Caractéristiques et enjeux d'un phénomène multidimensionnel : la mondialisation
Date de publication :
09/08/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
9 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une approche nouvelle de la mondialisation
- Une problématique oubliée : la mondialisation nécessaire
- Une approche nouvelle
- La régulation de la mondialisation
- Les trois configurations de la mondialisation
- La configuration inter-nationale
- La spécialisation internationale comme principe de régulation
- Le paradigme introuvable
- La régulation intergouvernementale
- La configuration multinationale
- L'impératif de compétitivité
- Les stratégies de délocalisation
- L'interdépendance des dimensions dans la configuration multinationale
- Les nouvelles bases de la spécialisation
- La collusion Etats/multinationales comme principe de régulation
- La mutation du système monétaire international ou la marche vers la globalisation
- Le triomphe de la globalisation
- Du consensus de Bretton-Woods à celui de Washington : les marchés contre les Etats
- La déréglementation financière : les nouvelles normes de « governance »
- La déréglementation des investissements directs : la concurrence entre les nations
- La déréglementation des échanges : multilatéralisme ou régionalisme
- La globalisation inégale
- La métaphore des marchés
- Création de valeur ou accumulation ?
- La globalisation n'est pas planétaire
- Malaise dans la globalisation
- Les bases d'une nouvelle régulation
Résumé :
Le débat sur la mondialisation fait fureur. Deux camps opposés se forment : l'un fait de la mondialisation la manifestation achevée de « l'horreur économique » tandis que l'autre y voit la réalisation d'une promesse de bonheur pour l'humanité. Or, cette vision manichéenne de la mondialisation, soulevée par les deux ouvrages marquants La mondialisation heureuse (Minc) et L'Horreur économique (V. Forrester), pose problème. La mondialisation doit être mieux définie.
Si la mondialisation est fréquemment contestée, il ne faudrait oublier qu'elle précède le capitalisme lui-même, ou tout du moins l'accompagne. Pour paraphraser Braudel et Wallerstein, l'économie-monde est le cadre de naissance du capitalisme. Les 1ers théoriciens des échanges internationaux ont immédiatement décelé les freins à la croissance crées par la formation progressive d'espaces territoriaux compartimentés : les nations.
Pour A. Smith, le secret de la productivité repose sur la division du travail. Les différentes économies nationales prennent en quelque sorte la place des ouvriers dans le partage des tâches pour aboutir à ce que l'on appellera ensuite la spécialisation internationale du travail. Ricardo ira plus loin avec la rente différentielle : du fait de l'accroissement démographique, de nouvelles terres, moins productives, ont dû être cultivées. La rente différentielle augmente. De plus, la demande globale de pain hausse, donc son prix également. Ainsi, les revenus des rentiers augmentaient, mais pas ceux des industriels. Avec la baisse des profits, l'investissement était condamné à s'arrêter. L'économie se figerait donc dans l'état stationnaire, que seule l'abolition des corn laws pouvait stopper. De même, plus tard, chez les marxistes tels Paul Sweezy souligneront la nécessité des exportations pour combler le surplus du profit capitaliste. Bref, la nécessité d'une expansion mondiale du capitalisme est évidente.
Si la mondialisation est fréquemment contestée, il ne faudrait oublier qu'elle précède le capitalisme lui-même, ou tout du moins l'accompagne. Pour paraphraser Braudel et Wallerstein, l'économie-monde est le cadre de naissance du capitalisme. Les 1ers théoriciens des échanges internationaux ont immédiatement décelé les freins à la croissance crées par la formation progressive d'espaces territoriaux compartimentés : les nations.
Pour A. Smith, le secret de la productivité repose sur la division du travail. Les différentes économies nationales prennent en quelque sorte la place des ouvriers dans le partage des tâches pour aboutir à ce que l'on appellera ensuite la spécialisation internationale du travail. Ricardo ira plus loin avec la rente différentielle : du fait de l'accroissement démographique, de nouvelles terres, moins productives, ont dû être cultivées. La rente différentielle augmente. De plus, la demande globale de pain hausse, donc son prix également. Ainsi, les revenus des rentiers augmentaient, mais pas ceux des industriels. Avec la baisse des profits, l'investissement était condamné à s'arrêter. L'économie se figerait donc dans l'état stationnaire, que seule l'abolition des corn laws pouvait stopper. De même, plus tard, chez les marxistes tels Paul Sweezy souligneront la nécessité des exportations pour combler le surplus du profit capitaliste. Bref, la nécessité d'une expansion mondiale du capitalisme est évidente.
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