Cass. civ. 2ème, 7 juin 2006, Mme X.
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commentaire d'arrêt
publié le 08/03/2007
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Résumé
Dans un arrêt de cassation du 7 juin 2006, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation a précisé la portée de loption de compétence territoriale ouverte par larticle 46 du nouveau Code de procédure civile (NCPC) dans le domaine quasi-contractuel.
Une personne pensait être bénéficiaire de la promesse de recevoir plusieurs cadeaux de la part dune société de vente par correspondance.
Les biens en question ne lui étant pas adressés, elle assigne la société devant le tribunal de son domicile. La société soulève in limine litis une exception dincompétence territoriale. Le tribunal rejette le moyen. La société forme un contredit devant le Cour dappel, qui le rejette.
Aux termes de la décision de la juridiction de second degré, laction, étant engagée sur le fondement de larticle 1371 du Code civil relatif aux quasi-contrats, permet à la requérante de bénéficier de loption de compétence territoriale ouverte par larticle 46 NCPC.
La société sétant pourvue en cassation, la question de droit posée à la Haute juridiction était donc celle de savoir si loption de larticle 46 NCPC peut être ouverte aux actions fondées sur un quasi-contrat ?
Il faut noter que la deuxième chambre civile, en charge des questions de procédure au sein de la Cour de cassation, a rendu le même jour, à propos dune espèce similaire, une décision qui comporte le même attendu décisif quant à la réponse apportée à cette question de droit. Il faut probablement y voir la volonté de la Haute juridiction dasseoir lautorité de la solution quelle dégage.
Dans une décision sans surprise, la Cour de cassation juge ainsi que, les options de compétence territoriale ouvertes par larticle 46 NCPC étant dinterprétation stricte (I.), elles ne sappliquent pas aux actions quasi-contractuelles (II.).
Une personne pensait être bénéficiaire de la promesse de recevoir plusieurs cadeaux de la part dune société de vente par correspondance.
Les biens en question ne lui étant pas adressés, elle assigne la société devant le tribunal de son domicile. La société soulève in limine litis une exception dincompétence territoriale. Le tribunal rejette le moyen. La société forme un contredit devant le Cour dappel, qui le rejette.
Aux termes de la décision de la juridiction de second degré, laction, étant engagée sur le fondement de larticle 1371 du Code civil relatif aux quasi-contrats, permet à la requérante de bénéficier de loption de compétence territoriale ouverte par larticle 46 NCPC.
La société sétant pourvue en cassation, la question de droit posée à la Haute juridiction était donc celle de savoir si loption de larticle 46 NCPC peut être ouverte aux actions fondées sur un quasi-contrat ?
Il faut noter que la deuxième chambre civile, en charge des questions de procédure au sein de la Cour de cassation, a rendu le même jour, à propos dune espèce similaire, une décision qui comporte le même attendu décisif quant à la réponse apportée à cette question de droit. Il faut probablement y voir la volonté de la Haute juridiction dasseoir lautorité de la solution quelle dégage.
Dans une décision sans surprise, la Cour de cassation juge ainsi que, les options de compétence territoriale ouvertes par larticle 46 NCPC étant dinterprétation stricte (I.), elles ne sappliquent pas aux actions quasi-contractuelles (II.).
Sommaire
- Les options de compétence territoriale ouvertes par l'article 46 NCPC sont d'interprétation stricte
- Une jurisprudence constante
- Une jurisprudence logique
- Les options de compétence territoriale ouvertes par l'article 46 NCPC ne s'appliquent pas aux actions fondées sur un quasi-contrat
- L'extension controversée de la notion de quasi-contrat
- Les conséquences du droit substantiel sur le droit formel
