Commentaire de larrêt : Cass civ. 3e, 5 juin 1996
Date de publication :
03/07/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les obligations du maître d'ouvrage envers le sous-traitant
- La garantie de l'action directe
- La garantie de paiement du sous-traitant : la caution
- La responsabilité engagée du maître de l'ouvrage
- La passivité du maître d'ouvrage constitutive d'une faute
- Le non-paiement du sous-traitant constitutif d'un préjudice à la charge du maître d'ouvrage
Résumé :
En l'espèce un maître d'ouvrage avait confié des travaux à un entrepreneur principal. L'entrepreneur avait engagé un sous traitant qui avait été accepté par le maître d'ouvrage, qui avait aussi agréé ses conditions de paiement. L'entrepreneur principal est ensuite mis en redressement judiciaire, le sous-traitant a donc exercé une action directe contre le maître d'ouvrage puis accepte à titre de transaction le règlement d'une partie de sa créance. Il est ensuite lui-même mis en redressement judiciaire, puis en liquidation de bien. Le liquidateur demande alors le paiement de l'intégralité de la créance et l'annulation de la transaction sur le fondement de l'article 14-1 de la loi de 1975.
La CA qui fait partiellement droit à sa demande retient que la faute du maître de l'ouvrage était la cause de l'absence de fourniture de caution par le sous-traitant et annule par conséquents la transaction. Toutefois, elle ne va pas condamner le maître de l'ouvrage au paiement de l'intégralité de la somme en considérant que le sous-traitant est tenu de garder à sa charge une partie du préjudice dû en partie par sa négligence de réclamer à l'entrepreneur principal la fourniture d'une caution ou d'une délégation de paiement.
Sont alors formés deux pourvois contradictoires : celui du maître d'ouvrage qui conteste l'existence d'un lien de causalité entre la faute commise et le préjudice allégué par le sous-traitant ; celui du liquidateur qui critique l'absence de règlement total de la créance.
La question était donc de savoir en l'espèce si le maître d'ouvrage était ou non responsable de l'absence de fourniture de caution par l'entrepreneur, mais aussi si le sous-traitant pouvait au-delà de l'action directe assigner le maître d'ouvrage en responsabilité délictuelle.
La Cour de cassation casse partiellement l'arrêt d'appel, elle confirme que le maître d'ouvrage a commis une faute en n'exigeant pas la fourniture d'une caution imposée par la loi et ajoute que le sous-traitant a subi un préjudice correspondant à la différence entre la somme déjà versée et le montant de la créance.
La Cour va donc dans le sens de l'esprit protecteur de la loi de 75 en renforçants les obligations du maître d'ouvrage envers le sous-traitant (I), et en permettant au sous-traitant d'engager la responsabilité du maître d'ouvrage en cas de manquement de l'entrepreneur (II).
Les internautes ont également acheté :
Exposé | 04/02/2006 | fr | .doc | 7 pages
Voir docs similaires : Droit des affaires
Commentaire d'arrêt | 28/06/2009 | fr | .doc | 6 pages
Commentaire d'arrêt | 22/02/2009 | fr | .doc | 7 pages
Commentaire d'arrêt | 23/04/2008 | fr | .doc | 6 pages
Commentaire d'arrêt | 17/04/2008 | fr | .doc | 8 pages
Commentaire d'arrêt | 29/09/2008 | fr | .doc | 10 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit des affaires
Commentaire d'arrêt | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Commentaire d'arrêt | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 4 pages
Les garanties d’oboulo.com :
