Chambre criminelle de la cour de cassation, 18 juin 2002 - la légitime défense
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commentaire d'arrêt
publié le 13/11/2008
avis client : non évalué
niveau : grand public
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Résumé
Aux termes de larticle 122-5 du Code pénal, « nest pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense delle-même ou dautrui, sauf sil y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de latteinte ». Par conséquent, un acte délictueux, par sa nature, perd légalement ce caractère par leffet dune permission expresse de la loi.
Si leffet justificatif de la légitime défense est certain, en revanche son étendue et ses conditions dapplication ont soulevé de nombreuses difficultés notamment en ce qui concerne son invocation en cas dattaque verbale ou morale violente.
Une agression verbale même violente peut-elle justifier une riposte à lintégrité physique de la personne ? Les juges peuvent-ils étendre la légitime défense à une attaque portée à lintégrité morale dune personne ?
La cour de cassation étend le domaine de la légitime défense. En effet, sagissant de la condition dattaque initiale, elle admet outre le danger physique, le danger moral comme pouvant justifier une défense résultant dune légitime défense. Dautre part, elle relativise en apparence le caractère proportionnel que doit présenter le moyen de défense face à une attaque morale.
Si leffet justificatif de la légitime défense est certain, en revanche son étendue et ses conditions dapplication ont soulevé de nombreuses difficultés notamment en ce qui concerne son invocation en cas dattaque verbale ou morale violente.
Une agression verbale même violente peut-elle justifier une riposte à lintégrité physique de la personne ? Les juges peuvent-ils étendre la légitime défense à une attaque portée à lintégrité morale dune personne ?
La cour de cassation étend le domaine de la légitime défense. En effet, sagissant de la condition dattaque initiale, elle admet outre le danger physique, le danger moral comme pouvant justifier une défense résultant dune légitime défense. Dautre part, elle relativise en apparence le caractère proportionnel que doit présenter le moyen de défense face à une attaque morale.
Sommaire
- La condition de l'attaque initiale de la légitime défense étendue à une attaque morale
- L'évolution du refus d'admettre une attaque morale comme étant une agression réelle et actuelle
- La reconnaissance du cas particulier d'une agression réelle et actuelle justifiant une riposte portant atteinte à l'intégrité de l'adolescente : l'attaque verbale
- Le critère de proportionnalité affaibli entre une attaque morale et une riposte à l'intégrité physique de la personne
- Les moyens de défense nécessaires et proportionnés à l'attaque verbale
- Un arrêt d'espèce laissant croire à une possible autre solution dans le cas d'une espèce différente
