Le Chant des morts, conjugaison des talents de Pierre Reverdy et de Pablo Picasso sous légide de Tériade
6.95€
exposé
publié le 28/07/2006
avis client : non évalué
niveau : avancé
consulté 1 fois
Résumé
Les divers moyens de reproduction photomécanique, éliminant le travail manuel, avaient réveillé au cours de la seconde moitié du XIXème siècle lattrait pour les gravures originales. Une nouvelle émulation devait sen suivre, sous limpulsion première de la Société des Aquafortistes, entre les techniques traditionnelles de gravure sur bois, de gravure sur cuivre et de gravure sur pierre.
Les bibliophiles avaient un penchant net pour la première, Edouard Pelletan en tête. Mais cétait sans compter sur Bracquemond qui continuait de plaider pour la suprématie de leau-forte. Son argument premier résidait dans le parallèle évident entre la taille en creux et le dessin. Cette défense annonçait lavenir, le cuivre devenant entre autres le terrain dexpression de picasso. Mais la pierre et le crayon gras donnaient des effets de fondu qui convenaient à la touche de nombreux peintres comme Odilon Redon.
Mais peu importent ces querelles, elles seffacèrent vite devant les chefs-duvre qui ponctuèrent chaque procédé.
Cest donc de tout un ensemble de facteurs que naquît le grand livre illustré tel que le bibliophile le conçoit aujourdhui, rencontre dune expression littéraire et dune expression plastique, aux manières et aux moyens différents.
Au départ, il y a un texte. Ambroise Vollard se vantait de laisser à ses peintres le choix des uvres à illustrer. Mais lun des rôles de léditeur consiste plutôt à deviner ou reconnaître par lui-même le lien profond qui peut unir un écrivain et un peintre. Lorsque lun et lautre sont motivés par une même verve créatrice, le livre illustré parvient au rang duvre dart.
Cest exactement le cas du chant des morts, conjugaison des talents de pierre reverdy et de pablo picasso sous légide de Tériade.
Les bibliophiles avaient un penchant net pour la première, Edouard Pelletan en tête. Mais cétait sans compter sur Bracquemond qui continuait de plaider pour la suprématie de leau-forte. Son argument premier résidait dans le parallèle évident entre la taille en creux et le dessin. Cette défense annonçait lavenir, le cuivre devenant entre autres le terrain dexpression de picasso. Mais la pierre et le crayon gras donnaient des effets de fondu qui convenaient à la touche de nombreux peintres comme Odilon Redon.
Mais peu importent ces querelles, elles seffacèrent vite devant les chefs-duvre qui ponctuèrent chaque procédé.
Cest donc de tout un ensemble de facteurs que naquît le grand livre illustré tel que le bibliophile le conçoit aujourdhui, rencontre dune expression littéraire et dune expression plastique, aux manières et aux moyens différents.
Au départ, il y a un texte. Ambroise Vollard se vantait de laisser à ses peintres le choix des uvres à illustrer. Mais lun des rôles de léditeur consiste plutôt à deviner ou reconnaître par lui-même le lien profond qui peut unir un écrivain et un peintre. Lorsque lun et lautre sont motivés par une même verve créatrice, le livre illustré parvient au rang duvre dart.
Cest exactement le cas du chant des morts, conjugaison des talents de pierre reverdy et de pablo picasso sous légide de Tériade.
Sommaire
- La poesie au service de la bibliophilie
- Picasso graveur
- Teriade
- Le chant des morts
- Comparaison avec d'autres uvres de picasso
