Certain et incertain en économie
Date de publication :
31/10/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Nouvelles théories néoclassiques après les années 60
- Conception plus radicale de l'incertitude
Résumé :
Les sciences économiques occupent une position originale dans le questionnement concernant la scientificité des sciences sociales. En effet, par le formalisme mathématique de leurs modèles, elles tentent de se rapprocher des sciences dites « dures » qui induisent vérité, universalité des lois et certitude des résultats obtenus.
Cependant, leurs objets d'études les placeraient plutôt du coté des sciences « molles » qui ne peuvent offrir de vérité naturelle ni de parfaite prévisibilité. Il suffit ici de retenir la définition que donne l'économiste américain et Prix Nobel Paul Samuelson : les sciences économiques sont « les sciences des choix » et ne sont donc pas empruntes de vérité objective.
Certes, des phénomènes économiques se produisent tous les jours (investissements, échanges monétaires...) mais l'objet des sciences économiques, en tant qu'elles sont la science des choix économiques, n'est pas la matérialité des actes d'échange mais plutôt leurs motivations.
Les sciences économiques semblent donc être davantage des sciences de l'incertain, même si comme nous le verrons par la suite, les économistes classiques et néoclassiques (Pigou, Walras...) donnent pour cadre à leur analyse un contexte de parfaite certitude, tant au niveau du comportement des individus qu'au niveau de l'environnement qui les entoure.
Le concept d'incertitude est assez flou mais se distingue du concept de probabilité : si la probabilité englobe un sentiment d'incertitude, celui ci ne porte que sur le moment d'un événement. Nous pouvons définir l'incertitude économique comme la situation pour laquelle le futur devient illisible, les comportements des agents deviennent imprévisibles, les projets deviennent non fiables. Les sciences économiques relèvent cependant plus de l'incertitude que de la probabilité : la distance qui s'est progressivement élargie entre les postulats constitutifs de la discipline et leur efficacité heuristique et cognitive réelle en est sûrement l'explication. Désormais, l'incertitude apparaît comme indissociable de la vie économique : l'économie ne peut donc plus, comme nous le verrons par la suite, être étudiée mécaniquement comme le laissaient penser les néoclassiques jusque dans les années 60.
Cependant, leurs objets d'études les placeraient plutôt du coté des sciences « molles » qui ne peuvent offrir de vérité naturelle ni de parfaite prévisibilité. Il suffit ici de retenir la définition que donne l'économiste américain et Prix Nobel Paul Samuelson : les sciences économiques sont « les sciences des choix » et ne sont donc pas empruntes de vérité objective.
Certes, des phénomènes économiques se produisent tous les jours (investissements, échanges monétaires...) mais l'objet des sciences économiques, en tant qu'elles sont la science des choix économiques, n'est pas la matérialité des actes d'échange mais plutôt leurs motivations.
Les sciences économiques semblent donc être davantage des sciences de l'incertain, même si comme nous le verrons par la suite, les économistes classiques et néoclassiques (Pigou, Walras...) donnent pour cadre à leur analyse un contexte de parfaite certitude, tant au niveau du comportement des individus qu'au niveau de l'environnement qui les entoure.
Le concept d'incertitude est assez flou mais se distingue du concept de probabilité : si la probabilité englobe un sentiment d'incertitude, celui ci ne porte que sur le moment d'un événement. Nous pouvons définir l'incertitude économique comme la situation pour laquelle le futur devient illisible, les comportements des agents deviennent imprévisibles, les projets deviennent non fiables. Les sciences économiques relèvent cependant plus de l'incertitude que de la probabilité : la distance qui s'est progressivement élargie entre les postulats constitutifs de la discipline et leur efficacité heuristique et cognitive réelle en est sûrement l'explication. Désormais, l'incertitude apparaît comme indissociable de la vie économique : l'économie ne peut donc plus, comme nous le verrons par la suite, être étudiée mécaniquement comme le laissaient penser les néoclassiques jusque dans les années 60.
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