Bronzino, (1503-1572), Allégorie du Triomphe de Vénus (1545)
Date de publication :
22/10/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Description
- Composition
- Le regard du spectateur
- Analyse
- Les personnages
- Les modifications du tableau
- Sens de la toile
Résumé :
Né le 15 novembre 1503 à Monticelli près de Florence, décédé le 23 novembre 1572 à Florence.
bronzino, le grand maniériste du milieu du XVe siècle à Florence, réunit dans son art raffiné une palette brillante, un dessin élégant et des formes sculpturales. Célèbre pour ses portraits méticuleusement travaillés, bronzino peint également des sujets religieux et mythologiques, et dessine des cartons de tapisserie et des décors.
bronzino étudie auprès de Raffaellino del Garbo avant de devenir l'apprenti et le collaborateur du peintre maniériste, Jacopo da Pontormo (1494-1556). Son premier travail est parfois confondu avec celui de son maître, mais bronzino affirme son individualité à compter de la fin des années 1520 sous l'influence des disciples de Raphaël. Le style de bronzino diffère assez vite de Pontormo. A Partir de là il entreprend une carrière indépendante. À la cour du duc d'Urbin, il peint ses premiers portraits, dans lesquels il marque ses distances avec la manière de Pontormo. À Pesaro, où il prend connaissance des derniers développements de la peinture de Rome, il peint la décoration de la villa Impériale et orne un clavecin d'une histoire d'Apollon et Mars (Saint-Pétersbourg).
La dernière oeuvre proprement « maniériste » de bronzino est le portrait d'Éléonore (1545, musée des Offices, Florence), où la précision avec laquelle il a rendu tous les détails des arabesques de la robe produit un effet quasi hallucinatoire (le trop de réel revenant toujours à son contraire), et semble une armure masquant un corps inaccessible. Outre certains portraits qui reprennent le schéma de ceux de sa jeunesse, mais avec plus de majesté sculpturale, comme s'il avait été influencé par l'art antique dont il s'était entiché lors d'un séjour à Rome, bronzino effectue, à la fin des années 1540, un grand nombre de cartons de tapisseries qui sont déjà comme une académisation du maniérisme. Après sa Descente du Christ aux Limbes (1552), où l'écart est sans limite entre la morbidité du thème et l'exubérante accumulation par lequel il est traité, bronzino accentuera cette profusion anatomique et académique dans ses commandes publiques, dont la composition tient désormais de l'exercice de gymnastique. À l'exception d'un remarquable portrait de la poétesse Laura Battiferri (1560), le moins abstrait, le plus psychologique de ceux qu'il a peints, sorte d'emblème de la frigidité (il écrira de cette femme qu'elle est « dedans tout en fer et dehors de glace »), bronzino ne réalise plus d'oeuvre marquante. Un changement de style s'opère après qu'il a été nommé à l'Académie du dessin que fonde Vasari en 1563, et l'on pourrait dire qu'à la fin de sa vie la Contre-réforme aura fait fondre le bronze glacé de ses figures.
La peinture de bronzino : vénus et Cupidon ou allégorie du triomphe de vénus créée vers 1545 conservé à la National Gallery à Londres et mesurant 146 116 cm, est aujourd'hui célèbre: fréquemment reproduite, elle est désormais considérée comme emblématique de la manière de bronzino alors même qu'elle ressortit à un registre érotique qu'il a peu pratiqué. Or, non seulement le tableau est demeuré caché dans des collections privées pendant des siècles mais, dès sa réalisation, il était destiné, sinon à être ignoré, du moins à échapper à tout regard public.
