« CAMUS "La peste" (1947) Roman de 320 pages Premiere partie Le narrateur se propose de relater le plus fidelement possible les << curieux evenements>> qui se ...» Extrait du document
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littérature
mémoire
publié le
07/05/2008
évaluation : non évalué
niveau : grand public
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Comment Camus fut-il amené à envisager un roman ayant pour sujet une ville en proie à la peste?
La lecture de ses carnets, de L'envers et l'endroit et de Noces permet de se faire une idée assez précise de l'état d'esprit qui a donné naissance à la création de cette uvre. On découvre, dans ses premiers écrits, un jeune homme, éperdument amoureux de la vie, de la vie physique, la vie en plein air surtout, et qui a grandi dans « un pays qui invite à la vie ». Les gens (du moins ceux dorigine européenne) vivaient et mouraient sans souci du lendemain, sans souci de ce qui les attendait après la mort. « Ce peuple, a-t-il écrit-il dans L'été à Alger, a mis tous ses biens sur cette terre et reste dès lors sans défense contre la mort. » Et il était, certes, le dernier à leur reprocher de ne pas mettre leur espoir en une survie. Mais ce qui lui paraissait inadmissible, c'est que la vie terrestre étant la seule existence réservée aux êtres humains, ils acceptent de la vivre passivement et sans prendre conscience de sa valeur. Il est important de constater le rôle, dans la genèse de La peste, de ce sens du prix de la vie chez Camus, car il éclaire un aspect du livre sur lequel on n'a peut-être pas assez insisté.
Or, à dix-sept ans, il connut, pour la première fois, la menace de la tuberculose. La menace d'une mort prématurée a développé chez lui un sens aigu du prix de la vie. On ne peut cependant affirmer que ce fut la maladie qui, d'abord, lamena à méditer sur le sujet de la peste. Mais il ne faut pas un effort d'imagination bien grand pour comprendre que, dès que l'idée d'une ville en proie à la peste se fut présentée à son esprit, il ait vu, dans une situation où les citoyens sont menacés à chaque moment de leur vie par une contagion qui peut leur être fatale, une image capable d'exprimer son propre univers intérieur.
Là-dessus, il lut lessai d'Antonin Artaud Le théâtre et la peste (qui fut repris en 1938 dans Le théâtre et son double). Ce manifeste d'inspiration surréaliste a pour amorce une comparaison singulière entre le fléau, qui, dans la cité atteinte, fait voler en éclats les cadres moraux et déclenche une frénésie de jouissance, et la représentation scénique, qui, ruinant les apparences de respectabilité dont s'entoure la société, libère les forces instinctives d'ordinaire refoulées par les règles de la vie en commun : « L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car en poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartuferie ; elle secoue l'inertie asphyxiante de la matière qui gagne jusqu'aux données les plus claires des sens ; et révélant à des collectivités leur puissance sombre, leur force cachée, elle les incite à prendre en face du destin une attitude héroïque et supérieure qu'elles n'auraient jamais eue sans cela. » L'animateur du Théâtre de l'Équipe quétait Camus portait un intérêt très vif aux écrits d'Antonin Artaud dont il mentionna brièvement les recherches dans l'Avertissement de Létat de siège (1948). Mais ce qui le frappa sans doute dans cet essai, ce fut moins la thèse que l'illustration. Peu enclin à saluer paradoxalement dans l'épidémie une occasion d'émancipation, il fut fasciné par les visions brûlantes du doctrinaire et, plus encore, par l'exceptionnelle aptitude de ce thème à se prêter au symbole : « Si l'on veut bien admettre maintenant, écrit Artaud, cette image spirituelle de la peste, on considérera les humeurs troublées du pesteux comme la face solidifiée et matérielle dun désordre qui, sur dautres plans, équivaut aux conflits, aux luttes, aux cataclysmes et aux débâcles que nous apportent les événements. » Chez Antonin Artaud, Camus trouva la mention des grandes « plaies » que, dans la Bible, Dieu envoie aux méchants pour les punir ; découvrit aussi, à propos de l'épidémie qui ravagea Marseille et la Provence de 1720 à 1722, une anecdote qui mettait en évidence le caractère mystérieux et sacré du fléau.
Dès lors, la peste joua un rôle sans égal dans sa réflexion. Lorsque, sous l'influence de Kierkegaard, de Jaspers et de Heidegger, il élargit son expérience de l'échec en philosophie de l'absurde, le mal qui éprouvait un seul homme devenant collectif, la référence à la peste ne servit plus seulement pour lui à évoquer notre vulnérabilité devant l'hostilité des choses ; elle marqua aussi notre désarroi devant leur inintelligibilité. Inexplicable, inéluctable, inexorable, cette calamité apocalyptique lui apparaissait comme le démenti le plus catégorique que le destin oppose à nos rêves de bonheur. Qu'elle rôde, proche ou lointaine, devrait nous garder dune confiance ingénue dans le monde et la vie (« la stupide confiance humaine » quil fustigera dans La peste [page 67]). Il conçut le projet de peindre sous l'aspect d'une cité soumise à la peste la condition humaine face à la mort.
