grand public
Consulté
22 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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