Capital- risque et innovation : quel rôle pour les acteurs locaux ?
Date de publication :
23/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
13 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le capital-risque : peu d'investisseurs, peu de bons projets ?
- Les déterminants de l'offre
- Les déterminants de la demande
- Quel rôle pour les acteurs locaux ?
- L'offre de capital-risque est essentiellement soutenue par l'Etat
- Des acteurs locaux très actifs pour stimuler la création d'entreprises innovantes
- Le cas d'une entreprise de haute technologie à Mulhouse : quels sont les réseaux d'aide locaux ?
Résumé :
Dans notre économie internationalisée, l'innovation, source de croissance et de compétitivité, est un facteur crucial pour les entreprises. Or le dynamisme de l'innovation en matière de nouvelles technologies est avant tout impulsé par de jeunes entreprises. L'histoire économique nous montre en effet que, souvent, le mérite d'innovations technologiques radicales est à rapporter à de très petites firmes, dont certaines d'entre elles deviennent par la suite de grandes entreprises. L'industrie automobile en France a d'abord été une histoire familiale, quelques entrepreneurs individuels se lançant dans l'aventure. Quelques jeunes entreprises comme Microsoft ou Google, créées à la fin du XXe siècle, ont aussi suffi à révolutionner l'usage de l'internet. Le système d'innovation des Etats-Unis, qui est encore l'un des plus performants au monde, et dont nombre de pays essaient de s'inspirer, repose largement sur ces PME innovantes, ou start-up.
Les petites et moyennes entreprises par leur rôle en matière d'innovation, génératrice de croissance et d'emplois, sont donc fondamentales pour assurer la compétitivité de l'économie française.
Or l'Europe manque cruellement de ces jeunes entreprises innovantes. Dans les pays de l'OCDE, les PME représentent certes 95% des entreprises , mais les entreprises innovantes de haute technologie n'en sont qu'une infime part. Avec la mondialisation et l'élargissement des marchés, de nouvelles opportunités s'ouvrent à ces entreprises, mais la concurrence entre firmes devient aussi plus sévère. La stratégie de Lisbonne de l'Union européenne, visant à faire de l'Europe la zone la plus compétitive dans le monde d'ici à 2010, insiste sur la nécessité d'encourager une culture plus entrepreneuriale, de créer un environnement plus favorable aux PME et de faciliter l'innovation sous toutes ses formes.
Les Jeunes Entreprises Innovantes de Haute Technologie (JEIHT) sont confrontées à de multiples difficultés pour que leur innovation devienne un produit commercialisable. De la bonne idée à la grande entreprise, le parcours est semé d'embûches. (cf graphique annexe)
Le manque de financements peut limiter considérablement la croissance des firmes innovantes. La solution de l'emprunt semble inappropriée, car les taux d'intérêt limiteraient la flexibilité des liquidités de l'entreprise à des moments cruciaux pour son développement. De plus, les banques accordant ce type de crédit sont peu nombreuses, car, ne possédant pas les compétences souvent pointues requises pour évaluer les chances de réussite des jeunes entreprises, elles souffriraient d'une asymétrie d'information importante.
Les JEIHT ont besoin, dans les premiers stades de leur développement, de fonds propres importants, alors même qu'elles n'ont pas encore de sources de revenus. C'est pourquoi le financement par apport de fonds propres est le plus adapté, mais ces fonds sont aussi particulièrement difficiles à trouver. Pour l'amorçage, les entrepreneurs ont le plus souvent recours à leurs propres économies, à celles de leur famille ou amis. Mais en matière de hautes technologies, les investissements à réaliser sont souvent très lourds. C'est alors que les entrepreneurs peuvent se tourner vers le capital-investissement.
