Chapitre 2 "Culture écrite et inégalités scolaires" de l'essai "Sociologie de l'échec scolaire" de Bernard Lahire
Date de publication :
27/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les moyens de traiter de l'échec scolaire
- Emergence du problème social
- Données statistiques sur l'« échec scolaire »
- Enoncé de l'hypothèse principale
- Dépasser les oppositions : un enjeu théorique
- Critique du « déficit » et du « handicap » : domination et réappropriations
- Résistances et réappropriations
- Implications méthodologiques
- Confrontation, comparaison et coexistence
- Les pratiques scolaires du français : hétérogénéité et cohérence
- Production des matériaux
- Présentation du terrain
- Présentation du terrain selon la catégorie socioprofessionnelle
- Présentation du terrain selon la nationalité
- Langue, « culture ethnique » et échec scolaire
Résumé :
Les sociologies de l'éducation, quel que soit leur parti pris, ont contribué à faire avancer la pensée sociologique dans son ensemble. Pour lahire, chaque courant de pensée a étudié une facette du problème, et il faut tenir compte de l'ensemble de ces réflexions.
Jusque dans les années 1930, le système scolaire se partage en deux instances : l'école primaire gratuite d'une part et le collège et le lycée payants d'autre part. L'origine sociale des élèves délimite clairement ces deux instances. Progressivement, une série de mesures va redéfinir cette répartition. En 1930, la gratuité de la classe de sixième intervient, en 1933, cette mesure se généralise à l'ensemble du secondaire avec en parallèle la mise en oeuvre d'un examen d'entrée pour la sixième. En 1936, l'obligation scolaire est portée à l'âge de 14 ans. En 1956, l'examen d'entrée en sixième est supprimé, en 1959, la réforme Berthoin allonge encore le temps de scolarité obligatoire et on passe à une obligation scolaire jusque l'âge de 16 ans. Fouchet crée les CES en 1963, ce qui permet de réunir tous les élèves de la 6e à la 3e mais avec des distinctions en filières, en 1975, Haby crée le collège unique et supprime de ce fait les filières.
Ainsi, progressivement, les enfants vont fréquenter plus longtemps l'école. Par ailleurs, l'école acquiert une place de plus en plus prépondérante concernant l'accès à une profession car le système est censé permettre l'accès de tous aux études supérieures. La position sociale à l'issue de la scolarité est imputée au mérite de l'élève, à sa capacité de témoigner de ses compétences par le biais de l'évaluation scolaire. L'émergence de l'idée d'échec scolaire devient alors possible. Comme le précise lahire : « C'est donc surtout à partir des années 1960 que l'« échec scolaire » va devenir une préoccupation constante des milieux pédagogiques » .
Jusque dans les années 1930, le système scolaire se partage en deux instances : l'école primaire gratuite d'une part et le collège et le lycée payants d'autre part. L'origine sociale des élèves délimite clairement ces deux instances. Progressivement, une série de mesures va redéfinir cette répartition. En 1930, la gratuité de la classe de sixième intervient, en 1933, cette mesure se généralise à l'ensemble du secondaire avec en parallèle la mise en oeuvre d'un examen d'entrée pour la sixième. En 1936, l'obligation scolaire est portée à l'âge de 14 ans. En 1956, l'examen d'entrée en sixième est supprimé, en 1959, la réforme Berthoin allonge encore le temps de scolarité obligatoire et on passe à une obligation scolaire jusque l'âge de 16 ans. Fouchet crée les CES en 1963, ce qui permet de réunir tous les élèves de la 6e à la 3e mais avec des distinctions en filières, en 1975, Haby crée le collège unique et supprime de ce fait les filières.
Ainsi, progressivement, les enfants vont fréquenter plus longtemps l'école. Par ailleurs, l'école acquiert une place de plus en plus prépondérante concernant l'accès à une profession car le système est censé permettre l'accès de tous aux études supérieures. La position sociale à l'issue de la scolarité est imputée au mérite de l'élève, à sa capacité de témoigner de ses compétences par le biais de l'évaluation scolaire. L'émergence de l'idée d'échec scolaire devient alors possible. Comme le précise lahire : « C'est donc surtout à partir des années 1960 que l'« échec scolaire » va devenir une préoccupation constante des milieux pédagogiques » .
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