Le baroque à Rome
Date de publication :
14/06/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'art baroque: une existence religieuse
- Le contexte à Rome
- Saint- Pierre de Rome: vitrine de la catholicité
- Une 'uvre emblématique: l'extase de Sainte Thérèse (1645-1652)
- Les églises baroques
- L'église du Gésu: les bases des édifices religieux baroques
- La conception et les 'uvres de Borromini (1599-1667)
- Saint André du Quirinal (1658-1670)
- Apparition des capitales modernes
- Sixte Quint ou le renouveau de la Ville Éternelle
- Les différents foyers
- Les différents thèmes du baroques
- Virtuosité et émerveillement
- Art et illusion
- Nature et métamorphose
Résumé :
Tout d'abord, rappelons que l'épithète « baroque » a servi, dans un premier temps, à qualifier péjorativement, le style qui, succédant à la Renaissance classique, a régné sur une grande partie de l'Europe au XVII ème siècle et au début du XVIII ème. Par opposition au classicisme, le baroque sera écart et refus des règles, expression de la démesure et recherche de l'effet. Cet écart sera reçu comme une dégénérescence de l'héritage laissé par les maîtres de la Renaissance. Il veut étonner, éblouir et toucher les sens.
Le XVII ème siècle est caractérisé par une diversité de tendances sans précédent. L'univers clos du Moyen-âge a volé en éclat pendant la Renaissance avec l'introduction du libre arbitre. Dans le système religieux du Moyen Age, chaque phase de l'existence a une place déterminée et significative, il n'y a pas de place pour le doute ou la réflexion. Avec l'humanisme, le problème de la liberté est posé. La Renaissance ne renonce pas pour autant à un univers ordonné avec une interprétation fondée sur la géométrie et l'harmonie.
Mais cette liberté s'exerçant dans un univers harmonieux ne tient pas longtemps: Érasme et Luther mettront en doute la liberté et la dignité humaine, tandis que Copernic ne fait plus tourner l'univers autour de la planète terre en 1545. Il faut également mentionner la longue période de troubles religieux accompagnés de troubles politiques au XVII ème siècle. Il n'y a pas à l'époque d'unité religieuse, l'homme doit choisir entre deux pensées religieuses et deux modes de vie. Le schisme qui sépare la religion chrétienne en deux groupes antagonistes, réformé et catholique, entraîne l'idée de salut ou d'une condamnation liée aux choix que l'on fait. La réforme de Luther conteste la suprématie de rome, la hiérarchie de l'Église et un certain nombre de ses pratiques. La réforme catholique ou contre-réforme, entamée lors du Concile de Trente (1545-1563), lui a répondu par la réaffirmation des dogmes fondamentaux de l'Église et par une vague de discipline: fondation de l'ordre des Jésuites en 1534 par Ignace de Loyola, qui comptera 5 000 membres et 144 collèges en 1580. Les protestants refusent le culte des images. Dans les pays catholiques, au contraire, on les voit prendre un essor nouveau. Il s'agit d'affirmer au monde par un art monumental la grandeur suprême de Dieu et de la religion catholique mais aussi de prouver la vérité de la foi. Le monde catholique comprend que l'art pouvait servir la religion. Architectes, peintres, sculpteurs doivent parvenir à séduire et à imposer l'autorité de l'Église aux fidèles et réaffirmer sa supériorité face au protestantisme.
Dans un premier temps, nous montrerons en quoi le baroque est un art religieux, avec une partie entière consacrée aux églises romaines puis nous étudierons les nouveaux principes d'urbanisme succédant à la cité idéale. Enfin nous nous attarderons sur les thèmes propres du baroque.
Le XVII ème siècle est caractérisé par une diversité de tendances sans précédent. L'univers clos du Moyen-âge a volé en éclat pendant la Renaissance avec l'introduction du libre arbitre. Dans le système religieux du Moyen Age, chaque phase de l'existence a une place déterminée et significative, il n'y a pas de place pour le doute ou la réflexion. Avec l'humanisme, le problème de la liberté est posé. La Renaissance ne renonce pas pour autant à un univers ordonné avec une interprétation fondée sur la géométrie et l'harmonie.
Mais cette liberté s'exerçant dans un univers harmonieux ne tient pas longtemps: Érasme et Luther mettront en doute la liberté et la dignité humaine, tandis que Copernic ne fait plus tourner l'univers autour de la planète terre en 1545. Il faut également mentionner la longue période de troubles religieux accompagnés de troubles politiques au XVII ème siècle. Il n'y a pas à l'époque d'unité religieuse, l'homme doit choisir entre deux pensées religieuses et deux modes de vie. Le schisme qui sépare la religion chrétienne en deux groupes antagonistes, réformé et catholique, entraîne l'idée de salut ou d'une condamnation liée aux choix que l'on fait. La réforme de Luther conteste la suprématie de rome, la hiérarchie de l'Église et un certain nombre de ses pratiques. La réforme catholique ou contre-réforme, entamée lors du Concile de Trente (1545-1563), lui a répondu par la réaffirmation des dogmes fondamentaux de l'Église et par une vague de discipline: fondation de l'ordre des Jésuites en 1534 par Ignace de Loyola, qui comptera 5 000 membres et 144 collèges en 1580. Les protestants refusent le culte des images. Dans les pays catholiques, au contraire, on les voit prendre un essor nouveau. Il s'agit d'affirmer au monde par un art monumental la grandeur suprême de Dieu et de la religion catholique mais aussi de prouver la vérité de la foi. Le monde catholique comprend que l'art pouvait servir la religion. Architectes, peintres, sculpteurs doivent parvenir à séduire et à imposer l'autorité de l'Église aux fidèles et réaffirmer sa supériorité face au protestantisme.
Dans un premier temps, nous montrerons en quoi le baroque est un art religieux, avec une partie entière consacrée aux églises romaines puis nous étudierons les nouveaux principes d'urbanisme succédant à la cité idéale. Enfin nous nous attarderons sur les thèmes propres du baroque.
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