Cependant, dans une première version du récit, très proche du Mythe de Sisyphe, il se proposa de montrer « l'équivalence profonde des points de vue individuels en face du même absurde». Il allait progressivement aboutir à une vision inverse : les personnages de premier plan représentent en effet, dans la version définitive, autant de réponses différentes au mal.
La composition de La peste se poursuivit pendant huit années et, au cours de cette longue genèse, les données initiales se trouvèrent sensiblement modifiées. Camus dut dabord achever Caligula, ce qui fut fait au cours de lannée 1938. On y remarque que Caligula choisit d'emblée la peste pour modèle quand il veut rivaliser avec les dieux : « Ni peste universelle ni religion cruelle, pas même un coup d'État», lance-t-il aux patriciens épouvantés, « bref, rien qui puisse vous faire passer à la postérité. C'est un peu pour cela, voyez-vous, que j'essaie de compenser la prudence du destin. Je veux dire [... ], c'est moi qui remplace la peste !» [acte IV, scène 9] ).
La lecture de ses carnets, de L'envers et l'endroit et de Noces permet de se faire une idée assez précise de l'état d'esprit qui a donné naissance à la création de cette uvre. On découvre, dans ses premiers écrits, un jeune homme, éperdument amoureux de la vie, de la vie physique, la vie en plein air surtout, et qui a grandi dans « un pays qui invite à la vie ». Les gens (du moins ceux dorigine européenne) vivaient et mouraient sans souci du lendemain, sans souci de ce qui les attendait après la mort. « Ce peuple, a-t-il écrit-il dans L'été à Alger, a mis tous ses biens sur cette terre et reste dès lors sans défense contre la mort. » Et il était, certes, le dernier à leur reprocher de ne pas mettre leur espoir en une survie. Mais ce qui lui paraissait inadmissible, c'est que la vie terrestre étant la seule existence réservée aux êtres humains, ils acceptent de la vivre passivement et sans prendre conscience de sa valeur. Il est important de constater le rôle, dans la genèse de La peste, de ce sens du prix de la vie chez Camus, car il éclaire un aspect du livre sur lequel on n'a peut-être pas assez insisté.
Or, à dix-sept ans, il connut, pour la première fois, la menace de la tuberculose. La menace d'une mort prématurée a développé chez lui un sens aigu du prix de la vie. On ne peut cependant affirmer que ce fut la maladie qui, d'abord, lamena à méditer sur le sujet de la peste. Mais il ne faut pas un effort d'imagination bien grand pour comprendre que, dès que l'idée d'une ville en proie à la peste se fut présentée à son esprit, il ait vu, dans une situation où les citoyens sont menacés à chaque moment de leur vie par une contagion qui peut leur être fatale, une image capable d'exprimer son propre univers intérieur.
Là-dessus, il lut lessai d'Antonin Artaud Le théâtre et la peste (qui fut repris en 1938 dans Le théâtre et son double). Ce manifeste d'inspiration surréaliste a pour amorce une comparaison singulière entre le fléau, qui, dans la cité atteinte, fait voler en éclats les cadres moraux et déclenche une frénésie de jouissance, et la représentation scénique, qui, ruinant les apparences de respectabilité dont s'entoure la société, libère les forces instinctives d'ordinaire refoulées par les règles de la vie en commun : « L'action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car en poussant les hommes à se voir tels qu'ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartuferie ; elle secoue l'inertie asphyxiante de la matière qui gagne jusqu'aux données les plus claires des sens ; et révélant à des collectivités leur puissance sombre, leur force cachée, elle les incite à prendre en face du destin une attitude héroïque et supérieure qu'elles n'auraient jamais eue sans cela. » L'animateur du Théâtre de l'Équipe quétait Camus portait un intérêt très vif aux écrits d'Antonin Artaud dont il mentionna brièvement les recherches dans l'Avertissement de Létat de siège (1948). Mais ce qui le frappa sans doute dans cet essai, ce fut moins la thèse que l'illustration. Peu enclin à saluer paradoxalement dans l'épidémie une occasion d'émancipation, il fut fasciné par les visions brûlantes du doctrinaire et, plus encore, par l'exceptionnelle aptitude de ce thème à se prêter au symbole : « Si l'on veut bien admettre maintenant, écrit Artaud, cette image spirituelle de la peste, on considérera les humeurs troublées du pesteux comme la face solidifiée et matérielle dun désordre qui, sur dautres plans, équivaut aux conflits, aux luttes, aux cataclysmes et aux débâcles que nous apportent les événements. » Chez Antonin Artaud, Camus trouva la mention des grandes « plaies » que, dans la Bible, Dieu envoie aux méchants pour les punir ; découvrit aussi, à propos de l'épidémie qui ravagea Marseille et la Provence de 1720 à 1722, une anecdote qui mettait en évidence le caractère mystérieux et sacré du fléau.