Le capital-investissement est un mode de financement de jeunes entreprises non cotées par apport de fonds propres. Aux premiers stades de la création d'entreprise, alors que les incertitudes sur les chances de réussite de la jeune entreprise sont les plus fortes, cet apport de capital s'appelle capital-risque. Puis, dans la phase ultérieure d'expansion de l'entreprise, le capital-investissement est nommé capital-développement. Les capital-investisseurs, ou capital-risqueurs, sont des intermédiaires financiers qui collectent des fonds auprès d'investisseurs et les allouent à de jeunes entreprises innovantes de haute technologie. Après avoir sélectionné les entreprises qui semblent avoir un potentiel de rendement très élevé, ils prodiguent des conseils à celles-ci pour réussir. Ils apportent des fonds propres à l'entreprise en détenant des participations dans celles-ci pendant une durée d'en moyenne 5 ans. Lorsque les entreprises ont atteint une taille et une valeur suffisante, ils revendent (sur le marché financier le plus souvent) leur part de capital et réalisent une plus-value.
Les petites et moyennes entreprises par leur rôle en matière d'innovation, génératrice de croissance et d'emplois, sont donc fondamentales pour assurer la compétitivité de l'économie française.
Or l'Europe manque cruellement de ces jeunes entreprises innovantes. Dans les pays de l'OCDE, les PME représentent certes 95% des entreprises , mais les entreprises innovantes de haute technologie n'en sont qu'une infime part. Avec la mondialisation et l'élargissement des marchés, de nouvelles opportunités s'ouvrent à ces entreprises, mais la concurrence entre firmes devient aussi plus sévère. La stratégie de Lisbonne de l'Union européenne, visant à faire de l'Europe la zone la plus compétitive dans le monde d'ici à 2010, insiste sur la nécessité d'encourager une culture plus entrepreneuriale, de créer un environnement plus favorable aux PME et de faciliter l'innovation sous toutes ses formes.
Les Jeunes Entreprises Innovantes de Haute Technologie (JEIHT) sont confrontées à de multiples difficultés pour que leur innovation devienne un produit commercialisable. De la bonne idée à la grande entreprise, le parcours est semé d'embûches. (cf graphique annexe)
Le manque de financements peut limiter considérablement la croissance des firmes innovantes. La solution de l'emprunt semble inappropriée, car les taux d'intérêt limiteraient la flexibilité des liquidités de l'entreprise à des moments cruciaux pour son développement. De plus, les banques accordant ce type de crédit sont peu nombreuses, car, ne possédant pas les compétences souvent pointues requises pour évaluer les chances de réussite des jeunes entreprises, elles souffriraient d'une asymétrie d'information importante.
Les JEIHT ont besoin, dans les premiers stades de leur développement, de fonds propres importants, alors même qu'elles n'ont pas encore de sources de revenus. C'est pourquoi le financement par apport de fonds propres est le plus adapté, mais ces fonds sont aussi particulièrement difficiles à trouver. Pour l'amorçage, les entrepreneurs ont le plus souvent recours à leurs propres économies, à celles de leur famille ou amis. Mais en matière de hautes technologies, les investissements à réaliser sont souvent très lourds. C'est alors que les entrepreneurs peuvent se tourner vers le capital-investissement.
Le capital-investissement est un mode de financement de jeunes entreprises non cotées par apport de fonds propres. Aux premiers stades de la création d'entreprise, alors que les incertitudes sur les chances de réussite de la jeune entreprise sont les plus fortes, cet apport de capital s'appelle capital-risque. Puis, dans la phase ultérieure d'expansion de l'entreprise, le capital-investissement est nommé capital-développement. Les capital-investisseurs, ou capital-risqueurs, sont des intermédiaires financiers qui collectent des fonds auprès d'investisseurs et les allouent à de jeunes entreprises innovantes de haute technologie. Après avoir sélectionné les entreprises qui semblent avoir un potentiel de rendement très élevé, ils prodiguent des conseils à celles-ci pour réussir. Ils apportent des fonds propres à l'entreprise en détenant des participations dans celles-ci pendant une durée d'en moyenne 5 ans. Lorsque les entreprises ont atteint une taille et une valeur suffisante, ils revendent (sur le marché financier le plus souvent) leur part de capital et réalisent une plus-value.
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