Chambre commerciale de la Cour de cassation, 27 mars 2007 : la cause du contrat
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publié le 26/09/2008
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Résumé
« Le cur du contrat est laccord de volonté, qui en détermine la teneur », en affirmant cela Philippe Malaurie rappelle le principe directeur de la formation des contrats à savoir laccord de volonté. Ce dernier étant lémanation directe du principe fondateur du droit des contrats, à savoir la théorie de lautonomie de volonté, en vertu de laquelle la volonté librement exprimée a le pouvoir de créer des obligations.
Cependant, le droit français émet une limite à la force de laccord de volonté comme le mentionne larticle 1108 du Code civil qui dispose que : « Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention : Le consentement de la partie qui s'oblige ; sa capacité de contracter ; un objet certain qui forme la matière de l'engagement ; une cause licite dans l'obligation. »
Ainsi, certaines conditions sont retenues pour la validité contractuelle comme lillustre larrêt du 27 mars 2007 rendu par la chambre commerciale de la cour de cassation.
Les faits sont les suivants Mr X a conclu un contrat « de création dun point de location de cassettes vidéo » avec la société MDM. Cependant Mr X na pas payé à société MDM le paiement qui lui été du pour une durée de location de 10 mois.
La société MDM assigne Mr .X en justice et obtient de la part des juges du fond une ordonnance dinjonction de payer.
Mr X forme un appel devant la cour dappel dAgen en demandant lannulation du contrat. La cour dappel rejette sa demande dannulation du contrat et le condamne à payer à la société MDM 5 437, 83 euros de dommages et intérêts.
Mr X se pourvoit en cassation contre la décision rendue le 31 janvier 2005 par la cour dAppel dAgen. Il invoque au soutien de son pourvoi trois moyens :
- tout d'abord, il reproche à la cour dAppel de navoir pas retenu lallégation de dol à légard de la société MDM alors que cette dernière navait pas prévenu Mr X quelle avait signé le même type de contrat avec un restaurateur non loin de son commerce.
- ensuite il reproche à la cour dAppel de ne pas avoir cherché si Mr X eu été informé de la vétusté des cassettes mises à sa disposition, ceux-ci étant constitutifs dun dol.
- enfin, il reproche à la cour dAppel de ne pas avoir établi que la cause du contrat était inexistante par labsence de contre partie, aux motifs que MR X était dans limpossibilité de prouver quil ne pouvait faire de bénéfice avec son commerce de vidéo dans un petit village. Ainsi, la cour dAppel retient que l'exécution du contrat selon l'économie voulue par les parties était possible, ne constatant donc pas le défaut de contrepartie réelle à l'obligation souscrite par Mr X.
Cependant, le droit français émet une limite à la force de laccord de volonté comme le mentionne larticle 1108 du Code civil qui dispose que : « Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention : Le consentement de la partie qui s'oblige ; sa capacité de contracter ; un objet certain qui forme la matière de l'engagement ; une cause licite dans l'obligation. »
Ainsi, certaines conditions sont retenues pour la validité contractuelle comme lillustre larrêt du 27 mars 2007 rendu par la chambre commerciale de la cour de cassation.
Les faits sont les suivants Mr X a conclu un contrat « de création dun point de location de cassettes vidéo » avec la société MDM. Cependant Mr X na pas payé à société MDM le paiement qui lui été du pour une durée de location de 10 mois.
La société MDM assigne Mr .X en justice et obtient de la part des juges du fond une ordonnance dinjonction de payer.
Mr X forme un appel devant la cour dappel dAgen en demandant lannulation du contrat. La cour dappel rejette sa demande dannulation du contrat et le condamne à payer à la société MDM 5 437, 83 euros de dommages et intérêts.
Mr X se pourvoit en cassation contre la décision rendue le 31 janvier 2005 par la cour dAppel dAgen. Il invoque au soutien de son pourvoi trois moyens :
- tout d'abord, il reproche à la cour dAppel de navoir pas retenu lallégation de dol à légard de la société MDM alors que cette dernière navait pas prévenu Mr X quelle avait signé le même type de contrat avec un restaurateur non loin de son commerce.
- ensuite il reproche à la cour dAppel de ne pas avoir cherché si Mr X eu été informé de la vétusté des cassettes mises à sa disposition, ceux-ci étant constitutifs dun dol.
- enfin, il reproche à la cour dAppel de ne pas avoir établi que la cause du contrat était inexistante par labsence de contre partie, aux motifs que MR X était dans limpossibilité de prouver quil ne pouvait faire de bénéfice avec son commerce de vidéo dans un petit village. Ainsi, la cour dAppel retient que l'exécution du contrat selon l'économie voulue par les parties était possible, ne constatant donc pas le défaut de contrepartie réelle à l'obligation souscrite par Mr X.
Sommaire
- L'appréciation des éléments de validité contractuelle
- L'absence de dol dans le contrat
- La cause dans un contrat synallagmatique commutatif
- Une mise en uvre jurisprudentielle controversée
- Le maintien de la validité contractuelle
- Un respect nuancé de l'équilibre contractuel