Dès lors, la peste joua un rôle sans égal dans sa réflexion. Lorsque, sous l'influence de Kierkegaard, de Jaspers et de Heidegger, il élargit son expérience de l'échec en philosophie de l'absurde, le mal qui éprouvait un seul homme devenant collectif, la référence à la peste ne servit plus seulement pour lui à évoquer notre vulnérabilité devant l'hostilité des choses ; elle marqua aussi notre désarroi devant leur inintelligibilité. Inexplicable, inéluctable, inexorable, cette calamité apocalyptique lui apparaissait comme le démenti le plus catégorique que le destin oppose à nos rêves de bonheur. Qu'elle rôde, proche ou lointaine, devrait nous garder dune confiance ingénue dans le monde et la vie (« la stupide confiance humaine » quil fustigera dans La peste [page 67]). Il conçut le projet de peindre sous l'aspect d'une cité soumise à la peste la condition humaine face à la mort.
Cependant, dans une première version du récit, très proche du Mythe de Sisyphe, il se proposa de montrer « l'équivalence profonde des points de vue individuels en face du même absurde». Il allait progressivement aboutir à une vision inverse : les personnages de premier plan représentent en effet, dans la version définitive, autant de réponses différentes au mal.
La composition de La peste se poursuivit pendant huit années et, au cours de cette longue genèse, les données initiales se trouvèrent sensiblement modifiées. Camus dut dabord achever Caligula, ce qui fut fait au cours de lannée 1938. On y remarque que Caligula choisit d'emblée la peste pour modèle quand il veut rivaliser avec les dieux : « Ni peste universelle ni religion cruelle, pas même un coup d'État», lance-t-il aux patriciens épouvantés, « bref, rien qui puisse vous faire passer à la postérité. C'est un peu pour cela, voyez-vous, que j'essaie de compenser la prudence du destin. Je veux dire [... ], c'est moi qui remplace la peste !» [acte IV, scène 9] ).
Sommaire
- Première partie : ''Un jour d'avril, le docteur Rieux découvrit le cadavre d'un rat sur son palier''
- Deuxième partie : ''La peste fut notre affaire à tous''
- Troisième partie : ''Au cur de l'été, l'épidémie redoubla''
- Quatrième partie : ''Le docteur Castel s'employa à produire un sérum à partir des cultures du microbe qui infestait la ville''
- Cinquième partie : ''Au mois de janvier, les statistiques des décès commencèrent à baisser, les cas de guérison se multiplièrent''
- La composition de ''La peste'' se poursuivit pendant huit années et, au cours de cette longue genèse, les données initiales se trouvèrent sensiblement modifiées
- Quelles sont les éléments qui ont infléchis ce projet ?
- Un livre désigné tantôt comme un roman tantôt comme une chronique
- Une écriture volontairement sobre face à l'impuissance des phrases devant la peste
- 'La peste'' présente des tableaux d'Oran et de la maladie
- Les protagonistes de 'La peste'' sont présentés selon la grande tradition psychologique
- Présentation des personnages
- Une fable aux multiples sens
- Les solutions proposées face aux fléaux
- Destinée de l'oeuvre
« La révolte . La peine de mort. La Peste, Albert Camus, 1947 Camus a publie la peste en 1947 (donc apres << L'etranger >> et avant << L'homme revolte >>). ...» Extrait du document
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fiche de lecture
publié le
13/01/2008
évaluation : non évalué
niveau : grand public
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Camus a publié la Peste en 1947 (donc après « Létranger » et avant « Lhomme révolté »). Il sest inspiré déléments authentiques tels que lépidémie de typhus faisant rage en 1941-42 en Algérie. Ou encore de sa propre expérience durant les temps de guerre où il connut lexil puisquil se sentait « étranger » en métropole.
Camus défend beaucoup didées dans ce livre à travers ses différents personnages. Lauteur na pas choisi par hasard le thème de la maladie, et particulièrement la peste, car cest dans ces épreuves difficiles que lhomme casse son enveloppe sociale et se met à nu devant les évènements. Ainsi plusieurs réactions surviennent selon chacun, en fonction de son passé, de ses convictions. Camus nous fait alors réfléchir sur lexistence de lhomme avec ses malheurs, ses doutes, ses réflexions, sa souffrance morale
Mais pour cela, lauteur nutilise pas de héros, de gens exceptionnels, au contraire ce sont des personnes « banales » qui vivent simplement et qui illustrent chacune un mode de vie caractéristique. Lensemble des personnages pourrait représenter une partie de « lhumanité courante ».
