LAutriche-Hongrie, prison des peuples ?
Date de publication :
25/02/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
15 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le compromis austro-hongrois : interprétations et fondements
- Genèse d'un aigle à deux têtes
- Le compromis austro-hongrois (1867)
- L'Autriche-Hongrie : berceau des nationalités
- La question des nationalités : nations historiques et groupes ethnolinguistiques
- Une politique différenciée du traitement des nationalités au sein de l'Empire
- Vers la voie fédérale ?
- Retour sur le modèle culturel viennois
- Les tentatives de fédéralisation
- Vers la disparition d'un modèle politique
Résumé :
La conclusion du compromis austro-hongrois est la conséquence majeure de cette « année du destin », l'année 1866, qui a vu la Maison d'autriche exclue des affaires allemandes et italiennes, et la destruction des derniers vestiges de sa mission impériale et universelle. Réduite à l'espace danubien, la vocation des Habsbourg va se trouver modifiée une dernière fois : après avoir été une dynastie allemande, après avoir eu des prétentions à la monarchie universelle, après avoir été une grande puissance continentale championne de l'ordre conservateur de Vienne, ils se trouveront réduits à diriger qu'un Etat multinational, brillant second d'une Allemagne impériale en pleine ascension. Cela constitue pour eux comme pour l'Europe une chance historique : alors que prévaut partout la logique d'Etat-nation, la Double Monarchie va s'inscrire dans un contre-modèle fructueux et aux virtualités infinies. Surtout, dans ce patchwork de nationalités et de diversités linguistiques qu'est l'Europe centrale, elle aura réussi à définir un cadre politique, culturel, humain original qui lui donnera une stabilité symbolisée par cette formidable richesse culturelle de La Vienne des années 1900.
Pourtant, après le printemps des peuples de 1848 qui touche son propre territoire, Prague et Budapest notamment, l'Empire d'autriche ne peut plus ignorer une question fondamentale qui se fait jour ailleurs en Europe : celle des nationalités. Le problème n'est pas celui de l'Italie ou de l'Allemagne, mais celui de la coexistence de plusieurs groupes ethnolinguistiques au sein d'un état unique, dirigé par des Allemands et qu'il faut organiser. Après avoir octroyé une constitution en 1860 qui ouvre la voie au fédéralisme, l'empereur François-Joseph se tourne vers le centralisme et le néo-absolutisme dès 1861 par la Patente. Ces deux orientations ne satisfont personne. Avec le Diplôme, les Allemands craignent de perdre leur suprématie, sans que cela ne contente les minorités, et notamment les Hongrois, qui souhaitent revenir à leur constitution de 1848 qui leur accordait de larges prérogatives. Face à ces mécontentements, François-Joseph est dans l'obligation de trouver un compromis entre les peuples et la dynastie : ce fut fait en 1867, par le compromis austro-hongrois qui met en place un régime dualiste, où la hongrie recouvre son autonomie. L'Empire prend alors le nom d'autriche-hongrie, et ce jusqu'en 1918. C'est cette ère du compromis que nous étudions ici, qui couvre un demi-siècle du destin exceptionnel d'une famille, les Habsbourg. Durant cette période, malgré quelques avancées, François-Joseph refuse de remettre en cause le statu quo et d'imposer les réformes qui auraient pu sauver son Empire.
Pourtant, après le printemps des peuples de 1848 qui touche son propre territoire, Prague et Budapest notamment, l'Empire d'autriche ne peut plus ignorer une question fondamentale qui se fait jour ailleurs en Europe : celle des nationalités. Le problème n'est pas celui de l'Italie ou de l'Allemagne, mais celui de la coexistence de plusieurs groupes ethnolinguistiques au sein d'un état unique, dirigé par des Allemands et qu'il faut organiser. Après avoir octroyé une constitution en 1860 qui ouvre la voie au fédéralisme, l'empereur François-Joseph se tourne vers le centralisme et le néo-absolutisme dès 1861 par la Patente. Ces deux orientations ne satisfont personne. Avec le Diplôme, les Allemands craignent de perdre leur suprématie, sans que cela ne contente les minorités, et notamment les Hongrois, qui souhaitent revenir à leur constitution de 1848 qui leur accordait de larges prérogatives. Face à ces mécontentements, François-Joseph est dans l'obligation de trouver un compromis entre les peuples et la dynastie : ce fut fait en 1867, par le compromis austro-hongrois qui met en place un régime dualiste, où la hongrie recouvre son autonomie. L'Empire prend alors le nom d'autriche-hongrie, et ce jusqu'en 1918. C'est cette ère du compromis que nous étudions ici, qui couvre un demi-siècle du destin exceptionnel d'une famille, les Habsbourg. Durant cette période, malgré quelques avancées, François-Joseph refuse de remettre en cause le statu quo et d'imposer les réformes qui auraient pu sauver son Empire.
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