Dans sa Vie de bronzino, Vasari, peintre et historien florentin qui vécut à la fin du XVIe siècle, écrit : « Il fit une peinture d'une beauté singulière, qui fut envoyée en France, au roi François, dans laquelle était une vénus, nue, embrassée par Cupidon, le plaisir sur un côté Et de l'autre, la fraude, la jalousie, et les autres passions de l'amour. » La description correspond en partie à l'allégorie du triomphe de vénus, tableau qui n'a d'ailleurs jamais figuré dans les collections royales françaises. Cette peinture est une oeuvre ambitieuse, dont la symbolique hermétique comme le jeu raffiné, volontairement froid et artificiel, des couleurs et des formes sont typiques du maniérisme.
bronzino, le grand maniériste du milieu du XVe siècle à Florence, réunit dans son art raffiné une palette brillante, un dessin élégant et des formes sculpturales. Célèbre pour ses portraits méticuleusement travaillés, bronzino peint également des sujets religieux et mythologiques, et dessine des cartons de tapisserie et des décors.
bronzino étudie auprès de Raffaellino del Garbo avant de devenir l'apprenti et le collaborateur du peintre maniériste, Jacopo da Pontormo (1494-1556). Son premier travail est parfois confondu avec celui de son maître, mais bronzino affirme son individualité à compter de la fin des années 1520 sous l'influence des disciples de Raphaël. Le style de bronzino diffère assez vite de Pontormo. A Partir de là il entreprend une carrière indépendante. À la cour du duc d'Urbin, il peint ses premiers portraits, dans lesquels il marque ses distances avec la manière de Pontormo. À Pesaro, où il prend connaissance des derniers développements de la peinture de Rome, il peint la décoration de la villa Impériale et orne un clavecin d'une histoire d'Apollon et Mars (Saint-Pétersbourg).
La dernière oeuvre proprement « maniériste » de bronzino est le portrait d'Éléonore (1545, musée des Offices, Florence), où la précision avec laquelle il a rendu tous les détails des arabesques de la robe produit un effet quasi hallucinatoire (le trop de réel revenant toujours à son contraire), et semble une armure masquant un corps inaccessible. Outre certains portraits qui reprennent le schéma de ceux de sa jeunesse, mais avec plus de majesté sculpturale, comme s'il avait été influencé par l'art antique dont il s'était entiché lors d'un séjour à Rome, bronzino effectue, à la fin des années 1540, un grand nombre de cartons de tapisseries qui sont déjà comme une académisation du maniérisme. Après sa Descente du Christ aux Limbes (1552), où l'écart est sans limite entre la morbidité du thème et l'exubérante accumulation par lequel il est traité, bronzino accentuera cette profusion anatomique et académique dans ses commandes publiques, dont la composition tient désormais de l'exercice de gymnastique. À l'exception d'un remarquable portrait de la poétesse Laura Battiferri (1560), le moins abstrait, le plus psychologique de ceux qu'il a peints, sorte d'emblème de la frigidité (il écrira de cette femme qu'elle est « dedans tout en fer et dehors de glace »), bronzino ne réalise plus d'oeuvre marquante. Un changement de style s'opère après qu'il a été nommé à l'Académie du dessin que fonde Vasari en 1563, et l'on pourrait dire qu'à la fin de sa vie la Contre-réforme aura fait fondre le bronze glacé de ses figures.
La peinture de bronzino : vénus et Cupidon ou allégorie du triomphe de vénus créée vers 1545 conservé à la National Gallery à Londres et mesurant 146 116 cm, est aujourd'hui célèbre: fréquemment reproduite, elle est désormais considérée comme emblématique de la manière de bronzino alors même qu'elle ressortit à un registre érotique qu'il a peu pratiqué. Or, non seulement le tableau est demeuré caché dans des collections privées pendant des siècles mais, dès sa réalisation, il était destiné, sinon à être ignoré, du moins à échapper à tout regard public.
Dans sa Vie de bronzino, Vasari, peintre et historien florentin qui vécut à la fin du XVIe siècle, écrit : « Il fit une peinture d'une beauté singulière, qui fut envoyée en France, au roi François, dans laquelle était une vénus, nue, embrassée par Cupidon, le plaisir sur un côté Et de l'autre, la fraude, la jalousie, et les autres passions de l'amour. » La description correspond en partie à l'allégorie du triomphe de vénus, tableau qui n'a d'ailleurs jamais figuré dans les collections royales françaises. Cette peinture est une oeuvre ambitieuse, dont la symbolique hermétique comme le jeu raffiné, volontairement froid et artificiel, des couleurs et des formes sont typiques du maniérisme.
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