Camus a rédigé son uvre en cinq actes suivant le schéma de la tragédie. Ce découpage suit la progression dramatique de la maladie. En effet, louverture commence sur la description symbolique du lieu (Oran), puis il y a la montée vers le drame avec laccroissement fulgurant du nombre de morts, la crise correspondant au point culminant de la peste puis les retombées.
Camus défend beaucoup didées dans ce livre à travers ses différents personnages. Lauteur na pas choisi par hasard le thème de la maladie, et particulièrement la peste, car cest dans ces épreuves difficiles que lhomme casse son enveloppe sociale et se met à nu devant les évènements. Ainsi plusieurs réactions surviennent selon chacun, en fonction de son passé, de ses convictions. Camus nous fait alors réfléchir sur lexistence de lhomme avec ses malheurs, ses doutes, ses réflexions, sa souffrance morale
Mais pour cela, lauteur nutilise pas de héros, de gens exceptionnels, au contraire ce sont des personnes « banales » qui vivent simplement et qui illustrent chacune un mode de vie caractéristique. Lensemble des personnages pourrait représenter une partie de « lhumanité courante ».
Camus a rédigé son uvre en cinq actes suivant le schéma de la tragédie. Ce découpage suit la progression dramatique de la maladie. En effet, louverture commence sur la description symbolique du lieu (Oran), puis il y a la montée vers le drame avec laccroissement fulgurant du nombre de morts, la crise correspondant au point culminant de la peste puis les retombées.
Sommaire
- La séparation
- La morale
- La révolte
- La peine de mort
« 1946 Voyage aux États-Unis, de mars à mai. Camus achève la rédaction de la Peste. 1947 Il quitte la rédaction de Combat. 1948 Voyage en Algérie. ...» Extrait du document
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littérature
fiche de lecture
publié le
12/12/2002
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niveau : grand public
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Roman dAlbert Camus (1913-1960), publié à Paris chez Gallimard en 1942.
LÉtranger est né en 1938 de labandon de la Mort heureuse, roman qui paraîtra sous sa forme inachevée, à titre posthume, en 1971. Le héros de la Mort heureuse, Mersault («Mer-Soleil», précisera Camus), devient Meursault (Meurt-Soleil?). LÉtranger illustre une forme de bonheur et de tragique méditerranéens chantés avec lyrisme dans Noces (1939), mais aussi labsurdité, cest-à-dire le silence du monde devant les interrogations fondamentales de lhomme, réflexion philosophique que Camus approfondit, en même temps quil compose lÉtranger, dans le Mythe de Sisyphe (1952). Achevé en mai 1940, pendant lexode, lÉtranger paraîtra le 15 juin 1942, sous loccupation allemande.
LÉtranger est né en 1938 de labandon de la Mort heureuse, roman qui paraîtra sous sa forme inachevée, à titre posthume, en 1971. Le héros de la Mort heureuse, Mersault («Mer-Soleil», précisera Camus), devient Meursault (Meurt-Soleil?). LÉtranger illustre une forme de bonheur et de tragique méditerranéens chantés avec lyrisme dans Noces (1939), mais aussi labsurdité, cest-à-dire le silence du monde devant les interrogations fondamentales de lhomme, réflexion philosophique que Camus approfondit, en même temps quil compose lÉtranger, dans le Mythe de Sisyphe (1952). Achevé en mai 1940, pendant lexode, lÉtranger paraîtra le 15 juin 1942, sous loccupation allemande.
Sommaire
- Présentation de l'auteur
- Présentation de l'auteur
- Historique du roman
- Étude psychologique des personnages
- Choix d'un thème développé
- Choix d'un passage
- Opinion personnelle
« pestilente >> [<< fievre `a complications inguinales >> chez Camus] ; miserable transaction l'un et l'autre en 1947, l'annee meme de La Peste- Alors l ...» Extrait du document
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littérature
fiche de lecture
publié le
13/06/2007
évaluation : non évalué
niveau : avancé
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Dire lindicible nest sans doute pas le but de la littérature, et pourtant lindicible nest pas sur une autre scène ; car lindicible est probablement la condition même du dicible
Comment parler, dès lors, de ce mal étrange ? « Un mal qui répand la terreur/ Mal que le ciel en sa fureur/ Inventa pour punir les crimes de la terre/ La peste (puisquil faut lappeler par son nom) » écrit La Fontaine. Comment rendre lisible le chaos du réel - car la littérature « affecte, par un surcroît de fiction, dautres diraient de mensonge, de passer pour un témoignage réel et responsable de la réalité historique » énoncera Derrida dans Passion de la littérature - ? Comment dire le combat inégal de lhomme face à linsaisissabilité de la souffrance ? Comment exprimer la révolte quand le langage ne semble plus approprié à l'énonciation de sa vérité?
Alessandro Manzoni et Albert Camus, dans leur évocation respective dune épidémie de peste, soulèvent les questions de lindicible et des possibilités du dire.
