Le barbare et la cité

Date de publication :

27/08/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

5 pages

Niveau :

expert

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Sommaire :

 
 

Sommaire Le barbare et la cité Sommaire

 
  1. Un modèle politique radicalement oppose
    1. L'exclusion politique des barbares de la cité grecque
    2. La négation barbare du modèle politique grec
  2. Barbare et grec, entre dédain et attirance
    1. Le barbare, l'éternel ennemi
    2. Le monde barbare, un inconnu attirant

Résumé :

barbare et cité, voilà bien deux notions que tout semble opposer, la cité représentant l'organisation politique grecque par essence, alors que le barbare est justement la négation de tout ce qui est grec. Lorsqu'on s'essaie à un travail de définition plus approfondi le constat reste le même. La cité est pour les grecs l'unité politique de base à l'époque classique, elle est autonome (même si quelques alliances ont existées) et indépendante en théorie, puisqu'en pratique certaines cités notamment Athènes et Sparte se sont imposées aux autres. Elle se structure autour de ses citoyens qui détiennent le pouvoir politique de manière égalitaire, mais dont le nombre est assez réduit au regard du nombre d'habitants de la cité.
Les barbares représentent quant à eux, à la même époque, les peuples qui ne sont pas grecs, c'est à dire pour reprendre l'origine mythique du mot, ceux qui ne sont pas les descendants d'Hellen qui est considéré comme le premier grec. Hellen étant à l'origine des quatre peuples grecs, les Doriens, les Achéens, les Ioniens et les Eoliens. Outre cette origine mythique, le mot barbare est introduit vraisemblablement par Homère, qui dans l'lliade va créer l'adjectif « barbarophone » pour désigner le langage incompréhensible d'une peuplade asiatique alliée des grecs pendant la guerre de Troie. Ce critère linguistique va s'imposer et se développer progressivement à tous ceux qui ne parlent pas parfaitement le grec. Petit à petit le concept de civilisation grecque va émerger sous l'influence des philosophes et des poètes avec le courant hellénistique et le barbare va alors devenir tout simplement le non grec. Pour reprendre Montaigne dans les Essais, « chacun appelle la barbarie ce qui n'est pas de son usage ». Il faut noter toutefois que cette définition est ici bien différente de celle que l'on peut faire aujourd'hui, car le terme barbare est dépourvu du caractère péjoratif qui lui est donné de nos jours. Pour les grecs le terme barbare est un qualificatif et non un jugement de valeur.
L'époque classique grecque n'est bien évidemment pas la seule période où les notions de cité et de barbares peuvent être illustrées. Les romains utilisaient en effet eux aussi ces termes quoique dans un sens quelque peu dévoyé. Rome ne fonctionnant en effet pas vraiment comme une cité grecque et le mot barbare était employé de manière extrêmement négative. Cependant c'est bel et bien l'Antiquité grecque qui cristallise le mieux ces deux notions et les rapports qu'elles peuvent entretenir.
Il faut préciser qu'il est peu aisé d'étudier des objets de natures différentes, comme ici un peuple et un type d'organisation politique. Pour faciliter la comparaison et la mise en exergue de points d'études, il est plus commode d'opposer les barbares et les grecs, car ceux-ci personnifient la cité. Donc pour étudier la relation barbare-cité, il faut se pencher sur la relation barbare-grec.
Dire que ces notions sont antagonistes, ne signifie pas pour autant qu'elles n'ont pas de rapports entre elles. Il va donc être intéressant de se demander, comment les barbares considéraient la cité grecque et inversement comment la cité, et à travers elle les grecs, considérait les barbares ?
Cette question semble à priori très simple, puisque les relations entre des peuples dont les rapports sont presque exclusivement belliqueux, ne peuvent pas être très développées. On va s'apercevoir pourtant que ces relations peuvent être beaucoup plus compliquées et riches que prévues. En effet, malgré des modèles politiques radicalement opposés ( I ), barbares et grecs entretiennent une relation ambiguë oscillant entre dédains et admiration ( II ).

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A propos de l'auteur :

pencil image Gilles D. étudiant
Niveau :Expert Etude suivie : Sciences politiques Ecole, université : Montesquieu Bordeaux IV

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