Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, « Spleen », LXXVI : Jai plus de souvenirs que si javais mille ans...
Date de publication :
07/04/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Etude de la composition
- Commentaire continu
- Commentaire des deux premières phrases (v.1 à 7)
- Commentaire de la troisième phrase (v.8 à 14)
- Commentaire de la quatrième phrase (v.15 à 18)
- Commentaire de la cinquième phrase (v.19 à 24)
Résumé :
Le spleen, la rate des anglophones (et des anglophiles), organe qui déverse l'humeur noire, l'amère bile de la mélancolie... Le mot est un héritage romantique. baudelaire se l'approprie, le fait sien, en l'intériorisant au sein de son univers poétique, en le liant intimement à son art. Le spleen devient ainsi un mot de passe baudelairien.
Mais quelle est la place de cette rate dans l' « organisme » poétique, dans la création des fleurs du mal ? Elle donne son nom à la partie inaugurale du recueil, « spleen et Idéal », où nous pouvons d'emblée pressentir la tension constitutive, première, entre ces deux instances, l'ambivalence inhérente à ces « fleurs maladives ». A l'intérieur de la partie, à partir des pièces LXXV à lxxviII, se déploie une tétralogie de poèmes qui portent tous le même titre : « spleen ». Pourquoi choisir précisément de nommer ces quatre pièces « spleen », alors que l'humeur noire semble irriguer, d'une manière ou d'une autre, l'ensemble de l'oeuvre ? Ce quartetto composerait l'apothéose du spleen, quatre solos de l'ennui existentiel, quatre variations sur le même thème. Nous étudierons une d'elles, le deuxième volet du spleen : J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans...
Mais quelle est la place de cette rate dans l' « organisme » poétique, dans la création des fleurs du mal ? Elle donne son nom à la partie inaugurale du recueil, « spleen et Idéal », où nous pouvons d'emblée pressentir la tension constitutive, première, entre ces deux instances, l'ambivalence inhérente à ces « fleurs maladives ». A l'intérieur de la partie, à partir des pièces LXXV à lxxviII, se déploie une tétralogie de poèmes qui portent tous le même titre : « spleen ». Pourquoi choisir précisément de nommer ces quatre pièces « spleen », alors que l'humeur noire semble irriguer, d'une manière ou d'une autre, l'ensemble de l'oeuvre ? Ce quartetto composerait l'apothéose du spleen, quatre solos de l'ennui existentiel, quatre variations sur le même thème. Nous étudierons une d'elles, le deuxième volet du spleen : J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans...
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