Avec Les Fiancés, Manzoni répond à son ambition décrire un grand roman historique en choisissant pour cadre la Lombardie du début du XVIIeme siècle et en sappuyant scrupuleusement sur des faits relatés par des chroniques de lépoque. Enraciner son intrigue dans un temps suffisamment reculé, lui permis, sans doute de franchir plus facilement lobstacle de la censure pratiquée par les autorités autrichiennes occupant dès 1835 cette région de lItalie. La révolte de son personnage principal, Renzo, envers la couardise, la fourberie et la férocité de ceux qui détiennent le pouvoir le mène à la rencontre du peuple milanais marqué par la guerre, les émeutes de la faim et la peste. Au commencement du chapitre XXXI le narrateur sattachera à nommer linnommable.
Le narrateur de La Peste de Camus se propose quant à lui de relater le plus fidèlement possible « les curieux événements » qui se sont produit « en 194 ., à Oran » et entame ainsi, dès la première page, une oscillation entre linscriptible et le non-dit.
Comment parler, dès lors, de ce mal étrange ? « Un mal qui répand la terreur/ Mal que le ciel en sa fureur/ Inventa pour punir les crimes de la terre/ La peste (puisquil faut lappeler par son nom) » écrit La Fontaine. Comment rendre lisible le chaos du réel - car la littérature « affecte, par un surcroît de fiction, dautres diraient de mensonge, de passer pour un témoignage réel et responsable de la réalité historique » énoncera Derrida dans Passion de la littérature - ? Comment dire le combat inégal de lhomme face à linsaisissabilité de la souffrance ? Comment exprimer la révolte quand le langage ne semble plus approprié à l'énonciation de sa vérité?
Alessandro Manzoni et Albert Camus, dans leur évocation respective dune épidémie de peste, soulèvent les questions de lindicible et des possibilités du dire.
Avec Les Fiancés, Manzoni répond à son ambition décrire un grand roman historique en choisissant pour cadre la Lombardie du début du XVIIeme siècle et en sappuyant scrupuleusement sur des faits relatés par des chroniques de lépoque. Enraciner son intrigue dans un temps suffisamment reculé, lui permis, sans doute de franchir plus facilement lobstacle de la censure pratiquée par les autorités autrichiennes occupant dès 1835 cette région de lItalie. La révolte de son personnage principal, Renzo, envers la couardise, la fourberie et la férocité de ceux qui détiennent le pouvoir le mène à la rencontre du peuple milanais marqué par la guerre, les émeutes de la faim et la peste. Au commencement du chapitre XXXI le narrateur sattachera à nommer linnommable.
Le narrateur de La Peste de Camus se propose quant à lui de relater le plus fidèlement possible « les curieux événements » qui se sont produit « en 194 ., à Oran » et entame ainsi, dès la première page, une oscillation entre linscriptible et le non-dit.
Sommaire
- Le silence immense sous l'Occupation est transposé, en effet, dans la Peste
- Chez Camus, le silence est décrit comme le phénomène spécifique qui se répand à mesure que la peste exerce ses ravages
- C'est au milieu du silence que le langage semble vain, qu'il s'apparente parfois tromperie, à la trufferia, dirions-nous peut-être en italien
- L'incapacité de communiquer avec ceux qui sont hors de la ville, fait partie des interdits liés à ''l'état de peste''
- La Peste suppose toute une réflexion sur les possibilités du langage
- Lorsque l'homme est privé du langage normal dans des agitations extrêmes, il ne peut s'exprimer qu'en poussant des cris
« Camus inaugure alors un nouveau cycle d'ouvrages avec La Peste (1947), L'Etat de Siege (1948), Les Justes (1949) et L'Homme Revolte (1951) qui sont consacres ...» Extrait du document
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droit pénal
exposé
publié le
13/03/2008
évaluation : non évalué
niveau : grand public
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« Il faut un spectacle terrible pour contenir le peuple » . Cette phrase lancée par Truaut de la Bouverie en 1791 intervient deux ans après la fin de la période dAncien régime marquée par la Révolution française . Cette déclaration , reprise dans le contexte de lépoque , ne semble avoir aucune raison dêtre puisquà cette période , le courant de pensée dominant est celui de lécole classique qui prône le fait , quil est nécessaire dinstaller davantage dhumanisme à travers les peines prononcées . Dénonçant ainsi le caractère rétributif des sanctions telles quelles étaient appliquées avant 1789 . Or , comme le prouve cette citation, la conception utilitariste ne semble pas avoir convaincu tout le monde . En effet , la sortie de lAncien régime est trop proche , cest pour cette raison quà la fin du 18ème siècle perdurent des idéologies mises en place durant la période 1515 - 1789. Notamment celle sur la peine qui doit être rétribution les tenants de cette doctrine, comme Montesquieu, Diderot ou encore Rousseau, pensent à lépoque quune sanction doit avoir pour fonction de rétablir la cohésion sociale, et le seul moyen envisagé pour y parvenir, est de faire disparaître lélément qui a porté atteinte au corps social à savoir le délinquant. De là, est née la cruauté que lon attribue aux sanctions pénales, et qui a perduré au-delà de 1789. Le principe de cette répression, est-ce quon appelle « le Talion » loi issue de la Bible.
