Commentaire de l'arrêt du 16 novembre 2001 rendu par l'assemblée plénière de la Cour de cassation
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exposé
publié le 08/07/2008
évaluation : non évalué
niveau : grand public
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Résumé
À côté des procédures dites « ordinaires » devant les tribunaux, il existe des procédures dites « particulières », comme la procédure de référé qui a lavantage de la célérité, mais aboutit à une mesure provisoire. Le législateur a mis en place des cas de référés spéciaux (par opposition au cas ordinaire de référé) qui sont exclusivement régis par les textes et, sauf disposition contraire, échappent aux conditions ordinaires du référé. Ainsi, larticle 809 du Code de procédure civile, dans son alinéa 2, prévoit la procédure du référé-provision qui permet au juge des référés daccorder une provision au créancier à condition que lexistence de lobligation ne soit pas sérieusement contestable. Après une hésitation, cette condition dune obligation non sérieusement contestable est désormais contrôlée par la cour de cassation depuis larrêt du 16 novembre 2001 rendu par son assemblée plénière. En lespèce, Mme Candela sétait blessée en tombant dune échelle, alors quelle participait au nettoyage de la maison dhabitation dans laquelle Mme Archambeau, sa nièce, devait prochainement emménager. Mme Candela a alors saisi le juge des référés dune demande tendant à loctroi dune provision. La cour dappel a accueilli la demande de Mme Candela au motif que, quel que soit le fondement contractuel ou délictuel de ses demandes sur lequel la cour na pas à se prononcer, il apparaissait que Mme Archambeau, bénéficiaire de laide, était tenue à réparation, en tout ou en partie, et quainsi, en toute hypothèse, son obligation nétait pas sérieusement contestable. Un pourvoi en cassation est alors formé : le problème de droit posé à la cour était de savoir sil y avait ou non, en lespèce, lexistence dune obligation non sérieusement contestable justifiant loctroi dune provision, et si la cour de cassation pouvait ou non contrôler lexistence dune telle obligation. La cour de cassation casse et annule larrêt rendu par la cour dappel au visa de larticle 809, alinéa 2, du Code de procédure civile en considérant quen statuant par ces motifs, qui ne mettent pas la cour de cassation en mesure dexercer son contrôle sur lexistence dune obligation non sérieusement contestable, la cour dappel na pas donné de base légale à sa décision. Le critère de lexistence dune obligation non sérieusement contestable sera dabord envisagé (I), pour ensuite examiner le contrôle exercé par la cour de cassation sur lexistence de cette obligation (II).
Sommaire
- Le critère de l'existence d'une obligation non sérieusement contestable
- Critère de l'octroi d'une provision par le juge des référés
- Critère établi selon la Cour d'appel
- Le contrôle exercé par la Cour de cassation sur l'existence d'une obligation non sérieusement contestable
- Extension du contrôle exercé par la Cour de cassation
- Une décision justifiée
