La clôture des champs de l'affect
Date de publication :
10/01/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
74 pages
Sommaire :
Sommaire
- De la perception à la Re-présentation d'objet
- Pour introduire la présence de l'objet
- Objets d'affect
- Le cheminement de l'affect
- Panorama historique du concept d' 'affect' dans l'oeuvre de Freud
- Signe et affect
- Le destin imaginaire de l'affect
- Le retour de l'affect dans l'imaginaire
- La clôture des champs d'affects
Résumé :
Le plaisir est bien la preuve semble-t-il que même sur des objets différents, sur des individus différents, un mécanisme de l'ordre de l'universel agit: « La vérité que cherche l'oeuvre d'art, c'est la vérité universelle de ce qui est singulier ». Afin de parvenir à une tentative de compréhension de ce mécanisme, un seul moyen nous paraît cohérent: le repérage pas à pas du chemin pris par un objet « esthétique » au sein d'un individu. Qui mieux que le couple formé de la représentation et de l'affect est en mesure de faire ce repérage avec suffisamment de précision et de justesse? Les raisons de ce choix peuvent être discutées, réfutées, néanmoins nous espérons que leurs justifications, qui ne se trouveront pas à de meilleurs endroits que tout au long de ce texte, rencontreront l'accord du plus grand nombre. A ce propos, lorsque M. Merleau-Ponty écrit, à partir de Cézanne: « un peintre, un artiste, doivent non seulement créer et exprimer une idée, mais encore réveiller les expériences qui l'enracineront dans les autres consciences », il semble réussir là d'où il le désir. Si une oeuvre est réussie quand « elle a le pouvoir étrange de s'enseigner elle-même », c'est bien que la création ne se joue pas dans le rapport entre un créateur et son oeuvre, mais plutôt dans cet espace triangulaire formé par le créateur, l'oeuvre, et le spectateur. Alors que ne faut-il faire sinon la laisser parler? De la même manière, S. Zweig, dédicaçant à Freud un ouvrage écrivit ceci: « Au professeur S. Freud/ A l'esprit perspicace, au créateur et à l'inspirateur/ ce triple accord d'efforts créateurs », et en effet il ne faut pas omettre de dire que celui qui inspire à autrui tient en cette force une part non négligeable de son propre pouvoir de création. Et au combien Freud semble-t-il être, de part le destin de sa pensée, un grand inspirateur dans de nombreux domaines. Loin de nous la pensée de pouvoir y échapper: l'opposition que Freud développe entre affect et représentation nous inspire non seulement pour la trouver apte à expliquer le cheminement de l'objet esthétique, mais également afin de nous faire toucher, au bout du chemin peut être, le plaisir. Cette opposition entre affect et représentation nous replonge pourtant directement dans la métaphysique occidentale avec les oppositions entre intelligible et sensible, signification et sensibilité. Peut-être comprenons-nous ainsi que de nombreux héritiers de la pensée freudienne aient abandonné soit ce cadre, soit la notion d'affect. Néanmoins la proximité de l'encadrement conceptuel de l' « affect » avec celui de la métaphysique fait dire à A. Green que Freud, « sans sortir de cette problématique, a fait éclater les limites de ce cadre ». En effet, ne serait-ce que l'utilisation que fit la psychanalyse de l'affect, à partir d'une vue clinique de l'hystérie, est déjà considérable. Plus tard, n'est-ce pas l'affect qui émergea comme le noyau insécable d'où une thérapie fut possible? N'est-ce pas dans la jonction de l'affect et du langage (et donc de la représentation du monde) que se joue le rôle curatif de la psychanalyse? S'il y a au moins une utilisation possible de ces deux termes, c'est bien qu'alors une jointure est possible: sa découverte est un autre point de perspective qui aussi nous guidera. Car, comment concilier des opposés sans faire fondre leur opposition qui en forme tout l'intérêt? Comment de plus ne pas basculer d'un côté ou de l'autre?
Dans cette perspective, si la nécessité d'aborder historiquement la question de l'idée d'affect dans l'oeuvre de Freud est clairement marquée, il nous semble plus urgent encore de clarifier ce que nous entendons par représentation, représentation d'objet, qu'est-ce que la réalité d'un objet,etc. Toutefois ne nous trompons pas sur le statut de cette première partie: il ne s'agit pas de la construction arbitraire et définitive d'une réalité que nous tiendrions pour universelle. Non pas tant parce qu'il s'agit d'une gageure que parce que nous ne nous situons ni en deçà ni au-delà de la possibilité d'un discours délirant. Plutôt nous plaçons-nous au coeur de la volonté de faire fonctionner un type de réalité qui soit la potentialité résumée de tous les discours, bref, qui soit de l'Autre. Il s'agira donc dans cette première partie d'amener d'avantage la compréhension de « tout un chacun » vers l'horizon de ce qu'il peut envisager que de décider de ce qu'est « un fois pour toute », le réel. Nous prenons ces précautions pour que cette partie ne soit pas l'objet d'un malentendu mais reste une introduction pour penser en négatif un point où le Réel reste impensable. Or, pour dévisager l'horizon de cet impensable, encore faut-il être à même d'en repérer quelques bornes qui y mènent. A ce titre la question de la perception, aussi éloignée qu'elle puisse paraître de la thématique du plaisir esthétique, nous semble essentielle au vu du nombre de problèmes qu'elle sous-tend.
Dans cette perspective, si la nécessité d'aborder historiquement la question de l'idée d'affect dans l'oeuvre de Freud est clairement marquée, il nous semble plus urgent encore de clarifier ce que nous entendons par représentation, représentation d'objet, qu'est-ce que la réalité d'un objet,etc. Toutefois ne nous trompons pas sur le statut de cette première partie: il ne s'agit pas de la construction arbitraire et définitive d'une réalité que nous tiendrions pour universelle. Non pas tant parce qu'il s'agit d'une gageure que parce que nous ne nous situons ni en deçà ni au-delà de la possibilité d'un discours délirant. Plutôt nous plaçons-nous au coeur de la volonté de faire fonctionner un type de réalité qui soit la potentialité résumée de tous les discours, bref, qui soit de l'Autre. Il s'agira donc dans cette première partie d'amener d'avantage la compréhension de « tout un chacun » vers l'horizon de ce qu'il peut envisager que de décider de ce qu'est « un fois pour toute », le réel. Nous prenons ces précautions pour que cette partie ne soit pas l'objet d'un malentendu mais reste une introduction pour penser en négatif un point où le Réel reste impensable. Or, pour dévisager l'horizon de cet impensable, encore faut-il être à même d'en repérer quelques bornes qui y mènent. A ce titre la question de la perception, aussi éloignée qu'elle puisse paraître de la thématique du plaisir esthétique, nous semble essentielle au vu du nombre de problèmes qu'elle sous-tend.
Les internautes ont également acheté :
L'émergence de la notion d'"affect" dans l'oeuvre de S. Freud de 1888 à 1893
Exposé | 10/01/2007 | fr | .doc | 3 pages
Voir docs similaires : Littérature
1
Comment la communication financière influence-t-elle le choix d'investissement : cas des actionnaires individuels des sociétés cotées au CAC40
Thèse | 10/10/2008 | fr | .doc | 73 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Littérature
3
Corneille : "L'Illusion comique", acte V, scène 6
Commentaire de texte | 27/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
5
Les textes littéraires et les formes d'argumentation souvent complexes qu'ils proposent vous paraissent-ils être un moyen efficace de convaincre et de persuader ?
Exposé | 27/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
