Avons-nous un corps ?
Date de publication :
06/03/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- La difficulté de se saisir comme corps alors que l'on se saisit aisément comme sujet pensant
- Si l'on peine à se tenir sur la frontière de cet entre-deux qu'est son propre corps, ni pur dehors, ni pur dedans, il reste au moins la possibilité, dégagée de toute ambiguïté, de saisir le corps d'autrui
- La difficulté de se saisir comme corps provient aussi de la difficulté à le connaître
- Parler d' un ''corps'' semble être un abus de langage car la notion de corps ne revêt pas une signification universelle
- Le corps semble nous appartenir lorsqu'il est couplé à l'esprit qui rend possible le sentiment de propriété
- L'union de l'âme et du corps doit être complétée par un principe, un sentiment, qui nous permettrait de dire que ce corps est nôtre
Résumé :
Parmi les évidences qui constituent notre existence, l'une des plus fondamentales est que je suis dans mon corps. C'est en lui que je vis. Le corps est la partie matérielle des êtres animés. Etre vivant, c'est avoir un corps à soi, capable de se mouvoir et d'accomplir certaines fonctions vitales. Et sentir, mais aussi agir, parler, ou penser, supposent d'avoir son propre corps à disposition. C'est cette évidence du corps qui rend si difficile sa description. Cette évidence silencieuse du corps, que l'on ne songe guère à interroger tant que l'on est bien-portant, se voile d'opacité et d'étrangeté dès que l'on veut l'approcher. Car c'est depuis ce corps qu'il faut réfléchir et faire comme s'il était extérieur à soi. Ceci ouvre la question : avons-nous un corps ? Cette interrogation peut paraître triviale car chacun en se voyant dans le miroir voit un corps, mais elle soulève en réalité un paradoxe. Si le corps est ce qui semble me constituer, je ne me définis pourtant pas comme corps mais comme objet pensant. Et si la réalité du corps est établie, il n'est pas garanti que nous le possédions, que nous l'« ayons » à proprement parler, c'est-à-dire que nous disposions réellement de lui comme d'un objet. L'homme se saisit-il comme corps ? Le possède-t-il réellement ? Est-il alors ce corps qui le constitue ?
La difficulté à se saisir comme corps, alors que l'on se saisit immédiatement comme sujet pensant provient certainement de la difficulté à définir le corps comme « sien ». Le corps, enfin, semble trouver son unité et nous appartenir lorsqu'il est couplé à l'esprit.
Se demander si l'on a un corps soulève un premier paradoxe qui est celui de la difficulté de se saisir comme corps alors que l'on se saisit aisément comme sujet pensant. En effet la spécificité de l'homme est caractérisée par sa pensée et non pas par son corps. Pour se saisir comme corps, le corps d'autrui est essentiel. Le corps, enfin, exprime sa spécificité quand le « je suis » se substitue au « je peux ».
La difficulté à se saisir comme corps, alors que l'on se saisit immédiatement comme sujet pensant provient certainement de la difficulté à définir le corps comme « sien ». Le corps, enfin, semble trouver son unité et nous appartenir lorsqu'il est couplé à l'esprit.
Se demander si l'on a un corps soulève un premier paradoxe qui est celui de la difficulté de se saisir comme corps alors que l'on se saisit aisément comme sujet pensant. En effet la spécificité de l'homme est caractérisée par sa pensée et non pas par son corps. Pour se saisir comme corps, le corps d'autrui est essentiel. Le corps, enfin, exprime sa spécificité quand le « je suis » se substitue au « je peux ».
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