Sommaire
- Fondements et critiques relatifs à la peine capitale
- La peine de mort
- Réflexions sur la peine capitale
- De l'abolition au questionnement
- L'abolition de la peine suprême
- Réflexions sur la réclusion criminelle
« injuste et incomprehensible." Ainsi, la Peste reagit contre dans l'histoire tandis que Camus exploite les SARTRE -Les Mouches, editions Gallimard, Paris, 1947. ...» Extrait du document
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littérature
cours
publié le
03/03/2008
évaluation : non évalué
niveau : avancé
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"Vivre, c'est faire vivre l'absurde. Le faire vivre, c'est avant tout le regarder." Voici une phrase de Camus qui résume toute l'ampleur de son entreprise et qui définit indirectement le rôle du théâtre. Ce dernier doit permettre aux spectateurs de contempler l'absurdité et les contradictions de la condition humaine. On ne peut pas dissocier les pièces de théâtre de Camus (qui sont au nombre de quatre) de leur projet ontologique qui est pleinement exprimé dans l'essai Le Mythe de Sisyphe. Ce qui intéresse Camus, c'est la révolte de l'homme contre son monde environnant car l'absurde n'est ni dans l'un ni dans l'autre mais dans la présence des deux, dans leur cohabitation impossible. Cette révolte est métaphysique et elle prend différentes formes selon le décor historique (Caligula apporte une coloration antique mais les questions soulevées ne sont pas tellement différentes de celles posées dans Les Justes qui nous introduit dans la Russie au début du XXème siècle.) Or, la perspective sartrienne adoptée dans le théâtre est en fait autre : c'est un théâtre de situations parce qu'il place l'homme en situation c'est-à-dire dans des circonstances où son acte va engager toute l'humanité et modifier l'histoire. Mais ces situations sont le plus souvent contemporaines, elles sont "visibles" c'est-à-dire qu'elles ont un lien très fort avec le présent : "Au théâtre, il faut rendre les choses visibles; il faut généraliser." Ainsi, ce questionnement prend un caractère plus concret puisque le spectateur est amené à interroger et à confronter la pièce avec des événements actuels. Ce qui est en cause dans toutes ses pièces, qui sont plus nombreuses que celles de Camus, c'est "le sentiment de l'ambiguïté de notre temps." Il semblerait donc que les perspectives adoptées chez Camus et Sartre soient essentiellement différentes même si ces deux auteurs touchent à des thèmes communs et usent parfois d'un style proche. Ceci dit, leur théâtre est en rupture complète avec le théâtre bourgeois en ce sens qu'il possède une portée universelle et qu'il n'a pas pour fonction de divertir une classe. C'est donc un théâtre qui a un message mais le théâtre n'est certainement pas conçu comme un véhicule philosophique mais plutôt comme un mode d'expression à part entière, très efficace en ce sens qu'il transmet des impressions que ne pourraient pas transmettre le roman ou l'essai philosophique. J'aimerais, dans cette étude, effectuer quelques remarques concernant ces deux conceptions du théâtre, à partir de pièces écrites dans les années 1940 et 1950 et qui sont Les Mouches (1941), Morts sans sépulture (1946), Nekrassov (1955), Les Séquestrés d'Altona (1959) pour Sartre et Caligula (1938), Le Malentendu (1944), L'État de siège (1948) et Les Justes (1949) pour Camus.
Sommaire
- La rencontre de Sartre et de Camus s'est effectuée sous le signe du théâtre
- Les pièces de Camus et de Sartre adoptent une structure très libre
- Le théâtre de Sartre est un théâtre de situations en ce sens qu'il développe une réflexion à partir d'une situation donnée et particulière
- Camus prend très au sérieux cette question du suicide
- Sartre accorde une très grande importance à la signification politique de ses pièces
- Les effets similaires et les thèmes semblables qui se recoupent
« Dès 1942, ce mot apparaît chez Camus dans L'Etranger Le théâtre doit être comme la peste : catharsis d Boris Vian : L'écume des jours (1947) : idée de ...» Extrait du document
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littérature
fiche de lecture
publié le
10/05/2002
évaluation : 
niveau : grand public
consulté 212 fois
Luvre théâtrale dEugène Ionesco, publiée entre 1950 et 1965, est célèbre pour la manière très particulière dont lauteur joue avec les mots et le langage. Ce théâtre de la dérision sinscrit dans la lignée de luvre de Jarry et dans la contemporanéité de celle de Beckett. Dans Le Roi se meurt, écrit en trois semaines au cours dun séjour à lhôpital de son auteur, le comique se mêle à la présence permanente de lidée de la mort.
