Les causes dexonération de la responsabilité délictuelle du fait des choses
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exposé
publié le 02/12/2008
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Résumé
« On est responsable, non seulement du dommage que lon cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que lon a sous sa garde ». Larticle 1382 al. 1er du Code Civil, établit ainsi le principe général de la responsabilité civile.
Bien que cet article soit présent dès son origine dans le Code Civil français, il na été adopté comme instrument de la responsabilité délictuelle du fait des choses quà partir de la fin du 19e siècle. La responsabilité est classiquement fondée sur le principe de la faute. Cependant, la révolution industrielle fait apparaitre un nouveau régime de responsabilité, celui du fait des choses. Les rédacteurs du Code navaient envisagé comme régime particulier du fait des choses la seule responsabilité du fait des animaux en vertu de larticle 1385 Code Civil et la responsabilité du fait de la ruine des bâtiments prévue par larticle 1386. Néanmoins, la révolution industrielle sest accompagnée dune multiplication dramatique des accidents provoqués par les machines, ou par moyens de transport mécanisés, mettant ainsi en évidence les lacunes du système de responsabilité mis originellement en place par le Code civil.
Pour répondre à ce déficit, on a dans une première interprétation, cherché à considérer les machines comme des immeubles, ce qui était bien sûr insuffisant pour comprendre tous les cas daccidents. Cest donc à la jurisprudence que lon doit la création dun nouveau principe. Ainsi, dans un arrêt rendu par la chambre civile le 16 juin 1896, Teffaine, la Cour de cassation va utiliser larticle 1384 al. 1er pour fonder la responsabilité du fait des choses. La responsabilité sur laquelle se basait cette jurisprudence posait lidée dune présomption de faute, afin dempêcher au propriétaire de sexonérer de sa responsabilité en démontrant une absence de faute pouvant porter préjudice à lindemnisation des victimes. Mais, cest larrêt Jandheur du 13 février 1930 qui va établir tout dabord que larticle 1384 du Code civil attache la responsabilité au gardien de la chose et non à la chose elle-même, et que lexonération de la responsabilité du gardien nest possible que par la preuve dune cause étrangère.
Bien que cet article soit présent dès son origine dans le Code Civil français, il na été adopté comme instrument de la responsabilité délictuelle du fait des choses quà partir de la fin du 19e siècle. La responsabilité est classiquement fondée sur le principe de la faute. Cependant, la révolution industrielle fait apparaitre un nouveau régime de responsabilité, celui du fait des choses. Les rédacteurs du Code navaient envisagé comme régime particulier du fait des choses la seule responsabilité du fait des animaux en vertu de larticle 1385 Code Civil et la responsabilité du fait de la ruine des bâtiments prévue par larticle 1386. Néanmoins, la révolution industrielle sest accompagnée dune multiplication dramatique des accidents provoqués par les machines, ou par moyens de transport mécanisés, mettant ainsi en évidence les lacunes du système de responsabilité mis originellement en place par le Code civil.
Pour répondre à ce déficit, on a dans une première interprétation, cherché à considérer les machines comme des immeubles, ce qui était bien sûr insuffisant pour comprendre tous les cas daccidents. Cest donc à la jurisprudence que lon doit la création dun nouveau principe. Ainsi, dans un arrêt rendu par la chambre civile le 16 juin 1896, Teffaine, la Cour de cassation va utiliser larticle 1384 al. 1er pour fonder la responsabilité du fait des choses. La responsabilité sur laquelle se basait cette jurisprudence posait lidée dune présomption de faute, afin dempêcher au propriétaire de sexonérer de sa responsabilité en démontrant une absence de faute pouvant porter préjudice à lindemnisation des victimes. Mais, cest larrêt Jandheur du 13 février 1930 qui va établir tout dabord que larticle 1384 du Code civil attache la responsabilité au gardien de la chose et non à la chose elle-même, et que lexonération de la responsabilité du gardien nest possible que par la preuve dune cause étrangère.
Sommaire
- Les causes d'exonération totale de la responsabilité du gardien de la chose
- Du rôle passif de la chose à la non-causalité par le fait de la chose
- La force majeure, seul motif d'exonération totale de la responsabilité
- À défaut de force majeure, une possibilité d'exonération partielle du gardien de la chose
- Responsabilité du gardien de la chose et le fait d'un tiers
- Responsabilité du fait d'une chose et le fait ou la faute de la victime
