Boulanger et le Boulangisme
Date de publication :
14/05/2002
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une carrière militaire fulgurante
- Janvier 1886 - mai 1887 : Boulanger ministre de la guerre
- Essor du boulangisme, une coalition hétérogène de mécontents de tous bords
- 1888 : Raz-de-marée boulangiste aux élections partielles
- Union des défenseurs du régime pour abattre le boulangisme
- Conséquences du boulangisme dans la vie politique française
Résumé :
Georges-Ernest-Jean-Marie boulanger naît à Rennes le 29 avril 1837 dans le milieu de la moyenne bourgeoisie bretonne. En 1854, à l'âge de 17 ans, il est reçu à Saint-Cyr : il en ressort deux ans plus tard en 1856 dans la promotion Crimée-Sébastopol. Le jeune sous-lieutenant boulanger commence alors une carrière rapide en raison notamment d'une bravoure remarquée. Il fait son baptême du feu en 1857, lors de la campagne de la Grande Kabylie. boulanger participe ensuite aux expéditions italiennes de Napoléon III : il est blessé à Magenta en 1859. A son retour il se voit remettre la croix de la légion d'honneur. En 1861, boulanger est envoyé en Cochinchine où il est nommé capitaine. De retour en France en 1864, il épouse Lucie Renouard, une cousine. Le capitaine est alors nommé à Saint-Cyr comme instructeur : par son entrain, l'originalité de ses méthodes de travail et par sa mansuétude, il sort de la banalité ; il se comporte déjà en véritable meneur d'hommes.
Lorsque la guerre est déclarée en 1870, boulanger est promu commandant : par chance il est même fait lieutenant-colonel au 114e de ligne « sans mériter son avancement »(A.Dansette). En janvier 1871, à la suite des combats devant Paris auxquels il participe boulanger reçoit le grade de colonel, il n'a pas encore trente-quatre ans. Lors de la Commune de Paris, son régiment se bat contre les Fédérés mais boulanger, blessé, ne participe pas, dans les rangs des Versaillais aux terribles répressions de la « Semaine sanglante » (21-28 mai 1871).
A moins de trente-cinq ans, boulanger est déjà colonel dans l'armée française, commandeur de la Légion d'Honneur, il a quatre campagnes à son actif et a été gravement blessé pas moins de six fois : c'est alors un soldat brillant récompensé pour ses efforts et son dévouement.
Fin 1871, il se voit pourtant « rétrogradé » : son avancement a été jugé trop rapide et le jeune officier retrouve le grade de lieutenant-colonel. Furieux, il menace de démissionner mais en 1874 il est finalement nommé colonel à titre définitif. C'est alors en France le temps de l'Ordre Moral et le général, gonflé par son ambition, se morfond dans sa garnison. Il appartient au 7e corps commandé par le quatrième fils de Louis-Philippe, le duc d'Aumale (1822-1897), auprès duquel il fait tout pour obtenir ses faveurs. Ainsi il le prie en janvier 1880 de l 'appuyer pour le faire nommer général de brigade. Mais comme l'écrit A.Dansette, si « boulanger se pare sur sa droite, il travaille également sa gauche ». Il professe des sentiments républicains et se tourne vers Léon Gambetta (1838-1882) qu'il assure « de son dévouement à sa personne et à la République ». En mai 1880, boulanger reçoit satisfaction et sait remercier ses deux protecteurs.
Mais l'ascension de cet officier ambitieux ne s'arrête pas là : en 1882, il est appelé à la direction de l'infanterie, où il montre déjà un grand zèle réformateur et prononce à l'occasion des discours républicains, et en 1884, il devient le plus jeune général de division de sa promotion. Il reçoit même un important commandement à la tête des troupes d'occupation en Tunisie (sous protectorat français depuis 1881).
Lorsque la guerre est déclarée en 1870, boulanger est promu commandant : par chance il est même fait lieutenant-colonel au 114e de ligne « sans mériter son avancement »(A.Dansette). En janvier 1871, à la suite des combats devant Paris auxquels il participe boulanger reçoit le grade de colonel, il n'a pas encore trente-quatre ans. Lors de la Commune de Paris, son régiment se bat contre les Fédérés mais boulanger, blessé, ne participe pas, dans les rangs des Versaillais aux terribles répressions de la « Semaine sanglante » (21-28 mai 1871).
A moins de trente-cinq ans, boulanger est déjà colonel dans l'armée française, commandeur de la Légion d'Honneur, il a quatre campagnes à son actif et a été gravement blessé pas moins de six fois : c'est alors un soldat brillant récompensé pour ses efforts et son dévouement.
Fin 1871, il se voit pourtant « rétrogradé » : son avancement a été jugé trop rapide et le jeune officier retrouve le grade de lieutenant-colonel. Furieux, il menace de démissionner mais en 1874 il est finalement nommé colonel à titre définitif. C'est alors en France le temps de l'Ordre Moral et le général, gonflé par son ambition, se morfond dans sa garnison. Il appartient au 7e corps commandé par le quatrième fils de Louis-Philippe, le duc d'Aumale (1822-1897), auprès duquel il fait tout pour obtenir ses faveurs. Ainsi il le prie en janvier 1880 de l 'appuyer pour le faire nommer général de brigade. Mais comme l'écrit A.Dansette, si « boulanger se pare sur sa droite, il travaille également sa gauche ». Il professe des sentiments républicains et se tourne vers Léon Gambetta (1838-1882) qu'il assure « de son dévouement à sa personne et à la République ». En mai 1880, boulanger reçoit satisfaction et sait remercier ses deux protecteurs.
Mais l'ascension de cet officier ambitieux ne s'arrête pas là : en 1882, il est appelé à la direction de l'infanterie, où il montre déjà un grand zèle réformateur et prononce à l'occasion des discours républicains, et en 1884, il devient le plus jeune général de division de sa promotion. Il reçoit même un important commandement à la tête des troupes d'occupation en Tunisie (sous protectorat français depuis 1881).
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