Sommaire
- Eugène Ionesco
- Ionesco dans le théâtre du XXème siècle
- Origines de la pièce
- Le décor et les objets
- Les personnages
- Le comique
- Extraits de 'Propos sur mon théâtre'
« La Grenouille et le Crocodile Entre 1947 et 1964 vous interessez `al'existentialisme, sachez que Camus, l'auteur de publier un livre important, La Peste, ou il ...» Extrait du document
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littérature
exposé
publié le
21/04/2008
évaluation : non évalué
niveau : avancé
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Longtemps cachées au grand public, les lettres de Simone de Beauvoir à Nelson Algren constituent un chef duvre épistolaire et depuis leur publication, en 1997, par sa fille dadoption Sylvie le Bon de Beauvoir, elles nont cessé de susciter la curiosité et lintérêt du grand public et de la critique littéraire. Toutefois, cette correspondance, bien quelle soit riche et dune importance littéraire plus quévidente, nest que très peu exploitée et plusieurs articles consacrés à cette correspondance ont essayé de voir et de démontrer à travers Lettres à Nelson Algren, une histoire damour qui allait à lencontre de ses principes féministes prônés notamment dans son livre Le Deuxième Sexe, ces articles consacrés à cette uvre épistolaire après sa publication ont ,en effet, repris pour la plupart les mêmes extraits, dont le fameux extrait où elle promet de passer le balai chez son amant. «Oh Nelson ! Je serai gentille, je serai sage, vous verrez, je laverai le plancher, cuisinerai tous les repas, jécrirai votre livre en même temps que le mien, je ferai lamour avec vous dix fois par nuit et autant dans la journée même si ça doit légèrement me fatiguer». Il apparaît clairement après la lecture de cet extrait quon a choisit des propos isolés de leur contexte qui la placent dans une position qui va à lencontre de son combat, de ses principes, de ce qui a fait delle la Simone de Beauvoir que nous admirons tous et que nous citons comme exemple pour faire taire ces quelques personnages qui essayent de faire de notre différence de sexe un rapport de force et de pression. Or, les lettres ne parlent pas que damour et la féministe transparaît tout autant que lamoureuse, un extrait de la lettre du 22 décembre 1947 le démontre parfaitement : «Je pense sincèrement que le mariage est une institution pourrie et que lorsquon aime un homme il ne faut pas tout gâcher en lépousant».
Sommaire
- La langue étrangère
- De l'obstacle à l'atout
- Traduction ou réécriture
- Les postures
- La Grenouille au Crocodile
- Le prix Goncourt et le Prix Pulitzer
- L'engagée et le communiste
- Les thèmes sou jacents
- Les voyages
- Les témoignages
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Le Châtiment de lImpiété par les Dieux, de la fin de la République à la mort de Titus. Etude iconographique et essai dinterprétation symbolique
« Apollon était également un dieu orgueilleux et terrifiant, capable avec ses flèches de décimer une armée entière ou de répandre une épidémie de peste ...» Extrait du document
€9.95
arts
mémoire
publié le
16/08/2006
évaluation : non évalué
niveau : avancé
consulté 2 fois
A travers le programme iconographique de lantiquité apparaît un vaste thème mythologique : celui du châtiment que les dieux infligent aux héros sacrilèges. Le but de notre mémoire est dappréhender son utilisation pendant le premier siècle de lEmpire romain, plus particulièrement durant la période comprise entre lavènement dAuguste et la mort de Titus.
Le but de cette étude nest-il pas détablir un catalogue exhaustif de toutes ces représentations de châtiments mais plutôt den étudier les plus significatives. Nous devons nous interroger sur le message véhiculé par ce type de représentations aussi bien dans le cadre public et officiel que dans le contexte privé. Quels sont les motifs picturaux évoquant le thème de la sanction divine qui sont les plus récurrents dans les arts figurés de lépoque ? Quels en étaient les commanditaires ? Comment étaient-ils utilisés dans la politique impériale ? A quel public sadressaient-ils ? Pourquoi encore, à lunicité dun thème mythologique, soppose une multitude dinterprétations ? Telles sont les différentes questions que nous devons nous poser avant d'amorcer cette étude.
Le but de cette étude nest-il pas détablir un catalogue exhaustif de toutes ces représentations de châtiments mais plutôt den étudier les plus significatives. Nous devons nous interroger sur le message véhiculé par ce type de représentations aussi bien dans le cadre public et officiel que dans le contexte privé. Quels sont les motifs picturaux évoquant le thème de la sanction divine qui sont les plus récurrents dans les arts figurés de lépoque ? Quels en étaient les commanditaires ? Comment étaient-ils utilisés dans la politique impériale ? A quel public sadressaient-ils ? Pourquoi encore, à lunicité dun thème mythologique, soppose une multitude dinterprétations ? Telles sont les différentes questions que nous devons nous poser avant d'amorcer cette étude.
Sommaire
- Le mythe du châtiment : origine et aspects dans la littérature de l'antiquité.
- Des héros impies, des dieux impitoyables.
- Les châtiments infernaux.
- De la morale au châtiment, les mythes de rédemption.
- L'expression iconographique du châtiment.
- L'image de la mort comme châtiment.
- La représentation des damnés.
- La représentation de la rédemption.
- Le mythe du châtiment et ses différents supports dans l'art figuré.
- Quel support pour la représentation de la mort ?.
- Les châtiments infernaux et l'art funéraire.
- La rédemption, une image peu répandue dans les arts figurés.
- Formes symboliques et utilisation idéologique du mythe du châtiment, d'Auguste aux Flaviens.
- La fonction symbolique du mythe du châtiment dans l'idéologie augustéenne.
- Le mythe du châtiment et son symbolisme funéraire.
- Le châtiment à l'époque néronienne, une image de la vie en union avec les dieux ?.
«Lamitié et Dieu chez Aristote et Saint Augustin. ...» Extrait du document
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philosophie
exposé
publié le
17/03/2008
évaluation : non évalué
niveau : expert
consulté 0 fois
Bien trop souvent lhistoire de la philosophie nous a conté comment aimer, ses manifestations et ses conséquences, sans jamais en chercher le fond. De Platon à Montaigne, et de Pascal à Kierkegaard, chacun nous expose ce quil ressent, ce quil éprouve, au mieux décrit les mécanismes affectifs dans lesquels il se trouve pris, sans vouloir semble-t-il comprendre, analyser, décortiquer ce qui le meut. Sans doute parce quil est plus facile den donner des exemples quune définition. Toujours comment on est affecté, jamais pourquoi ni par quoi on lest. Dans ce « quoi » réside un mystère qui ne demande quà être percé si lon veut bien une fois y exercer son entendement et non son cur.
La problématique de ce mémoire est venue dune rencontre de deux horizons. Tout dabord, lintérêt porté depuis toujours au thème de lamitié, et létonnement et la déception de constater un abandon certain de ce thème dans la philosophie moderne et contemporaine. Si présent dans les philosophies antiques, essentiel critère de bonheur, fondement de la relation avec autrui individuelle comme politique - , garantie de vertu et de sagesse, le thème de lamitié hante en effet tous les textes antiques (grecs et latins, comme orientaux) jusquà lépoque médiévale et la Renaissance, pour disparaître aujourdhui. Lamitié tant recherchée, célébrée et même glorifiée tant en littérature quen philosophie, quelle soit celle des grands hommes, des héros mythologiques, ou de simples inconnus, tombe en désuétude, en disgrâce même, jusquà son oubli total. On la trouve molle, mièvre, inefficace, inférieure en termes de plaisir à la passion amoureuse, et moins romantique que celle-ci. Alors elle semble éclipsée par lamour, par le vocable en tous cas, lui-même largement déprécié, dans une vision globalisante de tout mouvement affectif.
La problématique de ce mémoire est venue dune rencontre de deux horizons. Tout dabord, lintérêt porté depuis toujours au thème de lamitié, et létonnement et la déception de constater un abandon certain de ce thème dans la philosophie moderne et contemporaine. Si présent dans les philosophies antiques, essentiel critère de bonheur, fondement de la relation avec autrui individuelle comme politique - , garantie de vertu et de sagesse, le thème de lamitié hante en effet tous les textes antiques (grecs et latins, comme orientaux) jusquà lépoque médiévale et la Renaissance, pour disparaître aujourdhui. Lamitié tant recherchée, célébrée et même glorifiée tant en littérature quen philosophie, quelle soit celle des grands hommes, des héros mythologiques, ou de simples inconnus, tombe en désuétude, en disgrâce même, jusquà son oubli total. On la trouve molle, mièvre, inefficace, inférieure en termes de plaisir à la passion amoureuse, et moins romantique que celle-ci. Alors elle semble éclipsée par lamour, par le vocable en tous cas, lui-même largement déprécié, dans une vision globalisante de tout mouvement affectif.
Sommaire
- Une définition nouvelle de l'amitié classique
- L'amitié véritable est du registre affectif
- La communauté
- La construction
- L'effectivité
- Le paradoxe aristotélicien
- Quel est le paradoxe en question ?
- Que signifie « Dieu, ami de l'homme » ?
- Que signifie « l'homme ami de Dieu » ?
- L'amitié comme lien entre humanité et divinité ?
- L'ouverture d'augustin
- Le sens augustinien de « l'homme, ami de Dieu »
- Le sens augustinien de « Dieu, ami de l'homme »
- L'amitié est Dieu
- L'amitié, cause de la conversion d'Augustin
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